Débats et conférences

Jeudi 18 octobre

Qu’est-ce que l’opinion avant l’invention de l’imprimerie ? Conférence de Claude Gauvard, professeur à l’université de Paris I - Institut universitaire de France
De 14h30 à 15h30 - Château de Blois


Connaissance et contrôle de l’opinion aux Etats-Unis
Débat parrainé par l’APHG
De 16h30 à 18h - Château de Blois

Intervenants : Nicole Bacharan, chercheur associé à la Fondation nationale des sciences politiques, Patrick Barbéris, cinéaste, Michael Palmer, professeur à l’université de Paris III - Nouvelle Sorbonne, Jacques Portes, président de l’APHG, professeur à l’université de Paris VIII Vincennes - Saint Denis

Les guerres américaines fournissent l’occasion d’un contrôle de l’opinion. Le débat : Nicole Bacharan sur des événements récents, Patrick Barbéris sur les actualités filmées lors de la Première Guerre mondiale, Michael Palmer sur le rôle des agences de presse lors de la guerre d’Irak et Jacques Portes parlera de l’incident du golf du Tonkin en 1964.

Vendredi 19 octobre

Ouverture officielle des Rendez-vous de l’histoire
De 10h à 11h - Hémicycle de la Halle aux Grains

Mots de bienvenue par les représentants des institutions publiques aux enseignants et présentation du thème « L’OPINION. Information, rumeur, propagande » par Jean-Noël Jeanneney, président du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’histoire.

L’histoire : un enseignement sous influence ?
Débat de l’Inspection générale de l’Education nationale
De 11h30 à 13h - Hémicycle de la Halle aux Grains

Intervenants : Alain Bergounioux, inspecteur général de l’Education nationale, Philippe Claus, inspecteur général de l’enseignement primaire, Joëlle Dusseau, inspectrice générale de l’Education nationale, groupe Histoire-Géographie, Patrick Garcia, maître de conférences à l’IUFM de Versailles, Michel Hagnerelle, doyen de l’Inspection générale de l’Education nationale, groupe Histoire - Géographie, Jean-François Sirinelli, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po (FNSP), Laurent Wirth, inspecteur général de l’Education nationale, groupe Histoire-Géographie

L’enseignement de l’histoire est, depuis longtemps et jusqu’à aujourd’hui, une « passion française ». On ne peut que se réjouir de l’intérêt qui lui est traditionnellement porté dans notre pays, mais cela ne va pas sans soulever des problèmes : comment s’est manifesté, et se manifeste encore, l’influence du politique ? Y a-t-il encore un récit national ? Quid des demandes émanant de la société et de leurs évolutions ? Certains thèmes peuvent-ils être considérés comme sensibles ?

Décrypter les processus de propagande de la Seconde Guerre mondiale
De 13h30 à 15h - Amphi vert, Campus de la CCI
Débat proposé par le Mémorial de Caen

Intervenants : Patrick Georget, maître de conférences à l’université de Caen, José Sourillan, ancien directeur des Services de documentation de RTL et collectionneur de sons politiques, Emmanuel Thiébot, historien au Pôle événements culturels du Mémorial de Caen

Quels ressorts psychologiques furent utilisés par chacun des deux camps pour gagner l’opinion en sa faveur ? Différentes stratégies de propagande voient le jour avec plus ou moins de succès dont l’une, appelée la « guerre des ondes », consiste à utiliser la radio comme vecteur de messages destinés à endoctriner les masses.

Le consommateur et son alimentation : information, rumeur, propagande
De 14h à 15h30 - Maison de la Magie
Débat proposé par l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation, en liaison avec l’université François-Rabelais de Tours

Intervenants : Martin Bruegel, directeur de recherche, CORELA-INRA, Alain Clément, maître de conférences à l’université de Tours, Bruno Laurioux, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Jean-Yves Nau, journaliste au Monde, Jean-Pierre Williot, professeur à l’université de Tours

Les crises sanitaires récentes, les doutes émis sur la qualité des produits, les annonces médiatiques précipitées, les inquiétudes des consommateurs et les incertitudes qui entourent l’activité des acteurs économiques dans le secteur agroalimentaire donnent une place majeure à l’information au cœur de notre société contemporaine. L’équation de la sécurité alimentaire et des exigences des citoyens depuis les années 1990 est devenue cruciale. Dans sa résolution, il faut tenir compte de nombreux paramètres. Des enjeux économiques considérables apparaissent, à l’instar de la déstabilisation du marché de la viande bovine lors de la crise de l’ESB ou comme le démontrent des décisions bien médiatisées de retrait de produits suspects sans qu’il faille pour autant craindre des épidémies dramatiques. La protection du consommateur s’avère essentielle, d’autant que la capacité à intégrer une information scientifique dans ses comportements d’acheteur n’est pas égale entre tous et que la mention de labels ou de certifications de qualité ne suffit pas toujours à rassurer. La prévention ne doit pas pour autant inviter à des comportements irrationnels de peur panique. Il ne s’agit plus de spéculation mais désormais de vigilance sanitaire et de stratégies de marché. Au cœur de la problématique, il est évident que le couple noué entre la diffusion de l’information et la formation de l’opinion publique engendre le risque de la rumeur, la propagande plus ou moins orientée et en fin de compte un équilibre délicat entre ce que des acteurs multiples des filières alimentaires doivent et peuvent dire aux consommateurs. Cette table ronde a pour but de mêler le point de vue des différents acteurs et l’analyse des historiens replaçant ces thématiques dans leur longue durée. Dans un tel cadre, l’histoire peut jouer son rôle social de réflexion citoyenne.

