DÉBATS, CONFÉRENCES ET COMMUNICATIONS

Jeudi 9 octobre

La rébellion dans la France d’Ancien Régime : essai d’interprétation


De 14h30 à 15h30 - Salle des États généraux, Château royal de Blois


Conférence de Jean NICOLAS, ancien professeur à l’université Paris VII – Diderot

Sous l’Ancien Régime et jusqu’à la Révolution, la rébellion populaire est l’un des modes de fonctionnement du social. Saisie dans la durée, la turbulence fait du conflit l’un des principes du changement dans l’espace français.


Femmes rebelles, des héroïnes singulières ?

De 15h30 à 17h - Salle Kléber-Loustau, Conseil Général


Carte blanche au Laboratoire CRIHAM (Universités de Limoges et Poitiers)


Table ronde avec Anne-Claude AMBROISE-RENDU, professeure à l’université de Limoges, François DUBASQUE, maître de conférences à l’université de Poitiers, Jérôme GRÉVY, professeur à l’université de Poitiers, Anne JOLLET, maîtresse de conférences à l’université de Poitiers, Julia LAROSE, professeure d’histoire-géographie, Héloïse MOREL, doctorante au CRIHAM.

Parmi les rebelles, la question des « femmes rebelles » mérite une attention particulière. Les formes de domination spécifiques pesant sur les femmes en tant que groupe en font des 
« rebelles » dès lors qu’elles ne se conforment pas aux normes sociales dominantes.

Geneviève Dewulf, aviatrice ©AD Nord


Les rebelles en URSS


De 16h à 17h- Salle des États généraux, Château royal de Blois



Conférence de Nicolas WERTH, directeur de recherche à l’Institut d’histoire du temps présent

On connait les grandes révoltes paysannes de Stenka Razine et d’Emelian Pougatchev, au XVIIIe siècle en Russie. Mais sait-on que cette tradition de la rébellion et du banditisme s’est prolongée en URSS au XXe siècle, preuve s’il en est qu’il n’y a pas de rupture absolue dans l’histoire russe.


Les rebelles de l’Antiquité


De 16h à 17h30 - Salle des conférences, Château royal de Blois


Carte blanche à la SOPHAU (Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université)


Table ronde avec Antonio GONZALES, professeur à l’université de Franche-Comté-Besançon, Sylvain JANNIARD, maître de conférences à l’université François-Rabelais de Tours, Francis JOANNÈS, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Maurice SARTRE, professeur émérite à l’université de Tours, Anne-Emmanuelle VEISSE, maîtresse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Les rébellions ont scandé l’histoire de l’Antiquité, de l’Orient ancien au turbulent Bas Empire, avec des figures emblématiques de rebelles comme l’esclave Spartacus, le chef arverne Vercingétorix dressant la Gaule contre Jules César ou encore les Juifs de Judée.


Diplomates rebelles


De 16h30 à 18h - Amphi vert, Campus de la CCI




Carte blanche à la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères et du développement international

Table ronde avec Chantal METZGER, professeure à l’université de Lorraine - site de Nancy, Catherine NICAULT, professeure à l’université de Reims, Yves SAINT-GEOURS, historien et directeur général de l’Administration au Quai d’Orsay.

Une réflexion sur ce qui a pu pousser certains diplomates à laisser libre cours, en dépit du devoir de réserve, à l’expression de leurs convictions personnelles, afin de s’opposer à un ordre jugé inique et rallier un nouvel idéal. Ont-ils, pour autant, été des rebelles à l’ordre établi ?


Vendredi 10 octobre

Ouverture officielle des Rendez-vous de l’histoire 



De 10h à 11h -Hémicycle de la Halle aux Grains

Mots de bienvenue aux enseignants et au public par les représentants des institutions publiques. 
Présentation du thème « Les Rebelles » par Jean-Noël JEANNENEY, président du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’histoire.


Les rébellions coloniales

De 11h30 à 13h – Hémicycle de la Halle aux Grains

Proposée par l’Inspection générale de l’Éducation nationale

Table ronde avec Antonio GONZALES, professeur à l’université de Besançon, Olivier GRENOUILLEAU, historien, membre du centre Roland Mousnier de l’université Paris Sorbonne Paris-IV, Jacques FRÉMEAUX, professeur à l’université de Paris-IV Sorbonne, Hugues TERTRAIS, professeur à l’université Paris-1 Sorbonne, Géraldine VAUGHAN, maîtresse de conférences à l’université de Rouen.

L’expression « révoltes coloniales » renvoie souvent, dans notre imaginaire, soit aux Treize colonies britanniques, soit à la période de la décolonisation, après 1945. Une analyse plus étendue, sur le temps long, remontant à la Grèce antique, nous fournira ici l’occasion de réfléchir aux différences évidentes mais aussi aux convergences parfois étonnantes entre ces divers moments de l’histoire.


De l’industrialisation à la désindustrialisation : rébellions ouvrières revisitées


De 11h30 à 13h - Amphi 3, Université


Carte blanche à la revue Le Mouvement Social


Table ronde avec Frank GEORGI, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Ingrid HAYES, professeure du secondaire et chercheuse associée au Centre d’Histoire sociale du XXe siècle, Gerd-Rainer HORN, professeur à l’IEP de Paris, François JARRIGE, maître de conférences à l’université de Bourgogne, Jean-Louis ROBERT, professeur émérite de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Des pays émergents à la vieille Europe, la question sociale resurgit comme un enjeu majeur de la mondialisation. L’histoire, largement renouvelée, de deux siècles de rébellions ouvrières fait ainsi écho à des questionnements d’une brûlante actualité.



L’Islam rebelle : quels fondements textuels et historiques ?


De 11h à 12h30 - INSA, Amphi Denis Papin


Carte blanche à l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM)


Table ronde avec Cyril AILLET, maître de conférences à l’université Lumière-Lyon 2, Pascal BURESI, co-directeur de l’IISMM, directeur de recherche au CNRS, François BURGAT, directeur de recherche au CNRS, Rémy MADINIER, chercheur au CNRS, au Centre Asie du Sud-Est et à l’IISMM-EHESS, Gabriel MARTINEZ-GROS, professeur à l’université de Paris Ouest Nanterre.

Cinq spécialistes du monde musulman débattront de ce que nous apprennent les sources de l’islam et l’histoire du monde musulman de la posture d’un « Islam rebelle » trop souvent érigé en invariant d’un passé déshistoricisé.


Entre reconstitution et extrapolation : écrire une BD historique


De 11h30 à 13h -Amphi vert, Campus de la CCI

Carte blanche aux Archives nationales, proposée par les Archives départementales des Bouches-du-Rhône

Table ronde avec Jérôme BLACHON, responsable du centre aixois des Archives départementales, Didier CONVARD, scénariste de BD, Cédric ILLAND, responsable de la collection « Ils écrivent l’histoire », KRIS, scénariste de BD, Jean-Yves LE NAOUR, historien, scénariste de BD



La BD historique connait un succès large. Mais l’auteur transgresse-t-il parfois l’Histoire pour donner plus de force à l’histoire ? Quelle importance accorder à la recherche documentaire ? La BD est-elle un substitut aux livres d’histoire ?



Les camps nazis : Approches récentes et novatrices


De 11h30 à 13h – Petit amphi, INSA


Carte blanche à l’Union des associations de mémoire des camps nazis dite Interamicale


Table ronde avec Sonia COMBE, chercheuse à l’Institut des Sciences sociales (CNRS), Dominique DURAND, président de l’association Buchenwald-Dora, Marie-Paule HERVIEU, professeure d’histoire, Peter KUON, professeur à l’université de Salzburg (Autriche), Dominique ORLOWSKI, secrétaire générale de l’association Buchenwald Dora, Daniel SIMON, président de l’Amicale de Mauthausen.

