Communications et débats

PROJECTION-DEBAT : ANDERS ALS DIE ANDERN –DIFFERENT DES AUTRES- /Richard Oswal

Longtemps pensé perdu, Anders als die Andern“fut le premier film à défendre la cause homosexuelle. Co-écrit par le sexologue Magnus Hirschfeld, qui joue ici son propre rôle, il retrace le destin tragique d’un homosexuel (Conrad Veidt), victime d’un maître-chanteur dans l’Allemagne des années 20.
Projection suivie d’un débat avec ERIC FASSIN, sociologue à l’ENS/Iris, professeur agrégé à l’ENS, et FLORENCE TAMAGNE, maîtresse de conférences à l’université de Lille III / IRHIS

Vendredi 14 de 9h30 à 11h30 – Cinéma Les Lobis

DEBAT : LES IMAGES D’ARCHIVES FACE A L’HISTOIRE

Dans le documentaire, la fiction ou des formes expérimentales, les images d’archives concourent à la construction d’un savoir historique ou mémoriel. Deux spécialistes des archives, réalisateurs également, dialoguent autour de la collection Mystères d’Archives (ARTE / Ina), p^résentée dans le festival (exposition à la Fabrique, projection aux Lobis)
Avec ALAIN CAROU, département audiovisuel de la BnF, SERGE VIALLET, concepteur de Mystères d’Archives et LAURENT VERAY, auteur de Les Images d’archives face à l’histoire (éditions SCEREN/CNDP )

Vendredi 14 de 14h à 15h15 – Conservatoire de musique

COMMUNICATION : PASSEUR D’ORIENT : L’EXPORATEUR JULES GERVAIS-COURTELLEMONT Photographe sillonnant l’Orient depuis la fin des années 1880, l’explorateur Gervais-Courtellemont (1863-1931) diffusera devant des milliers de spectateurs parisiens ses Visions D’Orient, projections d’autochromes réalisées entre 1907 et la fin des années vingt.
Par EMMANUELLE DEVOS, directrice de la Cinémathèque Robert-Lynen de la Ville de Paris

Vendredi 14 de 15h30 à 16h45– Conservatoire de musique

COMMUNICATION : QUAND BOLLYWOOD REINVENTE LES CODES DE L’ART ANCIEN

Le cinéma populaire indien décline à l’infini le thème du mariage en associant chants, musiques et danses. Un mélange kitsch, ou somptueux, héritier en fait d’une longue tradition d’art dramatique

Samedi 15 de 12h à 13h – Auditorium du Conservatoire de musique

Par CECILE BECKER, chef du service culturel du musée Guimet, docteure en histoire de l’art, paris IV

COMMUNICATION : ORIENTALISME ET FEMME FATALE : DE LA PEINTURE DU XIXè SIECLE AU CINEMA ITALIEN DES ANNEES 1910

À la suite des peintres du XIXe siècle, les cinéastes italiens des années 1910 ont proposé, à travers la mise en scène de femmes fatales, un Orient imaginaire dans des films d’une grande richesse iconographique : Salomè (Ugo Falena, 1910), Marcantonio e Cleopatra (Guazzoni, 1913), Cabiria (Pastrone, 1914) et Rapsodia Satanica (Nino Oxilia, 1915).
Par CELINE GAILLEUR, doctorante, chargée de cours à l’université de Paris III

Samedi 15 de 14h à 15h15 –Conservatoire de musique

COMMUNICATION : LA FIGURE DE L’ANCIEN COMBATTANT D’INDOCHINE DANS LE CINEMA FRANÇAIS : L’INFINI RETOUR DU REFOULE

PAR DELPHINE ROBIC-DIAZ, maître de conférences à l’université de Montpellier III,
Placé à la périphérie de certains films (chez Lautner, Chabrol, Pialat…), l’inquiétante étrangeté de l’ancien combattant de la Guerre d’Indochine a hanté le cinéma français.

Samedi 15 de 15h30 à 16h45 –Conservatoire de musique

COMMUNICATION : L’EXIL PALESTINIEN : REGARDS ET HISTOIRE

Par STEPHANIE LATTE ABDALLAH, chargée de recherche à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (MMSH-CNRS) d’Aix-en-Provence
Une histoire des réfugiés palestiniens par celle du regard. De l’invisibilité créée par la disparition de 1948 aux présences photographiques et cinématographiques des exilés et des Palestiniens, une traversée des images de l’exil, qui n’est rien d’autre que le champ de son histoire.

Samedi de 18h30 à 19h45 – Auditorium du Conservatoire de musique

COMMUNICATION : « COMMENT LE CINEMA DE KUNG FU A CONQUIS LE MONDE »

Par ANTOINE DE BAECQUE, professeur à l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense
Au cours des années 1970, les films de kung-fu, pour la plupart tournés à Hong-Kong, conquièrent un public non asiatique qui les découvre, les admire, et, pour plusieurs raisons, les légitime. En occident, c’est un genre inventif, virtuose, une forme chorégraphique de la mise en scène, que les cinéphiles, les critiques et des amateurs célèbrent. Mais partout dans le tiers-monde, une figure comme Bruce Lee devient un héros de l’émancipation politique. Son combat le plus célèbre, à la fin de "La Fureur du dragon", l’oppose, tous muscles bandés et gestes virevoltants, à Chuck Norris, prototype du héros mâle d’un occident sûr de lui. Bruce Lee combat ici l’impérialisme américain, ce que de nombreux publics autour du monde applaudissent bruyamment

Dimanche 16 de 16h à 17h15– Campus de la CCI Amphi rouge