CINÉMA

Présidé par le cinéaste et acteur Lucas BELVAUX, Le cycle cinéma est placé sous le parrainage de la Région Centre et préparé avec le concours de l’association Ciné’Fil. Diffusé principalement au cinéma Les Lobis, mais aussi à l’Ecole du Paysage et à la Bibliothèque Abbé Grégoire, il se compose d’une bonne cinquantaine de films de fiction et de films documentaires sur la thématique des Rebelles.

Le cycle cinéma bénéficie du concours de nombreux partenaires via des cartes blanches. Cette année l’INA, notre partenaire depuis 14 ans, est particulièrement mis en avant, pour accueillir sa nouvelle présidente directrice générale, Agnès SAAL. La SCAM apporte un soutien avec ses voyages d’auteurs.

Téléchargez le catalogue cinéma 2014

MODE D’EMPLOI

Les projections ont lieu du 8 au 14 octobre 2014 principalement au cinéma Les Lobis, mais aussi à l’Ecole du Paysage, à l’auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire (BAG), et à l’Espace Quinière 
Accès payant pour certains films : plein tarif 6,20 € / Tarif réduit 5,20€ (étudiants et moins de 26 ans, adhérents Ciné’fil, chômeurs, personnes en invalidité / Tarif groupes scolaires 4€.

Les films gratuits sont marqués avec G.


LUCAS BELVAUX, PRESIDENT DU CYCLE CINEMA

Lucas Belvaux, de l’ordinaire des choses aux rébellions lucides.

Lucas Belvaux est un peu comme Chaplin dans Le pèlerin, un homme à cheval sur la frontière, acteur et réalisateur, Belge mais jouant et réalisant autant en France que dans son pays natal, son cinéma lui ressemble et ne se laisse pas facilement enfermer dans la taxinomie des genres. En 2006, dans la trilogie, Un couple épatant, Cavale, Après la vie, coup de maître, il s’amusait à disséquer une même histoire, ou presque, en envisageant des points de vue différents portés chacun par des genres différents, la comédie bourgeoise, le polar, le thriller, sans jamais renoncer à ce que dans chaque opus se retrouvent des éléments des trois genres. Cette disposition, familière aux amateurs de la représentation graphique du Ying et du Yang, était, dans une telle pureté, novatrice au cinéma. Le succès fut au rendez-vous. On retrouve dans ses films suivants, La raison du plus faible (2006), Le rapt (2009), 38 témoins (2012) Pas son genre (2014), le même souci de surprendre comme la vie nous surprend.
C’est que, non content de faire un cinéma transgenre, Lucas Belvaux construit une œuvre centrée sur le fonctionnement de notre société. Si le terme de cinéaste social serait à son égard réducteur et peu pertinent, la préoccupation qu’il a du positionnement social de ses personnages en fait un témoin éclairé et partisan, au bon sens du terme, de notre époque. Des cicatrices jamais fermées du terrorisme révolutionnaire des années 1970 de la trilogie à une variante amoureuse de la lutte des classes dans Pas son genre, en passant par la douloureuse découverte de son abandon et donc de son humanité de Stanislas Graff dans Le rapt, la lâcheté ordinaire des individus dans une société atomisée dans 38 témoins et la rébellion aussi rageuse que vouée à l’échec des ouvriers réduits au chômage de La raison du plus faible, c’est le sursaut de victimes restées, ou devenues, rebelles que Lucas Delvaux porte à l’écran. Dans la grisaille d’une société qui apparait aussi dépourvue d’issues que la fameuse rue en T des premiers Charlot, Lucas Belvaux lâche des personnages ordinaires, ou réduits à l’ordinaire, et, les amenant à la conscience du monde et d’eux-mêmes, les transforme en rebelles moins préoccupés du succès de leurs entreprises que lucides.

