Les esclaves rebelles

 

L’historiographie de l’esclavage a, depuis l’après-guerre, mis en exergue les rebellions d’esclaves ainsi que leurs résistances au système esclavagiste. La rébellion a été soit collective comme dans la révolte de Saint-Domingue de 1793-1804 ou encore celle de la Guadeloupe en 1802, soit individuelle comme le montrent les travaux les plus récents sur l’agentivité, la capacité d’agir des esclaves. Cette table ronde a pour objectif de montrer combien les rébellions d’esclaves ont été nombreuses au sein de tous les systèmes esclavagistes, sous différentes formes : refus de travail, suicides, avortement, complots, assassinats, révoltes glorieuses. Dans les yeux des maîtres et de l’administration, l’esclave est aussi un rebelle potentiel qu’il faut circonscrire. L’abbé Grégoire, évêque de Blois, l’acceptait comme une conséquence inévitable ; il conserva d’ailleurs très longtemps des relations avec le nouvel état haïtien. L’esclave rebelle a été patrimonialisé ces dernières années sous l’angle de l’esclave marron.
Cette table ronde envisagera tous les éléments de cette question