GÊNES ET L’ORIENT

 

Un regard sur les relations durables entre Gênes et l’Orient : Des Croisades aux colonies du Levant, qui s’étendaient jusqu’ à la Crimée et au Caucase ; des spéculations financières du XVIIème siècle dans l’Empire Ottoman au commerce du XIXème siècle sur la Mer Noire et à travers le canal de Suez.
De la première croisade, et jusqu’à la seconde moitié du XVe siècle, Gênes entretient des relations étroites et fructueuses avec le Moyen-Orient. Elle gagne un empire colonial étendu jusqu’à la Crimée et le Caucase, s’enrichit considérablement, et, à travers les différentes routes qui traversent le Turkestan, l’Afghanistan, le golfe Persique ou la Mer Rouge, établit également des contacts commerciaux avec l’Inde et la Chine.
Au XVe siècle, avec l’expansion de l’Empire ottoman et la perte des colonies dans le Levant, les Génois déplacent leurs échanges vers l’Ouest, en particulier vers Espagne et ses possessions. Mais au cours du XVIIe siècle, juste après la crise de l’investissement ibérique, Gênes réapparait dans l’échiquier oriental, d’une part en essayant de nouer des relations diplomatiques avec la Sublime Porte, d’autre part, en se lançant dans des spéculations très peu scrupuleuses.
Dans la première moitié du XIXème siècle, la marine génoise recommence à fréquenter, de manière significative, les routes de la mer Noire ; plus tard l’ouverture du canal de Suez ouvre aussi vers l’Extrême-Orient. Bien que l’époque des grandes migrations à travers l’Atlantique et le trafic qui leur sont associées fasse à nouveau un mouvement de balancier vers l’Ouest, les intérêts économiques et les contacts avec l’Orient ne manqueront pas.