Michel Cadé, président de l’Institut Jean Vigo de Perpignan, professeur émérite à l’université de Perpignan Via Domitia


La Raison du plus faible

Lucas BELVAUX (fiction, France-Belgique, 2006, 116 min, Diaphana films) avec Eric Caravacca, Natacha Régnier…

Liège et ses usines qui ferment. Des ouvriers licenciés décident de monter un casse sous la conduite d’un ancien braqueur en liberté conditionnelle…Thriller réaliste social, à la mise en scène d’un classicisme melvillien, le film s’attache à des perdants magnifiques, à la recherche d’une dignité qui leur est refusée, rebelles par nécessité éthique.

Samedi 11 à 21h*/Mardi 14 à 13h45- Cinéma Les Lobis

Présenté par le réalisateur Lucas BELVAUX,avec le concours de Michel CADE, directeur de l’institut Jean Vigo de Perpignan et d’Antoine de BAECQUE, historien et critique, professeur à l’ENS rue d’Ulm


Cavale

Lucas BELVAUX (fiction, France-Belgique, 2001, 111 min, Diaphana, Prix Louis Delluc 2003) avec Lucas Belvaux, Catherine Frot, Gilbert Melki, Ornella Mutti

Après quinze ans derrière les barreaux, Bruno Le Roux s’évade enfin. Bras armé de la révolution prolétarienne, il renoue avec la vie clandestine et lutte pour tenter de sortir ses camarades de prison. Mais Jeanne, son ancienne compagne, encore sous étroite surveillance judiciaire, n’y croit plus… Le deuxième volet de la célèbre trilogie (avec Un Couple épatant et Après la vie) que Lucas Belvaux a réalisée en croisant ses personnages dans trois histoires aux points de vue différents.
Dimanche 12 à 9h30* - Cinéma Les Lobis
Présenté par réalisateur Lucas BELVAUX


SOIREE D’OUVERTURE

Caricaturistes, fantassins de la démocratie

Stéphanie VALLOATTO (documentaire, France, 2014, 106 min, VF et VOSTF, Sélection hors compétition Cannes 2014, Europa Corp) avec Plantu, Michel Kichka, Nadia Khiari, etc.

Avec Plantu comme guide complice, Stéphanie Valloatto a filmé une douzaine de caricaturistes aux quatre coins du monde, de la Russie à la Palestine, du Vénézuela au Burkina Faso, de la Chine à la Tunisie… Avec comme seule arme leur crayon, ils osent défendre une certaine conception de la liberté et de la démocratie. Des rencontres tout en empathie avec des hommes et des femmes, esprits sans cesse rebelles, rayonnant d’humour et de courage.

Jeudi 9 à 20h - Cinéma Les Lobis (Entrée libre dans la limite des places disponibles) G

Soirée présentée par PLANTU, dessinateur de presse au journal Le Monde, président de l’association « Cartooning for Peace », Stéphanie VALLOATTO, réalisatrice.
En prélude : Remise des Prix du Projet documentaire et du documentaire historique
En avant-programme : Ciclic propose un avant-goût du « Libres Courts » de cette édition en présentant le film de Jean-Gabriel Périot We are winning, don’t forget (2004, documentaire, 7 min).


AVANT-PREMIERE

Le Sel de la terre

Wim WENDERS et Juliano Ribeiro SALGADO (documentaire, France, 2014, 105 min, VOSTF, Prix spécial du jury Un Certain Regard Cannes 2014, Le Pacte, Sortie nationale le 15 octobre) avec Sebastião Salgado.