La France contemporaine, une démocratie d’opinion ?
Conférence de Jean-François Sirinelli, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po (FNSP)
De 14h30 à 15h30 - Amphi 1 de l’antenne universitaire






Les sondages : peut-on mesurer l’opinion ?
De 15h à 16h30 - Hémicycle de la Halle aux Grains

Intervenants : Jean-Jacques Becker, professeur émérite de l’université de Paris X Nanterre, Jean-Luc Parodi, directeur de recherche à la FNSP, conseiller de l’institut IFOP, Pascal Perrineau, professeur des universités à l’IEP de Paris, directeur du Centre de Recherches Politiques de Sciences Po (CEVIPOF), Dominique Reynié, professeur à Sciences Po Paris, Stéphane Rozés, directeur général adjoint de l’Institut de sondage CSA, maître de conférences à l’IEP de Paris

Les sondages sont devenus les instruments privilégiés de mesure de l’opinion. Ils n’ont pas cependant le monopole de la représentation de l’opinion publique. Ils font l’objet de critiques, parfois sévères, à la fois sur le plan technique (la fameuse question des « erreurs » de mesure de l’opinion) et sur le plan intellectuel (les sondages créeraient de véritables artefacts). Il s’agira dans ce débat de revenir sur la genèse du sondage d’opinion, sur sa place parmi d’autres modes d’expression de l’opinion, sur ses limites techniques et intellectuelles pour mieux penser l’avènement de ce que certains appellent une « démocratie d’opinion ».

Bibliographie :
- Jean Jacques Becker, 1914 : comment les Français sont entrés dans la guerre : contribution à l’étude de l’opinion publique, printemps-été 1914, Presses de la FNSP, 1977.
- Dominique Reynié,Le triomphe de l’opinion publique : l’espace public français du 16émeau 20èmesiècle, Odile Jacob, 1998.
- Jean Stoetzel,Les sondages d’opinion publique, PUF, 1973.

- Science et théorie de l’opinion publique : hommage à Jean Stoetzel, Paris, Retz, 1981.
- Alfred Sauvy, L’opinion publique, PUF, 1977.
- Loic Blondiaux, La fabrique de l’opinion : une histoire sociale des sondages, Seuil, 1998.
- Jacques Antoine,Histoire des sondages, Odile Jacob, 2005.
- Roland Cayrol,Sondages : mode d’emploi, Presses de Sciences Po, 2000.
- Héléne Meynaud, Denis Duclos, Les sondages d’opinion, La Découverte, 1996.
- Frédéric Bon, Les sondages peuvent-ils se tromper ?,Calmann Levy, 1974.
- Lionel Marquis, Sondages d’opinion et communication politique,Cahiers du CEVIPOF, n°38, Janvier 2005.

Informer, désinformer : de la gazette aux tabloïds
De 16h à 17h30 - Amphi rouge, Campus de la CCI
Débat proposé par les universités d’Orléans et de Tours

Intervenants : Philippe Chassaignes, professeur à l’université de Tours, directeur du centre d’études sur la ville, Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans, Jean-Pierre Vittu, professeur à l’université d’Orléans

Qu’est-ce qui a guidé depuis le XVIIesiècle le souci d’informer le public : le besoin de légitimer une politique et de contrôler la société, un combat de résistance contre les abus du pouvoir, la recherche sans retenue morale du gain ? La presse, un outil aux usages ambigus et contradictoires !

Liberté d’opinion et censure
De 17h15 à 18h45 - Hémicycle de la Halle aux Grains

Intervenants : Pascal Ory, professeur à l’université de Paris I, Dominique Simonnet, écrivain, éditeur, journaliste, Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Paul Veyne, professeur honoraire au Collège de France, Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire « Information, communication, enjeux scientifiques »

Depuis l’Antiquité, le conflit entre liberté d’opinion et censure (religieuse, civile, morale) accompagne l’histoire du pouvoir et des sociétés. De Socrate à Charlie Hebdo, peut-on dégager des constantes, une évolution, un progrès ? La liberté d’opinion colle-t-elle à celle de la démocratie ? La possibilité de dire et d’écrire ce que l’on pense régresse-t-elle aujourd’hui dans le monde ?

Les chaînes d’information et la formation de l’opinion mondiale
Débat parrainé par la chaîneHistoire
De 17h30 à 19h - Amphi 3 de l’antenne universitaire

Intervenants : Nicole Bacharan, chercheur associé à la Fondation nationale des sciences politiques, Francis Balle, professeur à l’université de Paris II Panthéon - Assas, Institut de recherche et d’études sur la communication, Philippe Cayla, président d’Euronews, Albert Ripamonti, directeur adjoint de la rédaction de France 24, Didier Sapaut, directeur général de la chaîne Histoire

La création de CNN International dans les années 80 a marqué le début de l’essor des chaînes d’information internationales, chaînes de télévision diffusées par satellite et proposant une couverture en continu de l’actualité du monde entier. Depuis, les créations successives d’Euronews, BBC World, Al JAZEERA, et enfin France 24 ont montré que les grandes puissances étaient sensibles à l’enjeu de prestige et d’influence politique supposée attaché à ces créations. Quelles sont les grandes étapes de l’existence de ces chaînes ? Quelles idéologies véhiculent-elles ? A quel public s’adressent-elles ? Sont-elles réellement des vecteurs de la formation d’une opinion mondiale ? A l’heure d’Internet, le rôle de ces chaînes est-il encore en croissance ?

Peut-on fabriquer l’opinion ?
De 17h30 à 19h - Château de Blois
Débat proposé par Sciences Humaines

Intervenants : Jean-François Dortier, directeur de publication de Sciences Humaines, Stéphane Rozès, directeur général adjoint de l’Institut de sondage CSA, maître de conférences à l’IEP de Paris.

