Débats

VENDREDI 14 OCTOBRE

LA GUERRE DES MONDES : ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET GOUVERNANCE MONDIALE
> De 11h à 12h30 – Amphi rouge, Campus de la CCI

Carte blanche à l’Association des Internationalistes

INTERVENANTS : BERTRAND BADIE, professeur à Sciences Po, Paris, LUCIE DELABIE, maître de conférences à l’université de Grenoble II, ÉMILIA ROBIN HIVERT, post-doctorante à l’université de Paris IV, GEORGES-HENRI SOUTOU, membre de l’Institut, professeur émérite à l’université de Paris IV, SERGE SUR professeur à l’université de Paris II.

Dans la mondialisation, les États ne sont pas les seuls acteurs. Cependant la gouvernance mondiale en gestation ne pourra pas se dispenser d’eux, ni des organisations internationales qui les rassemblent : Nations unies, G8, G20.

Les discussions et controverses au sujet de la signification de la mondialisation pour l’étude des Relations internationales sont particulièrement vives. Nombreux sont ceux qui pensent que le monde et entré dans une ère nouvelle, dans laquelle les paradigmes du système international dit "westphalien", reposant sur les Etats-Nations comme acteurs essentiels, seront de moins en moins applicables, tandis que les phénomènes transnationaux de toute nature (économiques, culturels, religieux, démographiques, etc.) échapperont de plus en plus au contrôle des Etats.
Cependant d’autres estiment que, même si le cadre international général évolue, les Etats conserveront leur rôle dans le système international, et que les phénomènes transnationaux et extra-étatiques ne seront pas les seuls à influencer le nouveau système mondial.
En conséquence la gouvernance mondiale en gestation ne pourra pas se dispenser des organisations internationales plus traditionnelles, qui reposent sur les Etats, comme les Nations unies. Même les nouveaux organismes informels, comme le G7 et le G20, fonctionnent dans le cadre des relations multilatérales classiques entre Etats.
La gouvernance mondiale, notion qui va certainement connaître d’importants développements, ne doit pas être confondue avec la notion d’un système purement post-national. On peut penser que les facteurs nationaux et post-nationaux coexisteront dans le système mondial futur. Il est probable que l’évolution de la gouvernance mondiale reposera sur l’utilisation prudente et progressive des deux catégories de facteurs.

ÉCRIRE ET ENSEIGNER L’HISTOIRE À L’ÈRE NUMÉRIQUE : QUELS CHANGEMENTS ?
> De 11h30 à 13h – Salle des Conférences, Château royal de Blois

Carte blanche à la Revue de l’Histoire Moderne et Contemporaine (RHMC)- Éditions Belin

Intervenants : Nicolas Delalande, chargé de recherche au Centre d’histoire de Sciences Po, rédacteur en chef de La Vie des idées, Franziska Heimburger, allocataire-monitrice normalienne à l‘EHESS, Daniel LetouzEy, administrateur du site Clioweb, Yann Potin, chargé d’études documentaires aux Archives nationales, Émilien Ruiz, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’EHESS, Julien Vincent, membre du comité de rédaction RHMC.

En quoi les outils numériques changent-ils notre manière d’écrire et d’enseigner l’histoire ? Ces nouveaux instruments modifient-ils les formes d’écriture de l’histoire et les conditions de production de la vérité scientifique ?

VIE PUBLIQUE, VIE PRIVÉE : CE QU’EN PENSENT HISTORIENS, JURISTES, POLITIQUES ET JOURNALISTES
> De 14h30 à 16h – Salle Gaston d’Orléans, Château royal de Blois

Débat d’actualité organisé par le journal Le Monde

INTERVENANTS : JOËL BOYER, ancien président de la 17ème chambre du tribunal de Paris, ALAIN CORBIN, professeur émérite à l’université de Paris I, FRANCK NOUCHI, journaliste au Monde, ELAINE SCIOLINO, journaliste au New York Times, HENRI WEBER, député européen.

L’affaire DSK en France, le scandale Murdoch en Grande Bretagne, celui des écoutes en Italie ont replacé au centre des débats les notions de vie privée et de vie publique. Où se trouve la limite ? Quels moyens pour obtenir des informations ? Comment traiter les rumeurs ?