C’est à Cannes en mai dernier, à Un Certain, Regard, le grand retour de Wim Wenders, avec cette forme qu’il affectionne, le documentaire (on se souvient de Buena Vista social club). Quand les lumières se rallument, c’est une ovation debout du public, à la fois bouleversé et enchanté par ce qui lui a été montré : un photographe des plus célèbres, Sebastiao Salgado ,nous dévoilant le secret de ses fabuleuses prises de vues en noir et blanc qui ont fait sa réputation, et nous racontant son odyssée de l’image qui l’a mené sur tous les continents, au travers de paysages grandioses, à se confronter aux guerres, aux famines, aux exodes, à l’exploitation humaine, et qui s’achève aujourd’hui au Brésil, par un engagement vibrant en faveur de la reforestation, hommage à la beauté de la nature…Un portrait saisissant d’intelligence, fort de son message humaniste, mais ce qui émeut le plus est sans doute le geste de transmission magnifique de Salgado à son fils passé derrière la caméra, aux côtés d’un Wim Wenders, passeur fasciné et chaleureux. 

Vendredi* 10 à 21h - Cinéma Les Lobis

Présenté par Juliano RIBEIRO SALGADO, coréalisateur et David ROZIER, auteur et producteur.


AVANT-PREMIERE SURPRISE !

Série Un Village français - 1er épisode de la saison 6 : Paris libéré (52 min) de Frédéric KRIVINE Diffusion France 3

Vendredi 11 à 19h45 – cinéma Les Lobis

Présenté par Jean-Pierre AZEMA et Frédéric KRIVINE G


ZOOM SUR RENE ALLIO

René Allio, une esthétique de la précarité

Conférence par Marguerite Vappereau, docteure en études cinématographiques de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorobnne, chargée de cours à Paris 1, Paris Est Marne-la-Vallée et Evry Val d’Essone

Dimanche 12 à 10h, café Fluxus, Fondation du Doute G

René Allio, artiste peintre, scénographe compose à partir des années soixante une œuvre cinématographique qui, dans les pas de Brecht, donne à voir le peuple. Il s’attache à relire et à mettre en scène les traces et les documents mis à jour par les historiens de son temps qui cherchent à échapper à une histoire des élites (Les Camisards (1970), Moi, Pierre Rivière… (1976)), il invente ses propres méthodes d’investigation pour rendre compte du peuple contemporain (La Vieille dame indigne (1964), Rude Journée pour la reine (1974)). Depuis son premier film jusqu’à l’expérience de décentralisation cinématographique qu’il initie à Font-Blanche près de Marseille avec le CMCC (Centre méditerranéen de création cinématographique) entre 1979 et 1984, jamais René Allio n’a renoncé à travailler librement. Suivant le mot de Jean Vilar, il élabore une véritable esthétique de la précarité.


Les Camisards

René ALLIO (fiction, France, 1970, 100 min, couleur, Shellac, restauré avec l’aide du CNC) avec Philippe Clévenot, Jacques Debary, Gérard Desarthe, Dominique Labourier, François Marthouret, Rufus, Jean Bouise…

La fameuse révolte des Protestants cévenols suite à la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV reconstituée avec minutie et distanciation. Maestria de la direction d’acteurs, beauté de la photographie dans des paysages grandioses et tout l’art d’Aloi, ce rebelle du cinéma, pour magnifier l’engagement de ces hommes et produire une réflexion politique en écho aux révoltes des années 70... et celles de nos jours.

Jeudi 8 à 14h / Samedi 11 à 16h* / Dimanche 12 à 21h / Cinéma Les Lobis

Film suivi d’un débat avec François AMY DE LA BRETEQUE, responsable des publications et de la recherche à l’Institut Jean Vigo de Perpignan, Jean-Paul CHABROL et Philippe JOUTARD, historiens, Nicolas PHILIBERT, réalisateur, Marguerite VAPPEREAU, docteure en études cinématographiques, commissaire de l’exposition Allio à la Cinémathèque française en 2013.