Depuis 30 ans, les études sur les médias nous montrent que les citoyens ne sont pas des victimes aveugles de la propagande politique, qu’ils savent filtrer l’information, prendre leur distance avec les informations. En même temps, la guerre en Irak ou les dernières élections françaises soulignent combien l’opinion publique peut être sensible à une campagne politique bien menée. Alors, dans les démocraties, l’opinion est-elle souveraine ou est-elle asservie ?

Les prédicateurs
De 18h à 19h30 - Amphi rouge, Campus de la CCI

Intervenants : Elie Barnavi, professeur à l’université de Tel Aviv, Isabelle Brian, maître de conférences à l’université de Paris I Panthéon - Sorbonne, Sébastien Fath, chargé de recherche au CNRS, Eric Germain, chercheur associé à Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman, EHESS, Jacques Verger, professeur à l’université de Paris IV Sorbonne

Dans toutes les grandes religions, plus encore que les rituels liturgiques ou la lecture des textes sacrés, la prédication en langue vernaculaire est le porteur le plus efficace de messages multiples (valeurs spirituelles, attentes eschatologiques, injonctions morales, propagande politique) et, par là-même, un instrument redoutable de formation et de manipulation de l’opinion.


L’opinion publique face aux défis du vieillissement

De 18h à 19h30 - Amphi 2 de l’antenne universitaire
Débat en partenariat avec le Groupe APRI, spécialiste de la protection sociale (retraite, mutuelle, prévoyance) auprès de particuliers et des entreprises

Intervenants : Jean-Pierre Bois, professeur à l’université de Nantes, Bruno Gabellieri, directeur du cabinet et des relations extérieures du Groupe APRI, Benoîte Groult, écrivain, Didier Lett, maître de conférences à la Sorbonne, Bernadette Puijalon, anthropologue à l’université de Paris XII Créteil

Le poids des retraites, le développement des besoins médicaux, l’accompagnement de fin de vie souvent confronté à l’isolement, mais aussi une forte consommation ou une mémoire sollicitée : nos personnes âgées sont aujourd’hui au cœur des évolutions sociétales. Que nous dit la comparaison avec les sociétés d’autrefois ? De quelle manière l’opinion peut-elle évoluer pour accorder une digne place aux anciens ?


De la démocratie représentative à la démocratie d’opinion : vers la doxocratie

Conférence inaugurale de Jacques Julliard, directeur délégué de la rédaction duNouvel Observateur
De 19h30 à 20h30 - Hémicycle de la Halle aux Grains

Photo Arnaud Février - © Editions Flammarion

Samedi 20 octobre

XIIeJournées internationales de sémiotique : Information, propagande et opinion (par ou avec les images)
Samedi 20 octobre, de 10h à 18h - Salle 103 de l’antenne universitaire
Dimanche 21 octobre, de 10h à 12h - Salle 103 de l’antenne universitaire

Rencontres proposées par le groupe EIDOS

Intervenants : Claire Bruas, université de Paris VIII, Jozef Bury, Michel Costantini, groupe EIDOS, université de Paris VIII Vincennes Saint-Denis, Catherine Couanet, université de Paris VIII, Isabelle De Rose, université François-Rabelais de Tours, Yona Dureau, université Jean-Monnet de Saint-Etienne, Yannick Geffroy, université de Nice Sophia-Antipolis, Jean-Pierre Klein, Paris, Odile Le Guern, université Louis-Lumière de Lyon II, Nanta Novello Paglianti, université de Limoges, Louis Panier, université Louis-Lumière de Lyon II, Pierre Sadoulet, université de Saint-Etienne, Pascal Sanson, université François-Rabelais de Tours, Luc Scaccianoce, groupe EIDOS, François Soulages, groupe EIDOS, université de Paris VIII, Marc Tamisier, université de Paris VIII

Principaux thèmes abordés : Propagande et Révolution française ; L’engagement de l’art, de Shakespeare à Fred Forest ; La vie de la cité, des beffrois, vecteurs d’une citoyenneté, à Rue 89 ; Doxa et photographie, notamment Masses et images photographiques ; etc.

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Programme complet des Journées de sémiotique

Naissance d’une religion : le développement durable

Conférence de Sylvie Brunel, professeur de géographie à l’université Paul Valéry de Montpellier et à l’Institut d’études politiques de Paris
De 10h à 11h - Maison de la Magie

Conférence parrainée par






Impôt et opinion du Moyen-Age à nos jours : perception, acceptation et réactions
De 10h à 11h30 - Amphi 2 de l’antenne universitaire
Débat proposé par le Comité pour l’histoire économique et financière de la France

Intervenants : Emmanuel Laurentin, journaliste, producteur sur France Culture, Albert Rigaudière, membre de l’Institut, professeur à l’université de Paris II Panthéon-Assas, auteur notamment de l’ouvrage Penser et construire l’Etat dans la France du Moyen Age, et directeur scientifique du colloque organisé par le Comité sur « L’impôt au Moyen Age », Mireille Touzery, professeur à l’université de Paris XII, auteur notamment de l’ouvrage L’invention de l’impôt sur le revenu. La taille tarifée, 1715-1789, Frédéric Tristram, docteur en histoire, auteur d’Une fiscalité pour la croissance. La direction générale des Impôts et la politique fiscale en France de 1948 à la fin des années 60

Du Moyen Age à la période contemporaine comment l’impôt et sa collecte sont-ils perçus par les Français ? Quelles sont les réactions de l’opinion lors de son prélèvement, de ses évolutions ? Comment l’opinion réagit-elle face aux prélèvements, des jacqueries du Moyen-Âge, aux manifestations poujadistes du XXesiècle en passant par les émeutes de la Révolution ?