LE PROJET DE LA MAISON DE L’HISTOIRE DE FRANCE
> De 15h30 à 17h – Salle des Conférences, Château royal de Blois

Carte blanche à la Maison de l’histoire de France

Intervenants : Dominique Borne, président du comité de direction de l’Institut européen en sciences des religions, Pascal Ory, professeur à l’université de Paris I, Jean-Pierre Rioux, historien et président du comité d’orientation scientifique de la Maison de l’histoire de France, Martine Segalen, professeure à l’université de Paris X, Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS.

Cette table ronde permettra de débattre avec des membres de son Comité d’orientation scientifique du projet de la Maison de l’histoire de France. Y seront exposés quelques points saillants : l’exposition de préfiguration de 2013, la « galerie des temps », l’histoire pour tous et chacun, la valorisation de la recherche.

Cette table ronde permettra de débattre avec des membres du Comité d’orientation scientifique du projet de la Maison de l’histoire de France. Y seront exposés quelques points saillants : l’exposition de préfiguration de 2012, la « galerie des temps », l’histoire pour tous et chacun, la valorisation de la recherche. Y participeront, entre autres, Dominique Borne (Institut européen en sciences des religions), Pascal Ory (université Paris 1-Sorbonne), Jean-Pierre Rioux (président du Comité), Martine Segalen (Ethnologie française), Anne-Marie Thiesse (CNRS).
Le Comité a en effet préconisé :
- la construction de la Maison au croisement de l’offre et la demande (sociales, culturelles et scientifiques) d’histoire, de mémoire, de patrimoine, de traces, d’œuvres et de créations, à l’heure où, socialement et nationalement, le « fil du temps » paraît se distendre ;
- l’ouverture d’une « galerie des temps », chronologique et évolutive, qui exposera le travail d’histoire sur les temporalités et les espaces de l’histoire de France ;
- l’expansion la plus forte d’une offre numérique permettant de se documenter et d’échanger plus aisément ;
la multiplication d’expositions temporaires et d’autres manifestations culturelles (notamment, une Université populaire), pour montrer et instruire, pour favoriser ainsi la diffusion d’une culture historique nourrie aux travaux de la recherche ;
- le lancement public, entre autres initiatives, d’un grand thème d’histoire de France tous les deux ans, qui orchestrera le travail de la Maison, favorisera ses partenariats et relancera l’intérêt pour ses activités ;
la mise en réseau des initiatives et des projets, l’appui du partenariat et l’appel aux volontariats.
La table ronde devrait permettre de préciser et argumenter ces points et, surtout, d’en débattre.

Ve RÉPUBLIQUE : LA CRISE PERMAMENTE
> De 16h30 à 18h – Salle Gaston d’Orléans, Château royal de Blois

Débat d’actualité organisé par le journal Le Monde

INTERVENANTS : GÉRARD COURTOIS, journaliste au Monde, JEAN-LOUIS DEBRÉ, président du Conseil Constitutionnel, ancien président de l’Assemblée nationale, ancien ministre de l’Intérieur, NOËLLE LENOIR, ancienne membre du Conseil Constitutionnel, ancienne ministre des Affaires européennes, PASCAL PERRINEAU, directeur du CEVIPOV, JEAN-FRANÇOIS SIRINELLI, historien, directeur du centre d’histoire de Sciences Po.

Retour sur les rivalités personnelles et les crises politiques qui ont émaillé le cours de la Ve République. Une histoire très éloignée de l’image d’un long fleuve tranquille.

DE 36 À 81 : LA GAUCHE ET LE TEMPS LIBRE
> De 17h45 à 18h45 – Salle Capitulaire, Conseil général

Conférence de MARION FONTAINE, maître de conférences à l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

Du Front Populaire au premier gouvernement Mauroy, la gauche s’est voulue porteuse d’une réflexion globale sur les temps sociaux, incluant le travail, comme le temps libre. Il s’agira d’historiciser cette réflexion et d’en décrypter les enjeux.