FILMS « REBELLES » d’EX RDA

Spur der Steine (La trace des pierres)

Frank BEYER (fiction, RDA, 1966, 139 min, N&B, VOSTF) avec Manfred Krug, Krystyna Stypulkowska…

Situé sur le site industriel de Schkona, géré sans grande efficacité par les bureaucrates du parti, le film se noue autour de trois personnages : un contremaître grand buveur et travailleur de force Hannes Balla, qui ne se soucie guère d’idéologie socialiste, le nouveau et pragmatique secrétaire du Pati, Werner Horrath, et une jeune et idéaliste technicienne Kati Klee. Malgré leurs différences, Balla et Horrath s’allient contre la direction qui reste attachée à des méthodes et des points de vue obsolètes, mais en même temps tombent amoureux de la même femme, Kati Klee ! Le drame semble inévitable…

Vendredi 10 à 9h15* et samedi 11 à 16h – Cinéma Les Lobis

Présentation : Caroline MOINE et Ralf DITTRICH


Karla 
 
De Hermann de ZSCHOCHE (fiction, RDA, 1965, 128 min, N&B, VOSTF) avec Jutta Hoffmann, Jürgen Hentsch…
C’est l’histoire d’une jeune prof qui conteste l’opportunisme routinier et hypocrite de son entourage. Commençant juste sa carrière, elle découvre que les étudiants cachent leurs vrais pensées et sentiments et ne disent que ce que l’on attend d’eux. Elle essaie d’encourager de libres discussions sur des sujets tabous, s’efforçant de briser la suspicion et le cynisme. Sa hiérarchie, qui appartient à une génération de vieux communistes obéissants, s’inquiète de son action et s’efforce de la ramener dans le rang, ébranlant alors sa confiance dans la cause…

Samedi 11 à 13h30* – Cinéma Les Lobis

Présentation : Caroline MOINE et Ralf DITTRICH


Jarhgang 45 (Génération 45)

Jürgen BÖTTCHER (fiction, RDA, 1966, 94 min, N&B, VOSTF, DEFA) avec Monika Hildebrand, Rolf Römer…

Dans son seul film de fiction, le peintre et documentariste Jürgen BÖTTCHER a développé un style sensible caractérisé par un sens aigu de l’observation sociale et un rythme poétique. Inspiré par les néoréalistes italiens, et filmant dans le quartier, aujourd’hui à la mode, de Prenzlauer Berg, le film raconte l’histoire de Al et Li, a couple jeune marié. Al craint de perdre son indépendance et sa liberté et entend divorcer. Sans idée claire de son avenir, il erre dans les rues, à la recherche de son style de vie. Rejetant le style narratif conventionnel, ainsi que tout message idéologique clair, le film relate simplement la vie quotidienne et ordinaire de jeunes gens et est profondément enraciné dans la réalité des années 60. Contestant ouvertement la formule du Réalisme socialiste, Génération 45 est en termes esthétiques l’un des films les plus innovants de toute la production de la DEFA. Un film bien dans l’esprit de la Nouvelle Vague alors en vogue en Europe (on pense aussi à Forman et Polanski), qui réussit par ses anti-héros attachants, à souligner en creux, les attentes et les désillusions de jeunes nés en 1945…Bien qu’interdit, Il devint un modèle dans les années 80 pour son réalisme documentaire.

Vendredi 10 à 11h30* et 18h45* – Cinéma Les Lobis

Présentation : Caroline MOINE et Ralf DITTRICH


CARTE BLANCHE AU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’HISTOIRE DE PESSAC

Die weiβe Rose (La Rose blanche)

De Michael VERHOEVEN (fiction, RFA, 1982, 123 min, N&B, VOSTF, copie Goethe Institut de Lille) avec Lena Stolze, Wulf Kessler, Martin Benrath…

Hans SCHOLL et sa sœur Sophie étaient des membres du groupe de résistance anti nazie La Rose blanche qui regroupaient des étudiants de Munich et menaient des actions de propagande dénonçant la politique de conquête du Reich et des actes de sabotage dans les usines d’armement…Arrêtés et jugés de façon expéditive, ils furent exécutés.

