REPRÉSENTATIONS DE LA SANTÉ, DE LA MALADIE ET DE LA MORT DANS L’HINDOUISME

 

Dans les champs de la santé, de la maladie et de la mort, chaque culture élabore un ensemble de signification et de symbolique. L’exposé de ces représentations dans l’Hindouisme permettra d’éclairer les richesses respectives des approches culturelles différentes.

Dans un premier temps, Mme GOVINDAMA exposera les grands repères de l’hindouisme concernant la santé, la maladie et la mort. Dans l’Hindouisme, le corps humain est considéré comme une enveloppe destinée à être échangée dans le cycle de vie à travers la croyance en la transmigration de l’âme ou en sanskrit atman. Par ailleurs il incarne le mythe fondateur des seigneurs des créatures Prajàpati qui s’est sacrifié en s’offrant au roi divin pour sauver l’humanité. Ainsi le corps est considéré comme un objet d’offrande potentielle (ou sacrifice de soi atmayàjnà en sanskrit) au divin et il doit être en bonne santé physique et mentale (ou manas en sanskrit). La Médecine indienne traditionnelle ou Ayurveda (savoir sur la longévité, datant du 5ème siècle avant JC) prescrit les moyens pour prévenir les maladies en rappelant qu’il existe une interaction permanente entre le corps physique et le corps mental dans une conception unitaire, et une interaction entre le corps humain et le Cosmos. L’unité corps-âme et mental ne se sépare qu’à la mort mais pas avant. Toute rupture de cette unité engendre les maladies physiques ou mentales. Les traitements des maladies physiques ou mentales intègrent cette interaction entre les deux corps. Il s’agit de retrouver l’équilibre des humeurs et mental. La maladie serait alors liée à une transgression des règles préventives, ou encore à celles de l’ordre divin par le sujet malade ou ses aïeux. La maladie grave organique est reconnue mais inspire malgré tout un doute quand à son apparition. Quant à la représentation de la mort, elle est gérée à travers les différents stades de la vie que traverse chaque sujet pour s’affranchir de sa condition humaine (un être mortel) au profit de la transmigration de l’âme (atman) ou de sa libération définitive (moksha).
Dans un second temps, le débat animé par le Dr. HIRSCH permettra de questionner les approches culturelles, sociétales et soignantes différentes existant dans l’hindouisme et dans notre société occidentale autour de cette thématique qui concerne tout être humain.