Une rencontre avec quelques auteurs offrant des approches novatrices ou creusant des réalités très spécifiques du système concentrationnaire nazi, de la condition de déporté et de postures mémorielles quand s’ouvre l’ère de "l’après-témoin".


Les rebelles contre l’émergence de l’Afrique ?

De 14h à 15h- Maison de la Magie

Carte blanche au magazine Sciences Humaines

Conférence de Sylvie BRUNEL, géographe et économiste, professeure à l’université Paris-Sorbonne Paris IV, auteure de L’Afrique est-elle si bien partie ? [Ed. Sciences Humaines, 2014], présentée par Héloïse LHÉRÉTÉ, rédactrice en chef de Sciences Humaines.

L’Afrique renoue aujourd’hui avec la croissance et paraît en voie d’émergence. Pourtant, elle est minée de l’intérieur par des rébellions dangereuses car elles peuvent remettre en question le processus amorcé.


De Bonaparte aux Putchistes : des officiers rebelles contre l’État



De 14h à 15h30 - Salle Kléber-Loustau, Conseil général


Carte blanche au Ministère de la défense et la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA)



Table ronde avec Jean-François CHANET, professeur à l’IEP de Paris, Général Jean-Louis GEORGELIN, ancien chef d’État-Major des armées (sous réserve), Patrice GUENIFFEY, directeur d’études à l’EHESS, Julian JACKSON, professor of Modern Frenck History Queen Mary University of London, Chantal MORELLE, professeure agrégée d’histoire, Maurice VAISSE, professeur émérite à Science Po.


Quelle est la transgression suprême, celle où les officiers chargés de faire respecter la discipline se rebellent contre l’autorité de l’État ? Même si la France n’est pas un pays de coups d’État militaire, elle a connu des coups de force tentés et parfois réussis par des officiers.


Royalistes et catholiques : des rebelles ?


De 14h à 15h30 - Amphi 3, Université

Table ronde avec Hélène BECQUET, professeure agrégée, chartiste, Paul CHOPELIN, maître de conférences à l’université de Lyon 3, Jean-Clément MARTIN, professeur émérite à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Simon SARLIN, professeur agrégé, docteur, enseignant à l’université d’Aix-en-Provence, Clément THIBAUD, maître de conférences à l’université de Nantes.

France, Italie, Amérique latine, les contre-révolutionnaires ont été des rebelles soulevés contre les révolutions des XVIIIe et XIXe siècles. Leurs combats violents ont laissé des mémoires qui demeurent toujours vivaces, mais qui restent encore mal intégrées dans l’histoire.


Comprendre les formes de rébellion dans la Russie de 2014


De 14h à 15h30- Amphi rouge, Campus de la CCI



Carte blanche à la revue Le Mouvement Social (Editions La Découverte) et aux Cahiers du Monde Russe (Editions EHESS)



Table ronde avec Jean Paul Depretto, Professeur d’Histoire contemporaine, Université Toulouse-Le Mirail
Benjamin Guichard, Conservateur, Bibliothèque Universitaire des Langues Orientales (BULAC)
Laurent Coumel, Chercheur, Centre d’études franco-russe (Moscou), CERCEC (Paris)
Anna Zaytseva, docteur en sociologie, ATER à Paris-Sorbonne
Nathalie Moine, chargée de recherches CNRS, Centre d’études des mondes russe, caucasien, centre-européen (CERCEC)

On interrogera les racines historiques de la protestation dans la Russie contemporaine, prenant pour exemple une littérature homosexuelle, les combats écologistes, les artistes non conformistes, l’action des mères de soldats ou des mineurs du Donbass.


Paroles de rébellion


De 14h15 à 15h45 -Amphi 2, Université

Proposée par l’université d’Orléans

Table ronde avec Thomas BAUZOU, maître de conférences à l’université d’Orléans, Jean GARRIGUES, professeur à l’université d’Orléans, président du Comité d’histoire parlementaire et politique, et deux autres intervenants.

Le rebelle est souvent un homme d’action, mais aussi un homme de paroles. Dans le droit fil des travaux menés depuis quelques années par les historiens d’Orléans sur les pouvoirs et le discours, nous étudierons sous cet angle original le thème de la rébellion, à travers des exemples choisis de l’Antiquité à nos jours.


Vous avez dit "rebellocrates" ?

De 14h30 à 16h- Hémicycle, Halle aux Grains



Proposé par le journal Le Monde

Table ronde avec Jean BIRNBAUM, journaliste au Monde, Aymeric CARON, journaliste, Marcel GAUCHET, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, au Centre de recherches politiques Raymond-Aron et rédacteur en chef de la revue Le Débat, Élisabeth LÉVY, journaliste et essayiste, Nicolas OFFENSTADT, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Quelle place pour la révolte lorsque chaque homme de pouvoir s’en réclame ? Comment parler d’insoumission quand la subversion devient un slogan publicitaire, et la dissidence un conformisme ? Le beau mot de rébellion a-t-il encore un sens alors que partout règnent les rebellocrates ?


Mali, Ukraine, Irak, Syrie, pourquoi les zones grises prolifèrent ?

De 15h30 à 17h - Maison de la Magie

Proposé par le journal Le Monde

Table ronde avec Gerry ADAMS (sous réserve), Rony BRAUMAN, directeur de recherches de la Fondation Médecins Sans Frontières et médecin humanitaire, Gérard CHALIAND, géopoliticien, Gaidz MINASSIAN, journaliste au Monde. 


Irak, Syrie, Ukraine, les zones rebelles ou zones grises prolifèrent. Trop longtemps ignorées ou combattues, les zones grises sont en train de redessiner la carte du monde. Comment se fabriquent-elles ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Comment y mettre un terme si c’est encore possible ou faudra-t-il que le monde se résigne à vivre avec ?


Le débat de la Scam : Ukraine 2014

De 16h à 17h30 – Amphi 3, Université

Carte blanche à la SCAM

Table ronde avec Vincent JAUVERT, grand reporter au Nouvel Observateur, Pascal ORY, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, président de la commission de l’écrit de la Scam, Nicolas WERTH, historien, directeur de recherches au CNRS.

Historia, en grec, signifie enquête. Chaque année la Scam, société d’auteurs, fait dialoguer sur une question d’actualité un historien avec un journaliste, un écrivain ou un réalisateur. Un même objet, deux regards. Cette année : l’Ukraine. Indépendante et dépendante, divisée en elle-même et enjeu des plus grandes manœuvres internationales.


Moines et moniales : des rebelles au nom de Dieu, du Moyen Âge à nos jours ?

De 16h15 à 17h45 - Amphi 2, Université

Carte blanche à l’Institut européen en Sciences des Religions

Table ronde avec Gérald CHAIX, professeur émérite à l’université François-Rabelais de Tours, Dominique IOGNA-PRAT, directeur d’études à l’EHESS, Isabelle POUTRIN, maîtresse de conférences HDR à l’université de Paris Est Créteil Val de Marne, Anne TALLON, maîtresse de conférences à l’université de Picardie Jules Verne.

Rebelles ceux qui refusent de se plier aux exigences de leur ordre. Mais la vie monastique, diverse dans le temps et l’espace, ses modalités masculines et féminines, selon les individus, n’est-elle pas aussi une forme de rébellion contre le monde ?


Robin des bois : le rebelle qui cache la forêt


De 16h15 à 17h45 - Amphi Vert, Campus de la CCI

Carte blanche au CVUH


Table ronde avec Sylvie APRILE, enseignante-chercheuse en histoire, Laurence de COCK, professeure d’histoire-géographie, Laurent COLANTONIO, enseignant-chercheur en histoire, Blaise DUFAL, enseignant-chercheur en histoire, Catherine COQUERY-VIDROVITCH, professeure émérite de l’Université Paris Diderot-Paris 7.

L’histoire officielle délégitime la rébellion mais glorifie les rebelles, les résistants, selon les valeurs que l’on cherche à promouvoir. À travers différentes études de cas, seront abordés les usages, médiatiques et scolaires, des rebelles, et leurs places dans les usages sociaux de l’histoire.