Samedi 11 à 18h30* - Mardi 14 à 11h15 - Cinéma Les Lobis

Présenté par François AYME, délégué général du festival de Pessac


CARTE BLANCHE A LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE

Histoires d’A

Charles BELMONT et Marielle ISSARTEL (1973 1h29)
Documentaire militant sur l’interruption volontaire de grossesse, Histoires d’A a eu à endurer plusieurs interdictions officielles. Il fut diffusé illégalement partout en France et contribua beaucoup au mouvement de désobéissance civile qui s’organisa pour dépénaliser l’IVG. La loi Veil fut votée peu après.

Jeudi 9 octobre à 16h* – Cinéma Les Lobis G


Présenté par Hélène FLECKINGER, maître de conférences à l’université de Paris Vincennes-St Denis et Alain CAROU département de l’audiovisuel de la BnF.


Une caméra pour des femmes en lutte : vidéos féministes militantes des années 1970 (durée : 1h30)

Dans la foulée de mai 68, les féministes créent des groupes vidéo autonomes, informels et non mixtes, à l’image du MLF. Aux côtés des tracts, affiches, chansons et autres moyens d’expression, la vidéo nouvellement apparue devient un outil de contre-pouvoir et d’intervention, mais aussi de réflexion et de création. Elle participe directement aux mobilisations (avortement, contraception, viol, occupations et grèves), contribue à faire émerger la parole sur des sujets jusque-là inaudibles (sexualité, lesbianisme, vécu de la grossesse et de l’accouchement, prostitution, travail domestique), et à remettre en cause les médias hégémoniques, véhicules privilégiés des discours misogynes.

 Projection commentée d’extraits de Y’a qu’à pas baiser (1971-73), Les prostituées de Lyon parlent (1975), Maso et Miso vont en bateau (1976),

Vendredi 10 à 9h30* – Cinéma Les Lobis / Samedi 11 à 17h – Salle de fêtes de Vineuil G

Présenté par Hélène FLECKINGER, maître de conférences à l’université de Paris Vincennes-St Denis et Alain CAROU département de l’audiovisuel de la BnF.


CARTE BLANCHE AU CNC

Regards sur une révolution : comment Yukong déplaça les montagnes
 
Joris IVENS et Marceline LORIDAN IVENS (1972, 73 min, VOSTF)

Cet ensemble de quatre courts métrages, restaurés avec l’aide du CNC, sont issus de l’œuvre composée d’une douzaine de courts métrages et intitulée Comment Yukong déplaça les montagnes. Ils furent réalisés e à l’issue d’un long voyage dans la Chine de Mao Zedong qu’effectua ce fameux couple de cinéma que formaient Joris Ivens et Marceline Loridan-Ivens. Revoir ces films, c’est découvrir un document historique exceptionnel et un regard singulier et poétique sur une Chine qui commençait à s’ouvrir au monde.

. Histoire d’un ballon, le lycée n°31 à Pékin (1975, 18 min, César du court métrage en 1977)

. Entraînement au cirque de Pékin (1976, 18 min)

. Le professeur Tsien - Joris IVENS et Marceline LORIDAN IVENS (1976, 12 min)

. Les Artisans -Joris IVENS et Marceline LORIDAN IVENS (1976, 15 min)


Dimanche 12 octobre à 11h30* / Lundi à 16h45 - Cinéma Les Lobis G

Présenté par Marceline LORIDAN-IVENS, cinéaste, et par Béatrice de PASTRE, directrice des collections du CNC


CARTE BLANCHE A ARTE FRANCE

Syrie, instantanés d’une histoire en cours (2014, 52 min, ARTE France)

Un montage de courts métrages réalisés clandestinement en Syrie, conçu par le collectif de réalisateurs syriens Abou Naddara (littéralement « L’Homme aux lunettes » par référence à L’Homme à la caméra de Dziga Vertov), et diffusé par ARTE en mars 2014.Ces courts nous plonge dans l’intimité d’une société au bord du gouffre, alternant témoignages personnels et images poétiques, offrant les fragments d’une histoire inachevée dont les acteurs sont des Syriens ordinaires, visages et voix oubliés de la guerre. 

