Cycle "Sexualités minoritaires"

Sexualités minoritaires

Cycle de rencontres proposé par l’IRHiS (Institut de recherches historiques du Septentrion, UMR CNRS 8529) et l’IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, UMR 8156, CNRS / EHESS)


Pour la troisième année consécutive, nous sommes heureux de pouvoir proposer, dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire, un cycle de rencontres consacré aux « sexualités minoritaires ». C’est l’occasion d’échanges entre historiens et chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, ainsi qu’avec le public sur des questions qui interrogent aussi bien l’intimité des individus que la société dans ses normes.


Depuis quelques années, dans la société comme dans les savoirs, la réflexion sur la sexualité n’a pas seulement pris une importance croissante, elle s’est en même temps déplacée : de plus en plus, elle se dit au pluriel. On peut dès lors parler de sexualités minoritaires, moins répandues, mais surtout moins légitimes, prises dans des relations de pouvoir qui les minorent, et qu’elles contribuent en retour à structurer : à partir de ces marges, on peut appréhender le centre.


Pour cette troisième édition de notre cycle, nous avons choisi, d’une part, de faire écho au thème officiel de cette année, le corps, et, d’autre part, d’évoquer le 40e anniversaire des émeutes de Stonewall. Comme les années précédentes, des chercheurs de plusieurs disciplines viendront confronter leur regard et leurs approches à travers une conférence et trois débats.
Éric Fassin et Florence Tamagne

LE CORPS COLONIAL

Vendredi 9 octobre, de 15h30 à 17h, Amphi 3, Antenne universitaire


MODERATEURS : ÉRIC FASSIN, professeur agrégé à l’ENS et FLORENCE TAMAGNE, maîtresse de conférences à l’Université de Lille 3.


INTERVENANTS  : PASCALE BARTHELEMY, maîtresse de conférence à l’ENS-LSH, JULES FALQUET, maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Paris VII, CHRISTELLE TARAUD, professeure dans les programmes parisiens de Columbia University et de New York University.

Les travaux historiques montrent que l’ordre colonial passe par un ordre des corps. A l’intersection des enjeux de race, de sexualité et de filiation, la « biopolitique » déployée dans les sociétés colonisées amène en retour à s’interroger sur les sociétés colonisatrices, mais aussi postcoloniales.

LE CORPS POLITIQUE : QUELQUES REFLEXIONS A PROPOS DU 40E ANNIVERSAIRE DES EMEUTES DE STONEWALL

Samedi 10 octobre, de 14h à 15h, Salle Lavoisier du Conseil Général
Conférence de DIDIER ERIBON, professeur à la faculté de philosophie, sciences humaines et sociales de l’université d’Amiens


La politique sexuelle est toujours une politique du corps. D’une part, c’est le corps qui manifeste, qui proteste, qui se bat… Et d’autre part, c’est le corps qui est l’enjeu de la lutte : affirmer son droit de n’être pas conforme aux normes du genre et de la sexualité.


MASCULINITÉS ET IDENTITÉS MASCULINES

Samedi 10 octobre, de 15h30 à 17h, Amphi 2, Antenne universitaire


MODERATEURS : ÉRIC FASSIN, professeur agrégé à l’ENS et FLORENCE TAMAGNE, maîtresse de conférences à l’Université de Lille 3.


INTERVENANTS : JEAN-YVES LE TALEC, sociologue à l’Université de Toulouse 2, ANDRE RAUCH, professeur à l’Université de Strasbourg, ANNE-MARIE SOHN, professeur d’histoire contemporaine à l’ENS-LSH



Les études sur le genre ont longtemps privilégié le féminin, alors que le masculin, pensé comme universel n’était pas historicisé. Nous chercherons donc à voir comment se construisent les identités masculines, quels en sont les contretypes et si l’on doit parler d’une crise de l’identité masculine.


HARVEY MILK, DE GUS VAN SANT (2008)

Projection et débat

Vendredi 9 octobre, de 9h30 à 12h, Cinéma Les Lobis


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