Les échappées (re)belles : normes de genre et histoires singulières


De 16h30 à 18h - Amphi 1, Université

Carte blanche à Mnémosyne, association pour l’enseignement et la recherche en histoire des femmes et du genre


Table ronde avec Jacques DALARUN, directeur de recherche au CNRS, Louis-Pascal JACQUEMOND, historien, inspecteur d’Académie honoraire, Pauline SCHMITT-PANTEL, professeure émérite de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sylvie STEINBERG, maîtresse de conférences à l’université de Rouen et co-directrice de l’Institut du Genre, Michelle ZANCARINI-FOURNEL, professeure à l’université de Lyon 1.


Les normes de genre varient dans le temps : certains s’en accommodent, d’autres les contestent. Figures antiques, mystiques médiévaux, travestis des siècles modernes, rebelles contemporaines, ils/elles font bouger les lignes de genre et Mnémosyne les raconte.


Du théâtre à la scène du monde. Formes de rébellion et figures de rebelles entre la fin du Moyen Âge et l’époque contemporaine.


De 16h30 à 18h - INSA, Amphi Denis Papin


Carte blanche au LabeX EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe).



Table ronde avec Jean-Christophe ATTIAS, directeur d’études à l’EPHE, Marie BOUHAÏK-GIRONES, historienne, chargée de recherche au CNRS, Aubrée CHAPY, agrégée d’histoire, Éric DUROT, docteur en histoire à l’université Paris 4 Paris-Sorbonne, Laura de MELLO E SOUZA, professeure à l’université de São Paulo, Marie-Catherine SOULEYREAU, docteure en histoire et ingénieure d’études à l’Institut de Recherches sur les Civilisations de l’Occident Moderne (Paris-Sorbonne), Laurent VISSIERE, maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne.

Six historiens membres du Centre Roland Mousnier (Paris-Sorbonne) et de l’Axe 3 (L’humanisme européen) du Laboratoire d’excellence pour une histoire nouvelle de l’Europe (EHNE) confronteront leurs sensibilités, leurs approches historiennes et leurs sources.


« Mauvaises filles » : déviance et rébellion juvéniles féminines (XIXe-XXIe siècle)



De 16h30 à 18h - Amphi 1, Site Chocolaterie de l’IUT de Blois


Carte blanche à l’École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse (Ministère de la Justice).


Table ronde avec Véronique BLANCHARD, responsable du centre d’exposition « Enfants en justice XIXe XXIe siècles », Caroline CARDI, maîtresse de conférence à l’université Paris 8, Frédéric CHAUVAUD, professeur à l’université de Poitiers, David NIGET, maître de conférence à l’université d’Angers


Qu’en est-il de la déviance des filles au regard de l’histoire ? Traditionnellement perçues comme des victimes au XIXe siècle, devant être "préservées", les adolescentes, sous le regard de la justice des mineurs au XXe siècle, se muent en "rebelles".


Daniel et Gabriel Cohn-Bendit : itinéraires croisés de deux frères rebelles

De 16h30 a 18h – Hémicycle De la halle aux grains

dialogue entre Daniel COHN-BENDIT, homme politique et acteur de l’un des plus grands mouvements de rébellion de notre histoire contemporaine, et Gabriel COHN-BENDIT, pédagogue, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire, deux frères aux parcours bien singuliers, et rebelles chacun à leur manière.

modérateur : Emmanuel LAURENTIN

Mai 68 : des rebelles au cœur des Trente Glorieuses ?


De 17h30 à 18h30 - Maison de la Magie

Conférence de Jean-François SIRINELLI, professeur à Sciences Po

Que signifie l’émergence, au cœur de la France prospère des années 1960, dans la Ve République des Trente Glorieuses, d’un mouvement de contestation et, chez certains, se réclamant de thèmes et d’aspirations révolutionnaires ?


Résister en prison... Les écrits de prison, de Jean Zay (1940-1944)



De 17h30 à 19h - Salle Kléber-Loustau, Conseil Général




Carte blanche aux Amis de Jean Zay

Table ronde avec Claude MOUCHARD, écrivain, professeur émérite de l’université de Paris 8, Hélène MOUCHARD-ZAY, fille de Jean Zay, Antoine PROST, président de l’Association des Amis de Jean Zay et professeur émérite de l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Dans la prison où l’avait jeté Vichy, Jean Zay a écrit un livre essentiel, Souvenirs et Solitude, en même temps que de nombreuses lettres, des carnets, des projets. Garder des liens, témoigner au jour le jour, préparer l’avenir -en relation clandestine avec des milieux résistants- : autant de manières, pour le prisonnier, de tenir et de résister...


Jaurès, un rebelle ?


De 18h à 19h- Amphi 3, Université

Conférence proposée par la Fondation Jean-Jaurès et la Société d’études jaurésiennes

Conférence de Marion FONTAINE, maîtresse de conférences à l’université d’Avignon, secrétaire générale de la Société d’études jaurésiennes. Présentation par Thierry MÉREL, directeur du secteur histoire de la Fondation Jean-Jaurès

Jaurès entre-t-il dans la catégorie des rebelles ? C’est autour de cette interrogation que l’on s’efforcera d’une part de revisiter l’œuvre et le parcours du premier leader de la SFIO, d’autre part d’interroger certains traits du mouvement socialiste à l’orée du XXe siècle.


Qui sont les acteurs de l’histoire ?


De 19h30 à 20h30 - Hémicycle de la Halle aux Grains

Conférence inaugurale de Marcel GAUCHET, philosophe, historien, directeur d’études à l’EHESS, au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron.

Les masses révolutionnaires ont fait place aux individualités rebelles dans l’imaginaire historique d’aujourd’hui. C’est l’occasion de réfléchir à la manière dont nous nous représentons les acteurs de l’histoire.


Samedi 11 octobre

Révoltes populaires et formes de politisation du Moyen Âge à l’époque moderne


De 9h15 à 10h45 - Amphi vert, Campus de la CCI

Carte blanche au LABEX SMS, Université de Toulouse (Projet « Politisations ordinaires »)

Table ronde avec Vincent Challet, maître de conférences à l’université Paul-Valéry de Montpellier, Déborah Cohen, maîtresse de conférences à l’université d’Aix Marseille, Claire Judde de LariviÈre, maîtresse de conférences à l’université de Toulouse II, Jan Dumolyn, maître de conférences à l’université de Gand

.

Au Moyen Âge et à l’époque moderne, l’intervention politique des gens du peuple prenait souvent la forme de révoltes, mais comment ces protestations s’intégraient-elles à un champ plus vaste d’actions et de prises de parole par lesquelles les gens du peuple participaient à la construction d’un ordre social et politique ?


-Les formes de la rébellion littéraire



De 9h30 à 11h – Amphi 1, Université

Table ronde avec Grégoire Kauffmann, docteur en histoire à Sciences-Po Paris, Catherine Millet, écrivain, directrice de la revue Artpress, Gisèle Sapiro, directrice de recherches au CNRS, Pierre Serna, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française, Anne Simonin, directrice de recherches au CNRS.

De Villon à Sade, de Sade à Oulipo, la littérature dit Non. Elle dit le refus, elle se révolte contre les normes, contre les règles. Les mots deviennent des armes. Comment mesurer la force de la littérature dans ce refus de l’ordre, comment mesurer la réception de cette littérature et son influence sur une société au moment où elle est écrite, voire plusieurs générations plus tard ? Qui se révolte, qui se rebelle, les mots, l’auteur, le texte ? Contre qui, contre quoi ?


Entre imaginaire et réalités : le combat des troupes nazies contre les « Partisans » sur les territoires de l’URSS (1941-1944).