La rumeur
De 10h à 11h30 - Amphi 1 de l’antenne universitaire

Intervenants : Colette Beaune, professeur émérite de l’université de Paris X - Nanterre, Jean-Pierre Chrétien, directeur de recherche émérite au CNRS, Edith Cresson, ancien Premier ministre, Pascal Froissart, enseignant-chercheur à l’université de Paris VIII, Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans, Edgar Morin, directeur de recherche émérite au CNRS, Centre d’études transdisciplinaires en sociologie, anthropologie et histoire - CETSAH (sous réserve), Claire Sotinel, professeur à l’université de Tours

Elle court, elle court, la rumeur, depuis la nuit des temps. Elle a forgé des mythes, fabriqué des héros comme Jeanne d’Arc, fait, défait des réputations. Comment naît une rumeur ? Comment se propage-t-elle ? Qui la fabrique ? Qui la récupère ? Comment la combattre ou l’anéantir ? Historiens, sociologues et politistes essaieront de répondre à ces questions, en remontant de l’Antiquité jusqu’à nos jours.


L’école saisie par l’opinion
De 11h30 à 13h - Maison de la Magie
Débat proposé par Le Monde de l’Education

Intervenants : Mylène Dubost, enseignante, Philippe Meirieu, professeur à l’université de Lyon II, Antoine Prost, professeur émérite de l’université de Paris I, Nicolas Truong, journaliste au Monde de l’Education

Le niveau baisse ou monte-t-il ? La méthode globale est-elle responsable des problèmes d’orthographe ? La violence scolaire est-elle minorée ? Le BAC est-il bradé ? L’enseignement de la philosophie, des mathématiques, de l’histoire ou de la géographie vont-ils être supprimés ? De la fabrique présumée des « crétins » à la querelle des méthodes, l’école est, depuis au moins un siècle, saisie par l’opinion. Pourquoi la rumeur gagne-t-elle si facilement les préaux ? Comment se répand-elle chez les professeurs, les élèves et les parents ? Qui propage la désinformation en éducation ? Un débat sur un univers scolaire qui focalise les préjugés, et que chaque citoyen tente de s’approprier.

La presse écrite de proximité, socle de l’opinion ?
De 12h à 13h - Amphi 2 de l’antenne universitaire
Conférence proposée par l’Association des archivistes français

Avec Jacques Saint-Cricq, président du Syndicat de la presse quotidienne régionale et de La Nouvelle République du Centre-Ouest

La presse écrite de proximité, par sa pénétration et sa présence 7 jours sur 7 contribue sans aucun doute à forger les opinions en apportant une certaine garantie de respect de la vérité. Sa responsabilité est donc considérable.

L’opinion dans les régimes totalitaires
De 12h à 13h30 - Amphi 1 de l’antenne universitaire

Intervenants : Jean-Luc Domenach, directeur de recherche au CERI, Etienne François, professeur à la Technische Universität de Berlin, Pierre Milza, professeur émérite de l’IEP de Paris, Nicolas Werth, directeur de recherche au CNRS (IHTP), Laurent Wirth, inspecteur général de l’Education nationale, groupe Histoire-Géographie

L’opinion dans les régimes totalitaires est-elle totalement orientée par un pouvoir tout puissant exerçant un contrôle absolu sur une société atomisée et docile à un endoctrinement massif ? Faut-il remettre en cause cette vision ? Peut-on parler de mécanismes de défense et de niches de résistance de l’opinion dans les pays concernés ? Si tel est le cas, quels sont les degrés et les modalités possibles d’une autonomie de l’opinion ? Pour répondre à ces questions, ce débat sera fondé sur une étude comparatiste des cas de l’Italie fasciste, de l’Allemagne nazie, de l’URSS stalinienne et de la Chine de Mao.

Bibliographie :
- Emilio Gentile, La voie italienne au totalitarisme, Editions de Rocher, 2004.
- Ian Kershaw, L’opinion allemande sous le nazisme , CNRS éd., 2002.
- Nicolas Werth, La terreur et le désarroi. Staline et son système, Perrin, 2007.
- Ung Chang, Jon Halliday, Mao, Gallimard, 2006.

La communication a-t-elle changé la politique ?

Conférence de Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, directeur de la revue Le Temps des médias
De 14h à 15h - Maison de la Magie

Photo Didier Pruvot - © Flammarion






Des chiffres pour le dire : les statistiques publiques et l’opinionDe 14h à 15h30 - Amphi rouge, Campus de la CCI
Débat proposé par l’Institut Jean-Baptiste Say de l’université de Paris XII et l’ I.D.H.E de l’université de Paris VIII, organisé par Béatrice Touchelay et Philippe Verheyde

Intervenants : Albert Broder, historien, université de Paris XII-Val de Marne, Alain Desrosières, statisticien, membre du Centre Alexandre Koyré d’histoire des sciences, Danièle Fraboulet, historienne, université de Paris XIII - Villetaneuse, Michel Margairaz, historien, université de Paris VIII - Saint Denis, René Padieu, inspecteur général honoraire de l’Insee, Béatrice Touchelay, historienne, université de Paris XII-Val de Marne, Philippe Verheyde, historien,université de Paris VIII - Saint Denis

Les médias abreuvent quotidiennement les Français de chiffres, statistiques, agrégats, pourcentages, taux et indices en tous genres. Ceux-ci sont bien souvent présentés comme l’ultime preuve scientifique d’une certaine forme de vérité. En ce sens, le chiffre participe bel et bien de cette société de l’information qui traduit, enregistre et modèle l’opinion publique. Entre le discours savant du spécialiste et la vulgarisation indispensable à leur diffusion dans le corps social, chiffres et statistique peuvent être construits, compris, perçus et interprétés de manière différente. Au fond, qu’est-ce que le chiffre ? Est-ce un outil, un moyen, un instrument, une finalité ? Quelle(s) critique(s) fondamentale(s) doit-on développer de manière à le considérer comme un élément objectif d’information ? Quel(s) piège(s) faut-il éviter pour qu’il ne devienne un instrument de propagande, ou un vecteur de la rumeur ? Ces questions, parmi d’autres, sont au cœur de cette conférence-débat qui réunit statisticiens et historiens intéressés par les enjeux politiques et sociaux induits par les chiffres et la statistique publique.


