Les animaux, des rebelles comme les autres ? La ferme des animaux en Révolution

 

En détruisant les Ordres anciens, la Révolution française a inventé un nouveau classement entre tous les êtres humains, mais qu’en est-il des animaux ? S’est-on préoccupé de leur sort durant la Révolution en fonction des changements survenus entre 1789 et 1799 ? La réponse est décidément oui. Décrets nouveaux, fondation du Muséum d’histoire naturelle, nouvel élan des écoles vétérinaires, nouvelles conceptions et sensibilités autour des êtres sensibles englobent l’animal dans une réflexion sur les sciences du vivant et leur rapport avec la naissance de la République. Par ailleurs, la Contre-Révolution et La Révolution dans leur guerre civile ont tôt fait de réduire l’autre à une bête malfaisante qu’il faut chasser et tuer. L’animalisation des êtres humains s’en suit, brouillant les frontières entre les êtres humains et les bêtes nuisibles.


Des spécialistes de la Révolution française et de l’histoire de sciences à la fin du XVIIIe siècle ont réuni leurs études dans un numéro spécial des Annales historiques de la Révolution française pour poser la question jusque-là inédite de la place de l’animal en Révolution.