De 9h30 à 11h- Petit amphi, INSA


Carte blanche au Mémorial de la Shoah


Table ronde avec Tal Bruttmann, historien, Johann Chapoutot, professeur à l’université de Paris 3, Christian INGRAO, chercheur à l’IHTP-CNRS, Iannis Roder, agrégé d’histoire et enseignant.

 La lutte des nazis contre les partisans en URSS empruntait à la vision du monde faisant des « juifs » les moteurs de ces combats. La radicalisation de la politique génocidaire fut, de fait, une conséquence de cet imaginaire.


Y a-t-il un devoir de révolte ?


De 9h45 à 11h15 - Amphi 2, Université



Proposée par le CETHIS - Centre tourangeau d’histoire et d’étude des sources


Table ronde avec Patrick Boucheron, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Gerbert Bouyssou, ATER à l’université d’Orléans, Arlette Jouanna, professeure émérite de l’université de Montpellier 3, Stéphanie Sauget, maîtresse de conférences à l’université de Tours, Olivier Wievorka, professeur à l’ENS de Cachan

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25 ans après la parution de l’ouvrage d’Arlette Jouanna, Le Devoir de révolte, en 1989, que peut-on dire en historien et en citoyen de cette idée qu’il y aurait des légitimations au renversement du pouvoir établi ? « Y a-t-il un devoir de révolte ? »


Les droites peuvent-elles être rebelles ?


De 10h à 11h - Salle des conférences, Château royal de Blois

Conférence de Danielle TARTAKOWSKY, présidente de l’université Paris 8

La manifestation de rue qui, en France, n’est pas synonyme de rébellion l’est à moins fort titre s’agissant des droites. Cette disparité n’exclut pas que certaines d’entre elles mobilisent l’imaginaire de la rébellion. Ces deux aspects nous retiendront.


Tradition et progrès, rebelles intellectuels en Europe et en Asie au 19e siècle


De 10h à 11h - Amphi 3, Université

Carte blanche à Storia in piazza

Conférence de Donald SASSOON, professeur émérite à l’université Queen Mary de Londres.

Les inquiétudes d’intellectuels en Asie face à l’apparent succès de la civilisation occidentale sont contrastées aux inquiétudes d’intellectuels européens face à la domination du commerce et de l’argent au détriment des valeurs traditionnelles.


Entre rébellion et filiation, l’Histoire aujourd’hui en France : une école ou des courants ?


De 11h30 à 13h – Salle des Conférences, Château royal de Blois


Carte blanche au Comité français des sciences historiques


Table ronde avec Lucien BÉly, professeur à l’université Paris Sorbonne (Paris IV), Emmanuel DreyfuS, trésorier adjoint du CFSH, Claude Gauvard, professeure émérite de l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Bernard LEGRAS, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Jean-François Sirinelli, professeur à Sciences Po, président du Comité français des sciences historiques.

Le Comité français des sciences historiques organise un débat stimulant entre les représentants des quatre périodes de l’histoire. Le CFSH se penche sur la famille des historiens.


Les Lanceurs d’alerte, mouchards ou sauveurs de la démocratie ?


De 11h30 à 13h - Amphi 1, Université

Débat d’actualité proposé par le journal Le Monde

Table ronde avec William BOURDON, avocat, Nicolas TRUONG, journaliste au Monde et responsable des pages Idées-Débats au Monde, Hubert VÉDRINE, ancien ministre des Affaires étrangères.

Snwoden, Manning, Assange, des noms qui ont fait irruption très forte dans l’actualité. Rebelles, traîtres, ou héros ?


Les rebelles au pouvoir



De 11h30 à 13h- Hémicycle de la Halle aux Grains

Table ronde avec Jean-Luc Domenach, directeur de recherche à la FNSP et au CERI, Jean Garrigues, professeur à l’université d’Orléans, président du Comité d’histoire parlementaire et politique, Jack Lang, ancien ministre, président de l’Institut du Monde Arabe, Benjamin STORA, professeur à l’université de Paris 13, président de la Cité de l’Immigration.

Depuis la plus haute antiquité, la rébellion a servi de marchepied vers le pouvoir. Brisant les dynasties ou les régimes établis, bousculant les puissances coloniales, des hommes d’autorité et de charisme ont réussi à soulever les foules pour mettre en place leur propre gouvernance. À partir d’exemples français, de la Chine contemporaine ou de l’Algérie post-coloniale.


Rebelles africains au XXe siècle


De 11h30 à 13h- Petit Amphi, INSA


Carte blanche à l’IMAF (Institut des Mondes Africains)



Table ronde avec Jean-Pierre BAT, archiviste paléographe agrégé, Pierre BOILLEY, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’Institut des Mondes Africains (IMAF), Jean-Pierre CHRÉTIEN, directeur de recherches émérite au CNRS, Jean FREMIGACCI, maître de conférences honoraire à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.


La table ronde se propose d’évoquer concrètement les rebelles lors d’épisodes historiques très différenciés en Afrique et à Madagascar au XXe siècle. Qui étaient-ils ? Quel a été leur cheminement, de la résistance passive à la révolte ouverte ? Pour quoi et comment se sont-ils battus et pourquoi ont-ils échoué ?


Guerres civiles et rébellions


De 11h30 à 13h- Amphi 3, Université

Carte blanche à l’APHG

Débat avec Nicolas BARREYRE, maître de conférences à l’EHESS, Jean-François BERDAH, maître de conférences à l’université de Toulouse – Le Mirail, Raphaëlle BRANCHE, maîtresse de conférences à l’université de Paris I, Jacques PORTES, professeur émérite à l’université de Paris 8-Saint-Denis.

Lors des guerres civiles, le pouvoir menacé nomme ses adversaires des rebelles, terme qui devient souvent glorieux pour ces derniers. Les cas de la guerre d’Espagne, des débuts de la guerre d’Algérie, de celle de Sécession et enfin des métis de la Rivière Rouge (Canada) animeront le débat de l’APHG.


(In)soumissions médiatiques : les rebelles dans les médias



De 12h15 à 13h45- Amphi Denis Papin, INSA


Carte blanche à la Société pour l’Histoire des Médias




Table ronde avec Anne-Claude AMBROISE RENDU, professeure à l’université Paris 7 -Denis Diderot, Claire BLANDIN, maîtresse de conférences en histoire à l’UPEC (CRHEC EA 4392), Christian DELPORTE, professeur à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, président de la Société pour l’histoire des médias, Pap N’DIAYE, professeur à Sciences Po Paris, Isabelle VEYRAT-MASSON, directrice de recherche au CNRS, directrice du Laboratoire Communication et politique (UPR 3255).

La Société pour l’histoire des Médias étudiera comment de Lacenaire à Mesrine ou Martin Luther King, de la presse à la télévision, les rebelles se servent des médias et comment ces derniers construisent des figures individuelles ou collectives de rebelles.


La modernisation du pays commence-t-elle par la rébellion ? Être samouraï dans le Japon du XIXe siècle


De 14h à 15h – Auditorium, Bibliothèque Abbé Grégoire

Carte blanche aux Rencontres de Genève

Conférence de Pierre-François SOUYRI, professeur à l’université de Genève

La restauration impériale de 1868 qui marque le début de la modernisation japonaise est le fruit d’un mouvement de samouraïs qui rompent avec leurs anciennes fidélités vassaliques, et critiquent la société de statuts rigides dont ils ont pourtant beaucoup profité. La plupart des samouraïs deviennent alors des rônin, des samouraïs sans maître qui se mettent au service d’une autre cause que celle de leur seigneur, celle du salut de la nation.



La France, puissance rebelle, régulatrice ou assagie ?


De 14h à 15h30- Salle des États généraux, Château royal de Blois

Proposé par l’IRIS

Table ronde avec Bertrand BADIE, professeur à Sciences Po, Pascal BONIFACE, géopolitologue, directeur de l’IRIS, Nicole GNESOTTO, professeure au CNAM, vice présidente de Notre Europe - Institut Jacques Delors, Bernard GUETTA, journaliste, Denis SIEFFERT, directeur de la rédaction de Politis.