La Bible : information, rumeur ou propagande ?
De 14h30 à 16h - Amphi 3 de l’antenne universitaire
Débat proposé par Le Monde de la Bible

Intervenants : Jean-Luc Pouthier, directeur de la rédaction du Monde de la Bible, Jean Marie Salamito, professeur d’histoire du christianisme antique à l’université de Paris IV Sorbonne, Claude Tassin, professeur de judaïsme ancien à l’institut catholique de Paris

La parole a engendré la Bible. Le verbe précède le livre. Parole de Dieu pour les croyants, bien sûr. Parole tout court aussi, langage, avec tous les usages qu’il est possible d’en faire pour délivrer un message, convaincre ou manipuler. De la rumeur de Sodome à la prédication de Paul, des diatribes des prophètes aux récits politiques de l’Histoire d’Israël, la Bible informe, rapporte, évalue. La Bible, ou le premier manuel de sciences de la communication...

Religions et liberté d’opinion, des Lumières à aujourd’hui
Débat parrainé par l’Institut européen en sciences des religions (IESR)
De 16h à 17h30 - Amphi 1 de l’antenne universitaire

Intervenants : Elie Barnavi, professeur à l’université de Tel Aviv, Dominique Borne, président de l’IESR, Philippe Boutry, professeur à l’université de Paris XII - Val de Marne, directeur d’études à l’EHESS, Abdelwahab Meddeb, universitaire, écrivain, producteur sur France Culture (sous réserve), Jean-Paul Willaime, directeur d’études à l’EPHE, directeur de l’IESR

Au temps des rois, les sujets adhèrent, presque partout, à la religion du prince qui les gouverne. L’appel des Lumières à la liberté d’opinion entraîne l’aspiration à la liberté de croire. L’article 1O de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 - nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses - répond à ces aspirations. La formulation même de cet article pose cependant un premier problème : les religions, ou plus exactement les croyances des fidèles qu’elles rassemblent, relèvent-elles de l’opinion ?

Au dix-neuvième puis au vingtième siècle se posent tous les problèmes de la pratique de la liberté. Les religions ont, vis-à-vis de la liberté d’opinion, une attitude d’autant plus ambiguë qu’elles ne sont pas toujours prêtes à accepter le pluralisme religieux que cette liberté nécessairement autorise. De leur côté les Etats, qui renforcent leur emprise sur les sociétés, sont-ils décidés à accorder une totale liberté à l’expression des croyances ? Enfin, si les organisations religieuses - les Eglises - sont tentées d’adopter les moyens modernes de séduction de l’opinion, ne risquent elles pas d’entrer en concurrence avec les Etats ?

Internet fait-il l’opinion ?_ De 16h à 17h30 - Amphi rouge, Campus de la CCI

Intervenants : David Abiker, chroniqueur, Guy Birenbaum, chroniqueur et bloggeur, Agnès Chauveau, directrice déléguée au développement de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, Mry Doligé, bloggueur, Nicolas Voisin, fondateur de Politicshow TV politique en ligne

Depuis l’invention de l’imprimerie, les médias ont toujours été crédités d’une influence souvent déterminante sur l’opinion publique. Parmi eux, Internet semble aujourd’hui avoir pris le relais. Du mythe à la réalité, il n’y a qu’un pas. Du buzz marketing à la rumeur virale en passant par les scandales révélés sur la toile, le virtuel peut-il faire bouger les lignes
du réel ? Dans ce débat, les Intervenants dissèquent l’influence présumée du Web.

Les stéréotypes, des monstres à dompter
Conférence de Jean-Noël Jeanneney, historien, journaliste, président de l’association Europartenaires
De 16h45 à 17h45 - Hémicycle de la Halle aux Grains








L’opinion publique, facteur des relations internationales ?
De 17h30 à 19h - Maison de la Magie
Débat proposé par l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS)

Intervenants : Pascal Boniface, directeur de l’IRIS, Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, Franck Debié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, Paul Moreira, journaliste, Yves Saint-Geours, président du Grand Palais.

L’opinion publique joue un rôle de plus en plus important dans la détermination de la politique étrangère. Il n’est plus possible de l’ignorer. Il est politiquement coûteux de l’affronter. On peut voir dans cette tendance lourde un progrès démocratique. Mais on peut également craindre que l’émotion emporte sur la raison ou que les manipulations de l’information se multiplient.