Samedi 11 à 11h30* – Cinéma Les Lobis G

Présenté par Charif KIWAN coordinateur du projet Abou Naddara et l’historienne Leyla DAKHLI (sous réserve)


RENCONTRE « WORK IN PROGRESS »

Vive l’anarchie ! De Tancrède RAMONET et Philippe SAADA (France, 2014, Temps noir – ARTE France)

Ce documentaire de 2 fois 52 minutes qui est en cours d’achèvement sera diffusé sur ARTE en 2015 fait écho à l’ouvrage publié par Gaetano MANFREDONIA, l’Histoire mondiale de l’anarchie (coédition Textuel / ARTE éditions). La rencontre permettra de se focaliser sur trois extraits projetés en avant-première, trois temps forts de cette histoire de l’anarchie, et d’évoquer de quelle façon l’écrit et de l’audiovisuel se complètent.


Samedi 11 à 18h30* – Auditorium de la BAG G

Présenté par le réalisateur Tancrède RAMONET et l’auteur Gaetano MANFREDONIA



Les Rebelles du foot

Gilles ROF et Gilles PEREZ (France, 2012, 90 min, 13 Productions, Cantobros, ARTE France)

Avec Eric Cantona pour guide, l’histoire de cinq footballeurs (Rachid Mekloufi, Socrates, Predrag Pasic, Carlos Caszely, Didier Droghba) qui surent dire non, par-delà les enjeux sportifs et mercantiles, pour défendre leur dignité et des valeurs humaines face à des pouvoirs d’oppression.

Dimanche 12 à 17h30 / Mardi 14 à 15h - Auditorium de la BAG G


Le Festival panafricain d’Alger

William KLEIN (Algérie-France-Allemagne, 1969, 112 min, N§B et couleur, VOSTF)
Ce moment euphorique d’espoir pour le continent africain que vinrent partager des artistes tels que Miriam Makéba, Nina Simone ou Archie Shepp a été immortalisé par William Klein et reste un témoignage irremplaçable de l’utopie que portaient les mouvements de libération africains et afro-américains.

Vendredi 10 à 16h* – Grand amphi, Ecole du Paysage (en prolongement de la communication sur Guy Hennebelle / Dimanche 12 à 20h30 – Auditorium de la BAG G

Présenté par Monique MARTINEAU-HENNEBELLE, directrice de publication de Cinémaction, et Sébastien LAYERLE, maître de conférences en histoire du cinéma à l’université Sorbonne nouvelle Paris 3, IRCAV.


CARTE BLANCHE A L’INSTITUT NATIONAL DE L’AUDIOVISUEL

Présentation d’une nouveauté INA : Le Site Décolonisations/Indépendances
– Un site de 300 vidéos sur la décolonisation et les indépendances produit par l’INA en partenariat avec la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du Ministère de la Défense

A travers des vidéos contextualisées par des historiens spécialistes. – dont certaines présentées pour la première fois - issues des fonds de l’INA et de l’ECPAD, le site Indépendances offre une expérience inédite à travers des regards croisés, « civils » et militaires, sur les processus d’indépendance des pays de l’ancien Empire colonial français.

Samedi 11 de 17h30* à 18h30 - Salle capitulaire, Conseil général

En présence d’Agnès SAAL, PDG de l’INA, de Laurent VEYSSIERE conservateur général à DMPA et de Delphine ROBIC DIAZ, maître de conférence et chercheuse G

Débat : « Archives audiovisuelles et documentaire : statuts, pratiques, enjeux »

Les images d’archive font l’objet d’un engouement croissant. Leur attrait se manifeste dans les domaines de la recherche, de l’enseignement, de la création. Elles sont également exploitées par les industries culturelles qui les portent à la connaissance d’un large public, parfois « relookées » par les techniques numériques. Ces usages multiples mettent en jeu de nombreuses questions scientifiques, juridiques, commerciales, archivistiques, éthiques.