La France aurait-elle abandonné sa posture gaullo-mitterrandiste pour prendre un virage néoconservateur ? Continue-t-elle de peser sur la scène internationale ou, trop affaiblie, est-elle rentrée dans le rang pour devenir une puissance banale ?


Africaines et Rebelles


De 14h à 15h30- Salle Denis Papin, INSA


Table ronde avec Séverine AWENENGO-DALBERTO, chargée de recherches au CNRS au sein de l’IMAF, Pascale BARTHELEMY, maîtresse de conférences à l’ENS de Lyon, Odile GOERG, professeure à l’université Paris Diderot – Paris 7, Catherine COQUERY-VIDROVITH, professeure émérite de l’université Paris Diderot-Paris 7, Anne HUGON, maîtresse de conférences à l’Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne.

Cette table ronde interroge les formes de rébellion contre les normes de genre qui furent celles de femmes africaines au Sénégal, au Nigeria, au Ghana, en Sierra Leone et au Mali à l’époque contemporaine.


Conjurés, factieux, séditieux : la Renaissance et ses rebelles



De 14h à 15h30 - Amphi 3, Université


Carte blanche au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (Tours)


Table Ronde avec Pascal BRIOIST, professeur au CESR (Université de Tours), Gérald CHAIX, directeur de l’Institut européen en sciences des religions, Denès HABRAÏ, docteur en histoire de l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Alain HUGON, professeur à l’université de Caen, Diane ROUSSEL, maîtresse de conférences à l’université de Reims.



La Renaissance apparaît comme une période fructueuse en matière de rébellion. Nous discuterons du vocabulaire politique utilisé : les termes de « conjurés », « factieux », « séditieux », « rebelles » sont-ils synonymes entre XVe et XVIIe siècles ?


GRAND ENTRETIEN

José Bové, l’itinéraire d’un rebelle


De 14h30 à 15h30- Maison de la Magie

Grand entretien entre José BOVÉ, homme politique, syndicaliste et François ERNENWEIN, rédacteur en chef de La Croix

Carte blanche au journal La Croix

José Bové éclaire son parcours, ses affinités intellectuelles et le sens du combat écologique. Depuis son installation sur le causse du Larzac dans les années 1970, il témoigne de ce qui a fondé ses engagements et fait de lui une figure de rebelle.


Il y a 220 ans la Convention Nationale abolit l’esclavage

De 14h15 à 15h45 - Petit Amphi, INSA



Carte blanche à l’Institut d’histoire de la Révolution française



Table ronde avec Bernard GAINOT, maître de conférences à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Anne LAFONT, maîtresse de conférences à l’INP, Frédéric RÉGENT, maître de conférences à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Pierre SERNA, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne et directeur de l’IHRF.

Début février 1794, les députés de la Convention Nationale vont voter l’abolition de l’esclavage. Pour la première fois un pays organisateur de la traite et s’étant enrichi sur l’esclavage, met en relation ses principes avec la réalité. La délégation des députés arrivés de Saint Domingue composée d’un homme noir, d’un mulâtre et d’un blanc est au centre de l’attention de l’Assemblée. Que s’est-il passé ce 4 février ? Quelles seront les conséquences sur l’histoire de la Révolution et l’histoire des Antilles...jusqu’à la naissance d’Haïti ?


Rebelles de Paris / Paris ville rebelle, du Moyen Âge à nos jours


De 14h15 à 15h45- Amphi 2, Université



Proposé par le Comité d’Histoire de la ville de Paris




Table ronde avec Laurence CROQ, maîtresse de conférences à l’université Paris 10, Quentin DELUERMOZ, maître de conférences à l’université Paris 13, Claude GAUVARD , professeure émérite de l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Clyde MARLO-PLUMAUZILLE, chargée de cours à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Jean-Louis ROBERT, professeur émérite à l’université de Paris 1.

Ce débat portera sur les particularités des rebelles de Paris : leur appartenance sociale, leurs modes d’action face aux pouvoirs, leur insertion dans l’espace public, enfin leur rôle de modèle. Paris, ville des rébellions, reste un horizon du débat.


Les paysans en rébellion, de l’Antiquité à nos jours


De 14h30 à 16h- Amphi 1, Université

Table ronde avec François BAYROU, homme politique, ancien ministre (sous réserve), Joël CORNETTE, professeur à l’université de Paris 8, Jean GARRIGUES, professeur à l’université d’Orléans, président du Comité d’histoire parlementaire et politique, Thibaud LANFRANCHI, docteur en histoire, membre de l’École française de Rome (sous réserve), Édouard LYNCH, professeur à l’université Lumière-Lyon 2.

Depuis l’Antiquité, bien avant les bonnets rouges, le monde paysan n’a jamais cessé de se révolter contre les pouvoirs, qu’ils soient locaux ou étatiques, impériaux, monarchiques ou républicains. Quels furent les motifs de ces "émotions" paysannes récurrentes ? Quelles furent leurs armes, qui furent leurs chefs, et pour quels résultats ? Y a t-il une spécificité de la révolte paysanne ?


Jean Oury,le rebelle de la clinique de la Borde.


De 14h30 à 16h- Salle des conférences, Château royal de Blois

Table ronde avec Michel BALAT, sémioticien, Patrick COUPECHOUX, journaliste indépendant, collaborateur au Monde diplomatique, Pierre DELION, pédopsychiatre, professeur à la faculté de médecine de Lille 2, Éric FAVEREAU, journaliste à Libération et Lucien MARTIN, animateur de la Gazette.

Jean Oury, fondateur de la clinique de La Borde, inventeur avec François Tosquelles de la psychothérapie institutionnelle, est mort le 15 mai dernier. Pour ce rendez vous avec l’histoire, différents regards se croiseront pour évoquer ce rebelle de la psychiatrie.


Rebelles par le corps, rebelles par le verbe, les prophètes huguenots (1688-1702)

De 14h30 à 15h30- Amphi vert, Campus de la CCI

Conférence à deux voix de Philippe JOUTARD, professeur à l’université d’Aix en Provence et à l’EHESS et Jean-Paul CHABROL, historien agrégé spécialiste de l’histoire des Cévennes.


En ces années de misère et de crise qui signent le crépuscule du règne de Louis XIV, une parole inouïe et radicale se déploie à travers les bastions huguenots du sud du royaume (Dauphiné, Vivarais et Cévennes) traumatisés par la Révocation de l’Édit de Nantes.


La rébellion créa...la Bible



De 15h30 à 17h- Salle Lavoisier, Conseil général



Carte blanche au Monde de la Bible


Table ronde avec Régis BURNET, professeur à l’université de Louvain - La Neuve (Belgique), Pierre GIBERT, jésuite, exégète (Centre Sèvres -Paris), Estelle VILLENEUVE, archéologue rattachée à la Maison de l’archéologie de Nanterre - membre du comité éditorial du Monde de la Bible

Les historiens considèrent aujourd’hui que « les coups de gueule » de quelques prophètes ont été le ferment d’une vision de l’histoire d’Israël, de son identité singulière et de son attachement exclusif au Dieu Yahvé. Jésus de Nazareth renouvellera cette vision prophétique, suscitant les écrits du Nouveau Testament.


Les dreyfusards furent-ils des rebelles ?


De 15h30 à 17h- Salle 23, ESPÉ


Proposé par Revue Histoire@Politique. Politique, Culture, Société (Centre d’Histoire de Sciences Po)


Table ronde avec Anne-Laure ANIZAN, professeure de classes préparatoires, Vincent DUCLERT, inspecteur général de l’Éducation nationale, Sabine JANSEN, rédactrice en chef de la revue Histoire@Politique. Politique, culture, société, Emmanuel NAQUET, professeur de classes préparatoires, Jean-François SIRINELLI, professeur à Sciences Po.