En mai 1981, le premier gouvernement de Pierre Mauroy fait une place à un nouveau ministère, celui du Temps libre, confié au secrétaire général de la FEN, André Henry. Cette innovation ministérielle ne survit pas au tournant de la rigueur et apparaît aujourd’hui comme une bizarrerie, ou un échec annoncé. L’incongruité n’est pourtant qu’apparente. Loin d’être une idée en l’air, lancée un soir de victoire électorale, le ministère du Temps libre matérialise au contraire la réflexion globale longtemps menée par la gauche à propos des temps sociaux, réflexion incluant à la fois le travail et le temps libre.

C’est l’historicisation de cette réflexion et ses enjeux, passés et présents, qu’il s’agira ici d’envisager. Son modèle ou sa référence fondamentale est bien sûr la politique menée par le « ministre de la Jeunesse » Léo Lagrange en 1936. Cette référence continue à marquer les représentations et la pensée de la gauche, bien au-delà du Front Populaire. Elle est en particulier à la source des multiples initiatives associatives et des débats autour du loisir émancipateur qui parcourent la France des années 1950-1960. En même temps, elle s’affronte à la prédominance croissante du « loisir de consommation », comme aux renouvellements idéologiques liés à Mai 68 qui touchent également au rapport travail/ temps libre.
Ces affrontements, ces débats, ces références imprègnent un PS des années 1970 qui s’interroge sur les notions de « temps de vivre » ou de « temps choisi » et sur le contenu que l’on peut leur donner. Le ministère du Temps libre se constitue dans la droite ligne de ces interrogations, sans parvenir pour autant à les inscrire durablement dans la réalité gouvernementale. C’est aussi sur cet échec, dont les causes sont multiples, qu’il convient de se pencher. Il ouvre en effet un certain nombre de pistes concernant les pratiques et les mutations concrètes vécues par la gauche au pouvoir. Il invite plus largement à prendre la mesure d’un questionnement et d’une politisation du temps libre qui, loin de renvoyer aux seuls domaines du futile et de l’anodin, touche à certains des traits les plus fondamentaux de l’expérience et de la pensée de la gauche.

SAMEDI 15 OCTOBRE

LES COULISSES D’UN MUSÉE D’HISTOIRE, UN MOIS AVANT SON OUVERTURE : MUSÉOGRAPHIE ET CHANTIER DES COLLECTIONS
> De 14h à 15h30 – Petit amphi, ENIVL

Carte blanche au Musée de la Grande Guerre de Meaux

INTERVENANTS : Johanne Berlemont, régisseuse des collections au Musée de la Grande Guerre, Michel Rouger, directeur du Musée de la Grande Guerre

Inventaire, restauration, conservation préventive, muséographie sont autant d’actions qui nécessitent toute l’attention des équipes, dans le cadre de la création d’un nouvel équipement. C’est dans les coulisses de ces préparatifs que vous invite le Musée de la Grande Guerre.

Les collections sont au cœur de l’existence même d’un musée. Inventaire, restauration, conservation préventive sont autant d’actions qui nécessitent toute l’attention des équipes, qui plus est dans le cadre de la création d’un nouvel équipement comme le Musée de le Grande Guerre. La réflexion sur la muséographie avance en parallèle de ce chantier des collections, afin d’offrir une présentation limpide du propos historique, qui valorise des objets et documents d’une grande diversité, tout en garantissant leur conservation pour les années à venir. C’est dans les coulisses de ces préparatifs que vous invite le Musée de la Grande Guerre.
Plus d’informations : www.museedelagrandeguerre.eu

L’OPINION PUBLIQUE DE L’ANTIQUITÉ À NOS JOURS
> De 16h à 17h30 – Amphi 2, Antenne universitaire

Carte blanche au Département d’histoire de l’université d’Orléans

Intervenants : Pierre Allorant, maître de conférences à l’université d’Orléans, Thomas Bauzou, maître de conférences à l’université d’Orléans, Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans, président du Comité d’histoire parlementaire et politique, Corinne Legoy, maître de conférences à l’université d’Orléans, JEAN-Pierre Vittu, professeur à l’université d’Orléans.