Samedi 11 octobre de 19 h à 20 heures 15 – Cinéma Les Lobis G

Avec Fabien BEZIAT, réalisateur, Dominique BRIAND, formateur ESPE à St LÔ et Caen, Christine DOUBLET, productrice à Program 33, Sylvie LINDEPERG, professeure d’histoire du cinéma à l’université de Paris I Panthéon Sorbonne, Agnès SAAL, PDG de l’INA, Didier SAPAUT, président de l’ECPAD, débat animé par Anaïs KIEN, productrice déléguée de « La Fabrique de l’histoire » sur France Culture

Le débat sera suivi à 20h15 de la projection du Mystères d’Archives consacré à Pancho Villa

Pancho Villa  de Serge VIALLET (documentaire, Mystères d’archives, 2014, 26 min)

Entre 1914 et 1916, le chef révolutionnaire mexicain Pancho Villa tient en haleine l’opinion américaine, grâce à une couverture médiatique particulière du cinéma. Mais de favorable en 1914, les reportages se font hostiles à partir de l’attaque en 1916 de la petite ville de Columbus par Pancho Villa où une quinzaine d’Américains sont tués. Ils relaient complaisamment l’engagement des Etats-Unis traquant Pancho Villa. En décortiquant les images avec son œil aiguisé, Serge Viallet démontre que le cinéma est très tôt un enjeu pour la propagande !

Vendredi 10 à14 h* – Grand amphi, Ecole du Paysage / Samedi 11 à 20h15** – Cinéma Les Lobis G

Présenté par Joëlle OLIVIER, chargée du développement culturel à l’INA / **Présenté par Sylvie CAZIN productrice des Mystères d’archives


Le combat des noirs aux Etats-Unis

Deux reportages de la télévision font revivre le combat des Noirs pour les droits civiques en 1966-68

. La Marche des noirs du Mississippi  (Cinq colonnes à la une, 01/07/1966, 18 minutes, N&B.)

Une plongée au cœur de la « marche contre la peur » à travers l’Etat du Mississippi, où des militants revendiquent en marchant l’égalité entre les noirs et les blancs, avec la présence de Sammy Davis Jr et de Marlon Brando. Dans la ville de Jackson, point d’arrivée du cortège, Martin Luther King, James Meredith et Stokely Carmichael tiennent des discours enflammés.

. Black Panthers (01/05/1968, 13 minutes, N&B)

Ce document fut programmé par Cinq colonnes à la une mais non diffusé par l’ORTF. De ce fait, les images ne sont pas commentées par un journaliste. Elles témoignent de la vie quotidienne dans les quartiers noirs aux Etats-Unis ainsi que des meetings organisés par les Black Panthers. Interviews de militants qui affirment la notion de « black is beautiful » et entretien avec Huey Newton, leader politique emprisonné.

Vendredi 10 à 9h30* – Grand amphi, Ecole du Paysage / Dimanche 12 octobre à 16h45 – Grand amphi, Ecole du Paysage / Lundi 13 octobre à 14h – Auditorium de la BAG - Proposé par l’INA G

*Présenté par PAP N’DIAYE, historien de l’Amérique du Nord et de la condition noire, professeur à Sciences Po Paris et Joëlle OLIVIER, chargée du développement culturel à l’INA



Régis Debray, un rebelle en captivité

Militant à l’union des étudiants communistes, Régis Debray quitte la France en 1965 après l’obtention de son agrégation de philosophie, pour rejoindre Cuba et poursuivre son engagement politique auprès de Fidel Castro et de Che Guevara, en Bolivie. Il y est capturé en 1967 par les forces gouvernementales. Trois documents audiovisuels restituent à la fois le climat idéologique de l’époque et les conditions de détention du jeune rebelle et évoquent la polémique concernant la mort du Che Guevara.