Les dreyfusards sont-ils des rebelles par rapport à leurs milieux ? Que représente dans leurs trajectoires "l’admirable révolte" (Jaurès) ? Leurs actions individuelles ou collectives traduisent-elles de nouvelles formes d’intervention dans la Cité ?


Rébellion, dissidence et banditisme dans l’histoire du Maroc

De 16h à 17h30- Amphi 3, Université

Carte blanche aux Rendez-vous de l’histoire de Rabat

Table ronde avec Khalid BENSGHIR, Lotfi BOUCHENTOUF, Mohamed JADOUR, historiens, enseignants chercheurs à l’université Mohammed V à Agdal, faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat, et Daniel RIVET, professeur émérite de l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Le débat sur les rapports entre légitimité et rébellion est loin d’être clos. L’histoire du Maroc porte dans sa structure et sa reconstruction les traces d’une diversité des figures que peuvent revêtir des faits liés au rejet d’un pouvoir établi. 



Rebelles, révoltés, militants, dans l’ordre et le désordre : autour du Maitron, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social.

De 16h à 17h30 - Amphi Denis Papin, INSA


Proposée par l’Association des amis du Maitron

Table ronde avec Paul BOULLAND, co-directeur du Maitron, Claude PENNETIER, chercheur au CNRS et directeur du Maitron, Bernard PUDAL, professeur à l’université Paris X Nanterre, Jean-Louis ROBERT, président de l’Association des Amis du Maitron.

Le Maitron, cette œuvre monumentale qui fête cette année ses 50 ans, veut être un éloge du militant, un rassemblement de tout un peuple en mouvement du début du XIXe siècle au grand désordre social de 1968.


Rebelles contre l’ordre colonial : expériences et trajectoires historiques de résistances anticoloniales

De 16h15 à 17h45 - Petit amphi, INSA



Carte blanche à Sortir du colonialisme (www.anticolonial.net) en partenariat avec les Cahiers d’histoire, revue d’histoire critique.


Table ronde avec Pierre-Jean LE FOLL-LUCIANI, docteur en histoire, Ahmedali MABADI, historie au collectif comorien Sortir du colonialisme, Rémy MADINIER, chercheur au CNRS Institut d’Asie orientale, Didier MONCIAUD, historien, Chloé MOREL, chercheuse associée à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS), David MURPHY, professeur de l’Université de Stirling.

Suivant la radicale dénonciation d’Aimé Césaire du racisme et de la déshumanisation intégrale organiquement liée aux théories et aux pratiques du colonialisme, il s’agit de se focaliser, non sur les mécanismes de domination, mais sur les refus, rejets et contestations de ces politiques de soumission, dans leurs diversités et richesses, sans négliger les tensions, les limites et les contradictions de ces mouvements de libération.


Rebelles juifs dans l’Histoire


De 16h15 à 17h45- Salle Kléber-Loustau, Conseil Général



Carte blanche à la Revue d’Études Israélienne


Table ronde avec Georges BENSOUSSAN, historien spécialiste de la Shoah, Michel DERCZANSKY, directeur et fondateur de la Revue d’Études Israélienne, professeur à ESJL LILLE, Frédéric ENCEL, géopolitologue, enseignant à Science Po Paris, Stéphane ENCEL, historien du judaïsme, Maurice SARTRE, professeur émérite de l’université François-Rabelais de Tours.

Les juifs rebelles marquèrent profondément leurs temps par des révoltes. Ils désobéirent aux rabbins contre un ordre juif conservateur et messianique considéré par eux comme archaïque.


Circulation des rébellions : la rébellion est-elle contagieuse ?

De 16h15 à 17h45- Amphi 2, Université

Table ronde avec Vincent AZOULAY, maître de conférences HDR à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, Patrick BOUCHERON, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Leyla DAKHLI, chercheuse au CNRS, Mathilde LARRÈRE, maîtresse de conférences à l’université de Paris Est Marne la Vallée, Gregorio SALINERO, maître de conférences à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

À travers des signes, des traductions, des adaptations, les mouvements de rébellion assemblent des singularités et des situations particulières pour inventer des répertoires communs. Ici, les rebelles passent les frontières, s’exilent et se décentrent pour se réinventer.


Clemenceau 


De 16h30 à 18h- Hémicycle, Halle aux Grains


Table ronde avec Jean GARRIGUES, professeur à l’université d’Orléans, président du Comité d’histoire parlementaire et politique, Jean-Noël JEANNENEY, historien, président du Conseil scientifique des Rendez-vous de l’histoire, Manuel VALLS, premier ministre et spécialiste de Clemenceau (sous réserve).

Georges Clemenceau fut d’abord un jeune homme en colère, un républicain engagé à l’extrême gauche, anticlérical farouche et hostile à la colonisation. Surnommé « le tombeur de ministères », ses joutes oratoires avec Léon Gambetta ou Jules Ferry sont mémorables, ses formules et réparties ont scandé la vie politique de cette époque.


Les sociétés savantes vous parlent

De 17h30 à 19h30- Salle Lavoisier, Conseil général

Cycle de conférences animées par Colette BEAUNE, professeure émérite de l’université de Paris 10, présidente de la Société des Sciences et Lettres de Loir-et-Cher

Joseph Jacquet de Lahaye, le « crapaud de nuit »

Jean-Jacques LOISEL, historien, ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud (SASLV Vendôme).
En 1791, itinéraire d’un curé de campagne du Vendômois considéré comme réfractaire, qui décida de poursuivre son sacerdoce clandestinement.

La révolution au village, Monteaux 2 juin 1831

Colette BEAUNE, professeur émérite à l’université de Paris-Ouest (SSLLC Blois)
La révolution de 1830 se traduisit en province par de nombreux incidents, ainsi ces jeunes gens qui à Monteaux allèrent démonter la fleur de lys qui ornait la girouette du château. Révolution réelle ou révolution symbolique ?

Un éditeur chartrain en exil

Juliette CLÉMENT, agrégée de Lettres modernes et présidente honoraire de la SAEL
En 1852, l’éditeur républicain Hetzel quitte Chartres pour Bruxelles où il va faire paraître les « Châtiments » d’un autre grand rebelle, Victor Hugo, à la grande fureur de Napoléon III.


Les cultures de la révolte (France, Italie, péninsule Ibérique (XV - XVIIe s)



De 18h à 19h30- Amphi vert, Campus de la CCI


Carte blanche au Programme CURR

(Cultures des Révoltes et des Révolutions xive- xviie s) de l’ANR 

Table ronde avec Gauthier AUBERT, maître de conférences HDR à l’université Rennes 2, Yves-Marie BERCÉ, professeur honoraire de l’École des Chartes, Alain HUGON, professeur à l’université de Caen Basse-Normandie, Sophie VERGNES, professeure agrégée, docteur en histoire.


Sous l’Ancien Régime, pour diffuser et répandre la révolte, les rebelles utilisaient toutes les armes disponibles et non seulement des fourches et des piques. Ainsi, les affiches, les dessins ou les chansons appartenaient aux cultures de la Révolte.


La nouvelle carte de France : réforme ou rébellion ?



De 18h à 19h30- Salle des États généraux, Château royal de Blois

Débat d’actualité proposé par le journal Le Monde

Animé par Gérard COURTOIS, journaliste au Monde

Avec François Bonneau, président de la région Centre, Philippe Estèbe, enseignant à Sciences Po, directeur de l’institut des hautes études d’aménagement du territoire, Béatrice Giblin, co-directrice de la Revue Hérodote, Eric Giuily, ancien directeur général des collectivités locales et Jean Viard, sociologue


Jeunes rebelles en politique dans le second XXe siècle


De 18h à 19h30- Amphi 3, Université



Carte blanche au Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle.


Table ronde avec Françoise BLUM, ingénieure de recherche hors classe, Jean-Octave GUÉRIN-JOLLET, doctorant à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pascale GOETSCHEL, directrice du CHS, Guillaume ROUBAUD QUASHIE, doctorant contractuel en histoire contemporaine, Karim TAHAROUNT, doctorant à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.