L’opinion publique est un outil fréquent d’analyse des réalités politiques ou culturelles qu’il faut mesurer, influencer, réduire. De l’Antiquité à nos jours, ses contours, sa définition et son rôle évoluent, ce qui permet de tracer une histoire du politique.

LES SOCIÉTÉS SAVANTES VOUS PARLENT
> De 17h30 à 19h30 – Salle Lavoisier, Conseil général

Cycle de conférences animé par Colette Beaune, professeure émérite à l’université de Paris X, présidente de la Société des Sciences et Lettres de Loir-et-Cher (SSLLC).

  • Jérusalem réelle, Jérusalem rêvée (XIIe – XVe siècles)
    Dominique Iogna-Prat, (SSLLC Blois), directeur du Laboratoire de Médiévistique de l’université de Paris I Panthéon Sorbonne
  • Les legs pour la croisade dans les testaments des comtes de Blois
    Colette Beaune (SSLLC Blois), professeure émérite à l’université de Paris X
  • Simon Lavo, explorateur compagnon de La Pérouse
    Juliette Clément, (SAEL Chartres), présidente de la Société archéologique d’Eure-et-Loir
  • Bernard Perrot, maître de la verrerie d’Orléans (fin XVIIe)
    Christian de Valence, (SAHO Orléans), doctorant à l’université d’Orléans

DIMANCHE 16 OCTOBRE

LA GRANDE GUERRE AU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO ?
> De 10h à 11h30 – Amphi vert, Campus de la CCI

Carte blanche au Conseil général de la Meuse

Organisé par Serge Barcellini, secrétaire général de l’association « Paysages et Sites de Mémoire de la Grande Guerre », directeur de la mission histoire du Conseil général de la Meuse, les douze dÉpartements fondateurs de l’Association « Paysages et Sites de Mémoire de la Grande Guerre » : Nord, Pas-de-Calais, Somme, Aisne, Oise, Marne, Ardennes, Meuse, Vosges, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Haut Rhin.

L’Association « Paysages et Sites de mémoire de la Grande Guerre (1914-1918) » vient d’être créée par les 12 départements français du front. Elle milite pour le classement des principaux sites de la Grande Guerre en France et ailleurs au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’UTILISATION DES FRISES CHONOLOGIQUES ET OUTILS CARTOGRAPHIQUES NUMÉRIQUES EN LIGNE EN COURS
> De 11h30 à 13h – Amphi rouge, Campus de la CCI

Carte blanche aux Clionautes

Intervenants : Cyril DelabruyÈre, professeur d’histoire-géographie, Les Clionautes, Anthony Lozac’h, professeur d’histoire-géographie, Les Clionautes, Emmanuel Maugard, professeur d’histoire géographie, président des Clionautes, Philippe Perennez, directeur général de la société Navidis, JÉrÔme Staub, professeur d’histoire-géographie, Les Clionautes.

L’idée est de proposer des exemples d’utilisation de frises et d’outils cartographiques en ligne, d’exposer leurs intérêts et leurs limites. Navidis montrera des exemples d’outils de cartographie historique.

Des exemples d’utilisation de frises chronologiques et d’outils cartographiques en ligne seront présentés par des professeurs montrant leurs pratiques en classe ; les atouts et les limites et la diversité de ces outils. Les différentes manières de les mettre en œuvre seront abordées du côté technique (vidéo projection, en salle multimédia, à distance) et didactique (travail en autonomie, en groupe de manière collaborative). Navidis présentera ses outils cartographiques : Navidium, une plate-forme web 2.0 d’édition, de mutualisation et de partage d’informations, qui propose une approche d’analyse, de création et de partage de cartes géographiques et également d’autres projets en cours.

LA FRANCE SOUS L’OCCUPATION. MÉMOIRE ET IDÉES RECUES
> De 14h à 15h30 – Salle Lavoisier, Conseil général

Carte blanche à la Fondation de la Résistance

Intervenants : Pierre LABORIE, directeur d’études à l’EHESS, François MARCOT, professeur émérite à l’université de Franche-Comté, Steffen PRAUSER, chercheur à l’Institut historique allemand de Paris, Antoine PROST, professeur émérite à l’université de Paris I.