Comment débat-on au Moyen Age ? Espace public et opinionDe 18h à 19h30 - Amphi 1 de l’antenne universitaire
Débat proposé par le programme « Espace public médiéval » du LAMOP de l’université de Paris I

Intervenants : Patrick Boucheron, maître de conférences en histoire médiévale, Claude Gauvard, professeur d’histoire du Moyen Age, Jean-Philippe Genet, professeur d’histoire du Moyen Age, Xavier Nadrigny, professeur agrégé, docteur en histoire médiévale, Nicolas Offenstadt, maître de conférences en histoire médiévale

Y a-t-il des "débats" publics dans la politique médiévale ? Peut-on parler alors d’"opinion publique" ? La place publique des villes médiévales est-elle un lieu de liberté de paroles ou bien simplement celui du déploiement du pouvoir des princes ? Le roi "dialogue"-t-il avec ses sujets à la fin du Moyen Age ? Le terme de propagande politique est-il utile pour cerner les actions des princes en direction de leurs sujets ? Autant de questions qui animent les travaux des historiens du Moyen Age sans trouver de réponses univoques ou définitives. Le débat ici organisé voudrait faire le point sur ces enjeux mais aussi mettre à jour les arguments divergents des uns et des autres pour mieux cerner, au final, ce que veut dire faire de la politique à la fin du Moyen Age et réfléchir en écho à nos rapports contemporains à l’espace public.

Les démagogues, de Périclès à Chavez
-  Débat parrainé par la revue L’Histoire
De 18h30 à 20h - Hémicycle de la Halle aux Grains

Intervenants : Olivier Dabène, professeur des universités de science politique à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (CERI), Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans, Jean-François Kahn, journaliste, président du Conseil d’administration deMarianne, Maurice Sartre, professeur à l’université de Tours, membre de l’Institut universitaire de France, Laurent Theis, président de la Société de l’histoire du protestantisme français

Aristote, déjà, dénonçait la démagogie comme une perversion de la démocratie. C’est dire que le débat est ancien, mais aussi qu’il a une origine, la Grèce classique, un terrain d’élection, la politique, et une condition, l’exercice de la parole publique dans le gouvernement des hommes. Pour un souverain de droit divin, pour le maître d’un Etat totalitaire, nul besoin de s’adresser personnellement au peuple, de lui dire ce que l’on croit qu’il a envie d’entendre : la foi ou la police, y compris celle de la pensée, suffisent. Dès lors, quels sont les critères qui identifient le démagogue, sachant que le terme sert souvent à habiller l’adversaire ou le concurrent politique ? Périclès, parangon supposé du démocrate, fut en son temps accusé de démagogie. Où classer César, Danton, le général Boulanger, Mussolini, Peron, ou Chavez aujourd’hui ? La démagogie est-elle la face inversée de la dictature d’opinion ?


Tintin, le plus extraordinaire reporter à travers le tempsDe 18h30 à 20h - Amphi 3 de l’antenne universitaire
Débat proposé par le Club de la Presse Val de Loire et la Délégation Wallonie - Bruxelles à Paris

Intervenants : Alain-Georges Emonet, journaliste de France 3, Benoît Peeters, écrivain, scénariste de BD, Bertrand Portevin, médecin, tintinophile passionné, Pascal Ory, professeur à l’université de Paris I, Luc Révillon, historien, auteur de scénarios BD

Tintin est-il un vecteur du mouvement des idées, de l’opinion de son temps ? Ses aventures sont-elles l’expression de situations réelles qui lui étaient contemporaines ? Qui était Hergé, compte-tenu des rumeurs dont il fut l’objet ? La BD est-elle un medium privilégié pour aborder les grandes préoccupations d’une époque ? Permet-elle de dire ce qui dérange ? Quel est son impact réel, quelles sont ses limites ?


Les sociétés savantes vous parlent de rumeurs et d’impressions...
De 18h30 à 20h - Amphi 2 de l’antenne universitaire

Cycle de conférences animé par Anne-Cécile Tizon-Germe, directrice des Archives départementales de Loir-et-Cher

On-dit et réalités : les disgrâces de Jeanne de Valois
Françoise Michaud-Fréjaville, vice-présidente de la Société Archéologique et Historique de l’Orléanais.

La guerre d’Indépendance américaine et l’opinion française
Emmanuel Durand et François Houdebert, administrateurs de la Société Archéologique, Scientifique et Littéraire du Vendômois

L’imprimeur provincial sous la Révolution : un passeur d’idée et d’opinion
Gilles Feyel, professeur à l’université de Paris II Panthéon-Assas, proposé par la Société Archéologique d’Eure-et-Loir

L’image du Roi dans les livres scolaires
Jean-Paul Sauvage, vice-président de la Société des Sciences et Lettres de Loir-et-Cher

Dimanche 21 octobre

Les médias et les hommes politiques
De 11h à 12h30 - Hémicycle de la Halle aux Grains

Intervenants : Raphaëlle Bacqué, journaliste auMonde, Agnès Chauveau, directrice déléguée au développement de l’Ecole de journalisme de Sciences Po, Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Ivan Levaï, journaliste, directeur deLa TribuneJuive(sous réserve), Daniel Schneidermann, producteur d’Arrêt sur images, Thierry Vedel, chargé de recherche CNRS au CEVIPOF

Le jugement est sévère : 63% des Français, selon le baromètre annuel TNS-SOFRES, estiment que les journalistes ne sont pas indépendants à l’égard du pouvoir et des partis. La critique, très ancienne à vrai dire, est-elle fondée ou repose-t-elle sur l’ignorance et les préjugés ? Jusqu’où doivent aller les nécessaires relations entre les journalistes et les responsables publics ? Peut-on parler de pression sur les médias ou de connivence des journalistes ? Le « IVePouvoir » est-il réellement indépendant ?


