Edith et François-Bernard HUYGHE

 

Édith Huyghe aime la campagne et passe à peu près la moitié de son temps dans la maison de famille en Charente, l’autre à Paris. Longtemps cavalière, elle a d’abord écrit dans la presse équestre, en France et en Suisse et publié son premier livre (avec son beau-père, René Huyghe) « Léonard, le cheval et la puissance ».
Elle a vécu à Venise pour suivre son mari François-Bernard Huyghe qui y a été conseiller culturel à la fin des années 80, avant de consacrer plusieurs années aux routes de la soie, l’expédition maritime qui est partie de Venise en Octobre 90 pour rejoindre Osaka fin mars, puis en Asie Centrale. Édith et François-Bernard tenaient les journaux de bord des expéditions. Après quoi, ils ont écrit à deux mains leurs livres sur les routes (de la soie, des épices, des tapis...) et de nombreux articles. Ce thème des routes, de la circulation de l’information et des rencontres des civilisations les conduit aussi à écrire sur les images du monde (les cosmologies avant Galilée) et sur les secrets (secret technique de celui du feu à celui des transactions numériques). Toujours en mettant l’accent sur les imaginaires.

La Route de la soie
Ou les empires du mirage

Par les routes de la soie ont circulé, d’Alexandre le Grand à Tamerlan, richesses, influences et savoirs, mais aussi toutes les fantasmagories. La fresque magistrale d’Édith et François-Bernard Huyghe, récit de voyage à travers le temps, se singularise par son remarquable esprit de synthèse pour expliquer la circulation matérielle des richesses et des hommes par la circulation invisible des idées, des croyances, des cultures.