Autour du livre Le Chagrin et le venin de Pierre Laborie : pourquoi, malgré la rareté des travaux sur les comportements des Français sous l’Occupation, une vulgate s’est-elle répandue depuis les années 70 sur leur attentisme et opportunisme supposés ?

Dans son dernier livre, Le chagrin et le venin (Bayard), Pierre Laborie interroge et analyse le discours médiatique et mémoriel, durablement installé depuis le film Le chagrin et la pitié, sur le comportement supposé des Français sous l’occupation : dans leur grande majorité, ceux-ci auraient été occupés à durer, repliés dans un attentisme marqué par l’opportunisme, par des arrangements consentants, ou plus, par une indifférence coupable aux minorités persécutées. Or, la force de ces représentations communément admises contraste avec la rareté des études scientifiques portant sur les comportements collectifs des Français dans leur ensemble. La naissance et le développement de cette vulgate depuis les années 70 ont donc une logique propre, qui aboutit à marginaliser l’expérience de la Résistance et sur laquelle débattront certains des historiens spécialistes de la période. 

UNE AUTRE APPROCHE ? UNE HISTOIRE CROISÉE DE LA FRANCE ET DE L’ALLEMAGNE DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS
> De 14h à 15h30 – Salle Capitulaire, Conseil général

Carte blanche à l’Institut historique allemand de Paris

Intervenants : HÉlÈne Miard-Delacroix, professeure à l’université de Paris IV, Jean-Marie MoEglin, professeur à l’université de Paris IV, directeur d’études à l’école pratique des hautes études - sciences historiques et philosophiques, JÉrÔme Vaillant, professeur à l’université de Lille III, directeur des Presses universitaires du Septentrion, MichaËl Werner, directeur d’études à l’EHESS.

L’histoire franco-allemande en 11 tomes se fixe comme but de dépasser la perspective traditionnelle. Les participants de la table ronde s’interrogent sur les possibilités, l’intérêt et les limites éventuelles d’une histoire croisée entre les deux Etats.

L’Histoire franco-allemande, publiée sous la direction de Gudrun Gersmann et de Michael Werner par les Presses universitaires du Septentrion, se fixe comme but de dépasser la perspective traditionnelle d’une étude limitée aux relations politiques entre les deux Etats. Dans chacun des 11 tomes, les auteurs donnent une analyse d’ensemble de tous les aspects des relations entre l’espace français et allemand du Moyen Age à nos jours. Ils abordent notamment les thèmes suivants : l’affirmation des deux pays comme entités politiques indépendantes ; les relations politiques ; les échanges économiques et les transferts de biens ; les transferts culturels ; la double frontière politique et linguistique ; les transferts d’hommes et de populations ; l’image et la perception de l’autre dans les deux pays ; la circulation de modèles. Elle s’efforce ainsi de montrer comment les relations entre ces deux pays oscillent entre l’indifférence et l’attirance, la conscience de l’intérêt commun et la défiance. Elle met également en évidence l’interdépendance des évolutions historiques de part et d’autre du Rhin.
La table ronde réunit, outre les directeurs et le responsable éditorial deux des auteurs de cette entreprise, Hélène Miard-Delacroix et Jean-Marie Moeglin. Les participants s’interrogent sur les possibilités, l’intérêt et les limites éventuelles d’une histoire croisée de la France et de l’Allemagne. Ils discutent les apports historiographiques et les problèmes méthodologiques posés par cette forme particulière d’histoire transnationale qui vise à appréhender, dans la longue durée, les points d’intersection, nombreux et variés, entre deux processus de construction du national. Mobilisant aussi bien l’histoire économique et sociale que l’histoire culturelle et une histoire politique renouvelée, ils poseront également la question de la pertinence d’une telle approche à l’échelle de l’Europe.

L’HISTOIRE AU PÉRIL DE LA POLITIQUE
> De 17h30 à 18h30 - Hémicycle de la Halle aux Grains
Conférence de clôture de Pierre Nora, membre de l’Académie française et président de la quatorzième édition des Rendez vous de l’histoire.