Le CHS propose une table ronde sur des formes diverses de politisation de la jeunesse dans le second XXe siècle. Il s’agit de tenter un tableau des expressions d’opposition particulières à la jeunesse pensées en termes de générations militantes.


À quoi servent les révoltes ouvrières ?

De 18h30 à 20h30- Hémicycle de la Halle aux Grains



Débat proposé par la revue L’histoire

Table ronde avec François JARRIGE, maître de conférences à l’université de Bourgogne, Michelle PERROT, professeure émérite de l’université de Paris VII, Alessandro STELLA, directeur de recherche au CNRS, Xavier VIGNA, maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne, Michel WINOCK, professeur émérite à Sciences Po.

Dans notre imaginaire politique, la grève ouvrière tient une place particulière. Au delà de la légende, retour sur les révoltes des ouvriers (et des ouvrières). Qu’est-ce qui les déclenchait ? Quelle y fut la part de la violence ? Et à quoi finalement ont-elles servi ?


Dimanche 12 octobre

La répression de la Résistance par les Allemands : une approche renouvelée (zone occupée, Nord rattaché, Alsace-Moselle annexée)


De 9h30 à 11h- Salle Kléber-Loustau, Conseil Général


Carte blanche à la Fondation de la Résistance.


Table ronde avec Thomas FONTAINE, docteur en histoire, Jean-Marie GUILLON, professeur émérite de l’université d’Aix-Marseille, Cédric NEVEU, historien, Antoine PROST, professeur émérite à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Laurent THIERY, chercheur à la Coupole.



Les archives allemandes, explorées par une nouvelle génération d’historiens, renouvellent notre connaissance de la répression allemande de la Résistance, avec de profondes différences selon les zones d’occupation.


Le « rebelle » au XIXe siècle : regards d’historiens sur une catégorie


De 9h45 à 11h15 - Salle Lavoisier, Conseil Général



Carte blanche à la Revue d’Histoire du XIXe siècle


Table ronde avec Sylvie APRILE, professeure à l’université de Lille 3, Thomas BOUCHET, maître de conférences à l’université de Dijon, Jean-Claude CAPRON, professeur à l’université de Clermont-Ferrand, Aurélien LIGNEREUX, maître de conférences à l’IEP de Grenoble, Louis HINCKER, maître de conférences à l’université de valenciennes)

.

Le « rebelle » n’occupe pas la première place dans l’historiographie concernant la France du XIXe siècle. La rébellion est pourtant inscrite dans le Code pénal napoléonien. Mot de la répression et de la marginalisation, déclassant, dépolitisé ?


L’histoire rebelle : portrait de Jacques Le Goff


De 10h à 11h- Amphi 1, Université

Conférence de Patrick BOUCHERON, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Parce qu’il a mis l’imagination au pouvoir, Jacques Le Goff a révolutionné l’histoire. Son autre Moyen Âge est devenu notre Moyen Âge. En retraçant le parcours et l’œuvre du grand historien récemment disparu, on ne cherche pas seulement à lui rendre l’hommage qu’il mérite. Mais à restituer à l’énergie d’une rébellion historiographique.


Rébellion des soldats, rébellion des civils en zone occupée du front occidental 1914-1918


De 11h à 12h30- Salle capitulaire, Conseil Général


Carte blanche au Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne


Table Ronde avec Annette BECKER, professeure à l’université de Paris Ouest Nanterre la Défense, Emmanuel DEBRUYNE, professeur à l’université catholique de Louvain, Philippe NIVET, professeur à l’université Picardie Jules Verne, Emmanuel SAINT-FUSCIEN, maître de conférences à l’EHESS, Laurence VAN YPERSELE, professeure à l’université catholique de Louvain.

La confrontation de la rébellion des soldats et de celle des civils occupés est d’autant plus intéressante qu’elles apparaissent quasiment inversées et questionnent les notions de refus, de résignation et d’acceptation en temps de guerre.


Pour une histoire des rebelles au travail



De 11h15 à 12h45- Amphi vert, Campus du CCI



Carte blanche aux Cahiers d’Histoire, Revue d’histoire critique.

Table ronde avec Fanny GALLOT, maîtresse de conférences en histoire au CHREC, David HAMELIN, doctorant en histoire à l’université de Poitiers, Éliane LE PORT, doctorante en histoire à l’université d’Évry-Val-d’Essonne, Mélanie ROUSSEL, docteure en sociologie et chercheuse postdoctorale sur le programme Dydiatep, Stéphane SIROT, chargé d’enseignement à l’université de Cergy-Pontoise et l’IEP de Paris.

La notion de rebelles ne constitue pas une catégorie définie de la science historique. Il s’agit dans cette table ronde d’interroger davantage le concept de résistance dans le cadre collectif du travail et dans les actions individuelles.


Des esclaves révoltés : une contradiction dans les termes ?




De 11h15 à 12h45- Amphi 2, Université


Table ronde avec Julien LOISEAU, maître de conférences HDR à l’université de Montpellier, Nelly SCHMIDT, docteure au CNRS à l’université de Paris IV, Claire SOTINEL, professeure à l’université de Paris Est-Créteil, Salah TRABELSI, maître de conférences à l’université Lumière de Lyon 2.

Si Spartacus est devenu un emblème révolutionnaire, les révoltes d’esclaves sont étonnamment mal documentées dans l’histoire. De la Sicile antique à l’Amérique du XIXe siècle, de la Mésopotamie médiévale à l’empire Ottoman, comment les esclaves peuvent-ils se révolter ?


GRAND ENTRETIEN

Les vies rebelles de Daniel Cordier

De 11h30 à 12h30 – Salle des États généraux, Château royal de Blois

Grand entretien entre Daniel CORDIER, historien, ancien secrétaire de Jean Moulin et Paulin ISMARD, maître de conférences à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne

Le choix de la liberté est sans doute le fil invisible qui réunit les trois vies de Daniel Cordier – celles du Français Libre, du marchand d’art et de l’historien de la Résistance. Plongé, depuis une quinzaine d’années dans l’écriture autobiographique, il revient sur ces trois rebellions fondatrices.


Le Gendarme et le Rebelle


De 11h30 à 13h- Amphi 1, Université

Table ronde avec Éric ALARY, professeur au lycée Descartes de Tours, Christian CHEVANDIER, professeur à l’université du Havre, Arnaud-Dominique HOUTE, maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne, Aurélien LIGNEREUX, maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Grenoble, Jean-François NATIVITÉ, professeur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques, Jean-Pierre RIOUX, historien, directeur de Vingtième siècle. Revue d’histoire.

De la France d’Ancien Régime à celle du XXIe siècle, que devient la peur et le défi du gendarme chez des rebelles de plus en plus persuadés du droit à la résistance ? Comment se traduit l’évolution d’une gendarmerie qui se nationalise, et passe d’un esprit guerrier à l’art de « forcer l’obéissance » ?


Le polar, une littérature de rebelles ?

De 11h30 à 13h - Salle Gaston d’Orléans, Château royal de Blois

Rencontre proposée par le Monde des Livres

Table ronde avec François ANGELIER, écrivain, producteur de l’émission "Mauvais genres" sur France Culture, Julie CLARINI, journaliste au Monde, Didier DAENINCKX, écrivain, auteur notamment du Banquet des affamés (Gallimard),
Dominique MANOTTI, romancière, auteure notamment de Sombre sentier (Seuil), Vincent PLATINI, enseignant-chercheur à la Freie Universität de Berlin, auteur de Lire, s’évader, résister. Essai sur la culture de masse sous le IIIe Reich (La Découverte) et de Krimi. Une anthologie du roman policier sous le IIIe Reich (Anacharsis).