La propagande coloniale de la FranceConférence de Pascal Blanchard, chercheur associé au CNRS, président de l’Association Connaissance de l’Histoire de l’Afrique Contemporaine (ACHAC), et Sandrine Lemaire, chercheur à l’Institut universitaire européen de Florence
De 11h30 à 12h30 - Amphi 3 de l’antenne universitaire

Lieux de parole, lieux d’opinion. De l’ancienne France à l’âge des massesDe 11h30 à 13h - Amphi 1 de l’antenne universitaire

Intervenants : Yves Pourcher, ethnologue, professeur à l’université Toulouse-Le Mirail, Jean-Pierre Rioux, directeur de Vingtième Siècle. Revue d’histoire, Jacques de Saint Victor, maître de conférences à l’université de Paris VIII, Laurent Theis, historien de la France médiévale et moderne, éditeur, Emmanuel de Waresquiel, ingénieur de recherche à l’EPHE

Où naissait et évoluait ce qu’on finira par nommer « l’opinion » dans la France médiévale, moderne et contemporaine, avant l’âge du forum et du blog sur le Net ? Où se flattait-on de faire l’opinion, dans une tension constante entre peuple et élite, la rumeur et le journal, les crieurs, les savants et les badauds ? Mais aussi bien, où se faisait-on une opinion, ce mélange intime et collectif de libre arbitre et d’éducation, de croyances et de médiations, de sociabilités et d’empoignades ?

Ce débat voudrait répondre à ces questions en jetant un regard d’histoire sur certains lieux privilégiés où l’on apprenait et où s’enracinait cette pratique de soi-même, des autres et du monde qu’on finira par nommer la démocratie tout court et non pas la démocratie d’opinion. Il s’agit d’évoquer la tribune et la chaire, le prétoire et la mairie, le lavoir et le café, le cercle et la réunion publique, l’école et le spectacle, la foire et la veillée, la forge et la rue : liste heureusement interminable, dans laquelle les Intervenants devront démêler l’utile et l’agréable.


Information et construction européenne
De 14h à 15h30 - Amphi rouge, Campus de la CCI
Débat proposé par l’association blésoise L’Europe ensemble

Intervenants : Jean-Marie Génard, enseignant, membre de l’association L’Europe ensemble , François Massoulié, chargé des relations extérieures à la Commission européenne, Alberto Toscano, correspondant à Paris de l’hebdomadaire Panorama , en poste à Paris, Pascal Verdeau, journaliste responsable du bureau de France 3 à Bruxelles

Comment, depuis 50 ans, est élaborée et diffusée l’information sur les enjeux et les réalisations de l’Union Européenne ? A quelles difficultés est-elle confrontée ? Comment les opinions reçoivent-elles cette information ? La rumeur ou la propagande y ont-t-elles leur part ? Les situations diffèrent-elles entre pays de l’Union ? Des questions importantes pour faire vivre la citoyenneté européenne.


Qui dit l’opinion ?
De 14h30 à 16h - Amphi 2 de l’antenne universitaire
Débat proposé par Le Mouvement social

Intervenants : Loïc Blondiaux, professeur à l’IEP de Lille, Pierre Karila-Cohen, maître de conférences à l’université de Rennes II, Nicolas Mariot, chargé de recherche au CNRS

De nos jours, et particulièrement dans les moments de campagne électorale, l’opinion publique est régulièrement sondée, disséquée, analysée. Hommes politiques, journalistes, sondeurs, et, dans l’ombre, agents des Renseignements généraux, prétendent énoncer ce que dit et ce que veut cette opinion publique instituée comme une évidence de notre démocratie. Mais comment saisir cette opinion publique ? Qu’est-elle vraiment ? Qui la compose ? Comment saisir ses oscillations et ses contradictions ? Où va-t-on la chercher : dans les consultations électorales, les mouvements sociaux, sur les marchés, dans les journaux ? C’est précisément parce que les signes permettant de l’apercevoir sont ambigus que l’opinion publique donne lieu dès son avènement au XIXesiècle à de très vifs débats entre tous ceux qui voudraient s’en faire les interprètes ou les analystes. Entre instrumentalisation politique et volonté scientifique ou pseudo-scientifique de lui donner une forme, l’interrogation sur l’opinion publique constitue de 1815 à nos jours un problème central de la vie politique française.


Les voix de la base dans l’Islam
De 15h à 16h30 - Maison de la Magie

Intervenants : Nathalie Clayer, directeur de recherche au CNRS (Centre d’histoire du domaine turc), Gabriel Martinez-Gros, professeur à l’université de Paris VIII, Gilles Veinstein, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire turque, directeur d’études à l’EHESS, François Zabbal, rédacteur en chef du magazine des cultures arabe méditerranéenne Qantara, Institut du Monde Arabe

Le pouvoir, dans l’Islam traditionnel, affecte une souveraineté impassible aux décisions sans appel - ce que l’Europe nommera le " despotisme oriental ", auxquelles les dictatures modernes semblent rester fidèles. En fait, les mécanismes de l’autorité sont plus complexes. La base y a sa voix. Mais qui est la base, le " peuple " légitime ? Quel rôle y ont joué les soldats, la religion et ses hommes, les plèbes urbaines, les masses rurales, les musulmans et les non-musulmans ? Et y a-t-il continuité entre l’Islam classique ou ottoman et l’Islam moderne, voire l’islamisme ? Poser cette question, c’est découvrir des facettes inattendues des États et des sociétés de l’islam à travers les âges ?


La guerre moderne et l’information
De 16h à 17h30 - Amphi 3 de l’antenne universitaire
Débat proposé par Yad Layeled France

Intervenants : Daniel Bensimon (journaliste - Haaretz -, écrivain, analyste politique), Ilana Cicurel (avocate au Barreau de Paris, journaliste), Michaël Prazan (journaliste, écrivain et documentariste), Luc Rosenzweig (ancien journaliste à Libération, correspondant du Monde en Allemagne)

Les conflits du XXeet XXIesiècles ne sont pas seulement ceux où les armes sont décisives, l’information est également un moyen puissant d’obtenir des victoires - ou de subir des échecs -, notamment dans les conflits dits "asymétriques", au Proche et Moyen-Orient.


