LA DÉCOUVERTE DE L’ORIENT ANCIEN ET LA QUÊTE DES ORIGINES

 

La quête des origines et la question de la bible dans la recherche scientifique ont stimulé depuis 150 ans l’intérêt du public pour l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient ancien. Mais le discours sur les origines n’est-il pas un discours narcissique d’appropriation du passé ?
« La redécouverte du Proche-Orient par les archéologues du XIXe siècle » : La redécouverte du Proche-Orient ancien et l’histoire biblique Dès les premier coups de pioche sous le sol de l’ancienne Ninive en Mésopotamie, dans les années 1840, la découverte d’un lot de tablettes provoquait un séisme dans les études bibliques : la Bible puisait, au moins partiellement, ses sources dans la littérature assyro-babylonienne. Depuis lors, les découvertes archéologiques se sont multipliées, éclairant les origines du texte biblique et sa vision de l’histoire régionale. Non sans obliger les archéologues à remettre en cause leurs a priori épistémologiques. Cent cinquante ans plus tard, les débats sont encore vifs.
« 150 ans de découvertes et de recherches » : le regard de l’Occident sur l’histoire de l’ancien Proche-Orient » : La quête des origines et la question de la place de la Bible dans la recherche scientifique ont stimulé depuis 150 ans l’intérêt du public pour l’histoire et l’archéologie du Proche-Orient ancien. Mais le discours sur les origines n’est-il pas au fond un discours sur soi, autour d’une démarche linéaire et narcissique d’appropriation du passé ? De E. Renan jusqu’à S. N. Kramer ou J. Bottéro, archéologues, épigraphistes et historiens du Proche-Orient ancien sont tributaires du contexte politique et intellectuel dans lequel ils vivent.