L’ordre et le crime. Ces deux dimensions qui s’entrechoquent au cœur du polar en font un terrain privilégié de la contestation et de la critique sociale. La quête de justice qui anime les héros comme les anti-héros peut s’avérer subversive. Le polar est-il en lui-même un genre rebelle ? Quels éléments de réponse tirer de son histoire ?


Les rebelles en prison, de l’Antiquité à nos jours

De 11h30 à 13h- Amphi 3, Université


Proposée par Criminocorpus


Table ronde avec Nicolas DERASSE, maître de conférences à l’université de Lille, Marie HOULLEMARE, maîtresse de conférences à l’université de Picardie Jules Verne (Amiens), Hélène MÉNARD, maîtresse de conférences à l’université de Montpellier, Marc RENNEVILLE, rédacteur en chef de Criminocorpus, Jean-Claude VIMONT, maître de conférences à l’université de Normandie.



De l’Antiquité à nos jours, les rebelles firent face aux fers et à la coercition. La prison : simple instrument de soumission ? Le propos sera inversé, car les barreaux ne firent pas que contenir, parfois ils déchaînent la rébellion elle-même.


Faire l’histoire du contemporain : Vingtième Siècle a 30 ans


De 14h à 15h30, Salle Kléber-Loustau, Conseil Général



Carte blanche à la revue Vingtième siècle

Table ronde avec Raphäelle BRANCHE, maîtresse de conférences à l’université Paris 1, Thomas GRILLOT, chargé de recherche au CNRS, Daniel RIVET, professeur émérite des université, Nicolas ROUSSELIER, maître de conférences à Sciences Po.



Pour célébrer les 30 ans de la revue, l’équipe de Vingtième Siècle propose une rencontre-débat autour du thème de l’histoire du contemporain.


Le rebelle et le soldat : quelle éthique ?



De 14h15 à 15h45 - Salle Lavoisier, Conseil Général

Carte blanche à la revue Inflexions (État-major de l’Armée de terre / Cabinet / Revue Inflexions)


Table ronde avec John Christopher BARRY, enseignant à l’EHESS, Monique CASTILLO, professeure à l’université Paris Est Créteil Val de Marne, Jean-Luc COTARD, consultant Tri Ad Communications, Hugues ESQUERRE, lieutenant-colonel dans l’armée de terre, Bertrand RACT MADOUX, général d’armée, chef d’état-major de l’armée de terre.



Interroger l’armée française sur « son adversaire ». Qu’est-ce qu’un rebelle ? Quelles adaptations découlent d’une lutte à son encontre ? Quelle éthique doit avoir le soldat dans la lutte contre une rébellion ?



Rebelles, rébellions et colonisation : l’exemple français



De 14h15 à 15h45 - Amphi vert, Campus de la CCI



Carte blanche au LABEX EHNE (Ecrire une histoire nouvelle de l’Europe).


Table Ronde avec Michel CATALA, directeur du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, Virginie CHAILLOU-ATROUS, docteure en histoire contemporaine et chercheuse post-doctorante à l’université de Nantes, Jean-François KLEIN, maître de conférences à l’université de Nantes, Yann LIGNEREUX, professeur à l’université de Nantes. 



Cette table ronde permettra d’engager le débat sur la question de la répression du rebelle en situation coloniale entre le XVIIe et le XXe siècle.


Les journées révolutionnaires 



De 14h15 à 15h45 – Amphi 2, Université


Table ronde avec Sylvie APRILE, professeure à l’université de Lille 3, Jean-François CHAUVARD, maître de conférences à l’université de Strasbourg, Nadia MARZOUKI, chercheure au CNRS, Marie-Pierre REY, professeure à l’université de Paris I, Pierre SERNA, professeur à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française

Qu’est ce qu’une journée révolutionnaire ? Quels sont les éléments qui permettent à l’historien de l’identifier, de la nommer ? De l’Italie du XVIIe siècle à la Russie du XXe siècle, et à la Tunisie du XXIe siècle, comment se déroule une journée qui renverse un régime, parle-t-on d’une réalité de 24 heures, ou d’une journée qui dure jusqu’à la chute du tyran ? Avant, pendant, après ? Les acteurs ont-ils conscience de vivre une journée révolutionnaire ou bien est-ce une construction a posteriori ?


« L’ordre moins le pouvoir » : brève histoire décalée des anarchistes, 1840-2014

De 14h30 à 15h30- Amphi 1, Université


Conférence à deux voix d’Éric FOURNIER, maître de conférences à l’université de Paris I panthéon-Sorbonne, et Nicolas NORRITO, animateur des éditions Libertalia.

Les horizons de la nébuleuse anarchiste ne se réduisent pas à une figure paroxysmique du rebelle. Par l’affrontement ou le contournement, ils ébranlent pouvoirs et autorités pour ouvrir d’autres mondes possibles, comme autant de brèches émancipatrices.


L’anthropophagie, une nourriture rebelle ?

De 14h30 à 16h- Maison de la Magie

Carte blanche à l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA)

Table ronde avec Sophie DULUCQ, professeure à l’université Toulouse II-Le Mirail, Frank LESTRINGANT, professeur à l’université Paris-Sorbonne, Agnès Anna NAGY, docteure en histoire des religions à l’Institut Romand des Sciences Bibliques de l’université de Lausanne, Jean-Robert PITTE, professeur à l’université Paris-Sorbonne.

Norme ou aberration ? Transgression contre l’ordre naturel des choses ou usage socialement institué ? Offense aux dieux ou rite exécuté en leur honneur ? À travers les lieux et les époques, nous interrogerons cette pratique qui heurte tant nos consciences occidentales contemporaines.


Insoumis, déserteurs, mutins


De 16h à 17h30 – Amphi 1, Université


Table ronde avec Hervé DRÉVILLON, professeur à l’université de Paris 1, André LOEZ, professeur à l’IEP de Paris, au Lycée Georges Braque d’Argenteuil, Nicolas OFFENSTADT, maître de conférences à l’université de Paris 1, Tramor QUEMENEUR, enseignant dans le secondaire et membre de l’équipe de l’IHTP-CNRS, Claire SOTINEL, professeure à l’université de Paris Est-Créteil.

La lutte contre la guerre prend des formes variées selon les époques et les enjeux. Mais quelle est sa signification quand ce sont les soldats eux-mêmes qui la mènent ? À l’époque contemporaine, désobéissances et désertions sont parfois des actes politiques. Mais la rébellion contre l’autorité militaire relève de bien d’autres registres, qu’il conviendra d’explorer.


La personnalisation des rites funéraires, une rupture anthropologique. 1914-1918


De 16h15 à 17h45- Amphi vert, Campus de la CCI


Carte blanche à l’Association Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre




Table ronde avec Annette BECKER, professeure à l’université Paris Ouest Nanterre, membre de l’Institut Universitaire de France, Serge BARCELLINI, secrétaire général de l’Association Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre, et contrôleur Général des Armées, Stéphane TISON, maître de conférences à l’université du Maine, Laurence VAN YPERSELE, professeure à l’université catholique de Louvain.

L’individualisation et la personnalisation des sépultures deviennent en 1914-1918 un phénomène généralisé. Comment expliquer cette rupture anthropologique ? Cette question est à l’origine du classement des sites de 1914-1918 au patrimoine de l’UNESCO.


Des vies rebelles

De 17h30 à 18h30 – Hémicycle de la Halle aux Grains


Conférence de clôture

Par Michelle PERROT, présidente des 17e Rendez-vous de l’histoire


Des esclaves antiques, des vendéens contre-révolutionnaires aux résistants d’hier et indignés d’aujourd’hui, les Rendez-Vous de l’Histoire ont tenté un inventaire des formes collectives de la rébellion. Absentes ou simplement ignorées, les femmes n’y apparaissent pas toujours. Pour clore ce festival, on évoquera quelques figures de femmes rebelles, dont les refus ont marqué l’histoire.

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    JEUDI 9 OCTOBRE Rebelles face à l’échafaud ? Les formes discrètes de résistances des suppliciés (...)

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