L’opinion publique ou « l’état des esprits » du Premier Empire à l’instauration du suffrage universel
Conférence de clôture d’Alain Corbin, professeur émérite de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, président des Rendez-vous de l’histoire2007
De 17h30 à 18h30 - Hémicycle de la Halle aux Grains

Photo Hermance Triay







Changer les médias ?

Rencontres proposées par la Société pour l’histoire des médias (SPHM) et la revue Le Temps des médias.
Le rôle des médias dans les sociétés démocratiques suscite, de nos jours, des débats passionnés. Peut-on leur faire confiance ou faut-il s’en méfier ? L’information est-elle indépendante ou soumise aux pressions du pouvoir et de l’argent ? Les médias nous disent-ils la vérité ou contribuent-ils à nous manipuler ? La télévision n’est-elle plus qu’une machine à faire de l’audience ? Historiens, politistes, sociologues, journalistes tenteront ici d’éclairer ces questions dans une série de tables rondes au cours desquelles, grâce à l’Ina, seront projetées des images d’hier et d’aujourd’hui.
Les médias font-ils l’opinion ?




Samedi 20 octobre, de 10h à 11h30 - Château de Blois Intervenants : Fabrice d’Almeida, directeur de l’Institut d’histoire du temps présent, Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles-Saint Quentin, directeur du Temps des médias, Dominique Gerbaud, rédacteur en chef de La Croix, Patrick Pépin, journaliste, médiateur de Radio-France, Henri Pigeat, journaliste, président du Centre de formation des journalistes, Philippe Riutort, chercheur au Groupe d’analyse politique de l’université de Paris X-Nanterre La question, pourtant ancienne, continue à faire débat. Si elle pose problème aux scientifiques, si les journalistes relativisent parfois leur influence, les hommes politiques, eux, misent toujours davantage sur les grands médias pour toucher l’opinion. Quelle part, alors, accorder au « pouvoir médiatique » dans les sociétés contemporaines ?
L’Ina aujourd’hui
Samedi 20 octobre, de 12h à 13h - Château de Blois
Intervenants : Roei Amit, direction de la production et de l’édition, pour le site Ina.fr, Christine Barbier-Bouvet, Inathèque de France, dépôt légal de la radio-télévision, Jean-Emmanuel Casalta, directeur d’Ina Sup, Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles-Saint Quentin, directeur du Temps des médias, Jean-Michel Rodes, directeur de l’Inathèque de France L’Ina proposera quelques-unes de ses activités liées à l’approche de l’histoire contemporaine avec une présentation de l’Inathèque, le dépôt légal de la radio télévision et notamment de son centre de consultation implanté à Paris sur le site François Mitterrand, de son site internet Ina.fr et de sa nouvelle filière -patrimoine au sein de son école d’excellence Ina Sup.
Les Français et les médias : confiance ou défiance ?
Samedi 20 octobre, de 15h30 à 17h - Château de Blois
Intervenants : Jean-Marie Charon, sociologue des médias, Centre des mouvements sociaux, EHESS, Marie Lhérault, politiste, LCP-CNRS, Dominique Fackler et Geneviève Piéjut, INA-Stats, Isabelle Veyrat-Masson, directrice du Laboratoire Communication et Politique - CNRS, co-rédactrice en chef du Temps des médias, Daniel Wolfromm, journaliste à France 2, Claude Weill, journaliste au Nouvel Observateur(sous réserve) Jamais les médias d’information n’ont tenu autant de place dans la vie quotidienne. Malgré l’offre croissante des chaînes, les journaux télévisés conservent des taux d’audience considérables. Pourtant, les sondages indiquent un sentiment de méfiance de l’opinion à l’égard des journalistes. Paradoxe ? Comment doit-on comprendre le comportement des Français à l’égard des médias ?
La concentration des médias : atout ou menace pour la démocratie ?
Samedi 20 octobre, de 17h30 à 19h - Château de Blois
Intervenants : Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques, Laurent Martin, chargé de recherche au Centre d’histoire de Sciences Po, membre du comité de rédaction du Temps des médias, Olivier Saint-Cricq, président du directoire de La Nouvelle République, Nathalie Sonnac, maître de conférences à l’Institut français de presse, université de Paris II-Panthéon Assas A tort ou à raison et quelle que soit son échelle - régionale, nationale ou internationale - la concentration des médias apparaît à beaucoup comme une menace pour la diversité culturelle et le pluralisme politique. Peut-elle être, sous d’autres aspects, une chance pour la démocratie ?
Télévision : la dictature de l’audience ?
Dimanche 21 octobre, de 14hà 15h30 - Château de Blois
Intervenants : Jacques Chancel, journaliste, Monique Dagnaud, directrice de recherche au CNRS, Centre des mouvements sociaux, Cécile Méadel, maître de recherche au Centre de sociologie de l’innovation, Ecole des mines de Paris-CNRS, membre du comité de rédaction du Temps des médias, Jean-Louis Missika, PDG de JLM Conseil, enseignant à Sciences Po, Hélène Risser, journaliste à Public Sénat. On parle souvent de la dictature de l’audience pour dénoncer la baisse de qualité des programmes, l’uniformisation des émissions, le formatage des professionnels. Quel rôle ont joué les mesures quantitatives de l’audience ? Et quelle place occupent-elles à l’heure où les pratiques de télévision s’individualisent toujours davantage ?|