Régis et la révolution

Zoom, magazine de André Harris et Alain de Sédouy. 13/06/1967, 15 min, N&B.
Ce reportage de Zoom, dans lequel s’expriment Jean-Paul Sartre et des amis de Régis Debray, permet de mesurer l’émotion que provoqua son arrestation de Régis Debray dans l’opinion publique et les milieux intellectuels de gauche.

Pottecher à Camiri » Panorama, 22/09/1967, 20 min, N&B. suivi de Verdict à Camiri Panorama, 17/11/1967, 11 min, N&B.

Dans ces deux documents poignants le journaliste Frédéric Pottecher bien connu pour ses chroniques judiciaires, suit au plus près le quotidien des parents de Régis Debray, venus soutenir leur fils dans l’attente de son procès à Camiri. Il interviewe ensuite un Régis Debray peu confiant sur son sort, qui se confie très librement. En effet il sera condamné à 30 ans de prison ferme par le tribunal militaire.

Vendredi 10 octobre à 11h30* – Cinéma Les Lobis / Lundi 13 à 18h - Auditorium de la BAG G - Proposé par l’INA

Présenté par François ROBINET, historien, maitre de conférences à l’université de Versailles-St Quentin-en-Yvelines et Joëlle OLIVIER, chargée du développement culturel à l’INA


La Grande Guerre des nations - Episode N°5 : Le Nerf de la Guerre
D’Eric DEROO (France, 2014, 60 min, INA/ECPAD)

L’éclatement du conflit a bouleversé un ordre économique qui semblait conduire à une ère de prospérité sans précédent. Mais sa prolongation et sa généralisation ont créé un choc d’une ampleur jusque-là inconnue, mettant en contact des peuples qui s’ignoraient, renversant des hiérarchies qui semblaient immuables.

Vendredi 10 à 17h30 – Cinéma Les Lobis G

Présenté par Eric DEROO, historien et cinéaste, et Gérald COLLAS, producteur à l’INA


Jeunes rebelles des années 60

Réalisés par une télévision qui se découvrait une mission sociologique, trois documents qui témoignent de différentes expressions de la rébellion sociétale des années 60.

Les jeunes du square Saint Lambert 

L’avenir est à vous, 10/12/1962, 28 minutes, N&B.
Rencontre avec « les jeunes du square Saint Lambert » (XVe arrondissement de Paris), dont certains ont été qualifiés par la presse de « blousons noirs », de « tricheurs ». Ils évoquent leurs problèmes quotidiens, familiaux, professionnels et évoquent leur plaisir à se retrouver pour rire, échanger, et s’extraire souvent d’un environnement social difficile.

La saison des beatniks 

Panorama, 20/05/1966, 24 minutes, N&B.
Entre New York et Paris, le reportage s’intéresse aux beatniks, de jeunes idéalistes engagés qui refusent les conventions sociales et la société bourgeoise de consommation et qui aux Etats Unis en particulier refusent la guerre du Vietnam.

Paroles d’un jeune rebelle : Daniel Cohn Bendit en mai 1968

Extrait de Zoom, 14/05/1968. « La révolte des étudiants », 7 min,
Dans ce reportage fameux la télévision donnait pour la première fois donne largement la parole aux étudiants et à leurs leaders. Daniel Cohn-Bendit, filmé dans sa chambre de Nanterre y qui explique les buts du mouvement.

Samedi 11 à 9h30* – Cinéma Les Lobis / Lundi 13 à 15h - Auditorium de la BAG - Proposé par l’INA G

Présenté par Ludivine BANTIGNY (historienne, Maître de conférences à l’université de Rouen, et par Joëlle OLIVIER, chargée du développement culturel à l’INA, Cinéma Les Lobis


COMMUNICATION D’ISABELLE VEYRAT MASSON : Thierry la fronde et autres rebelles de l’ORTF

Samedi 11 de 10h à 11h – Amphi 1, IUT site de la Chocolaterie


CARTE BLANCHE A CICLIC


LIBRES COURTS 
 

Ils sont notre épouvante, ils sont votre crainte (Victor Hugo) + logo Ciné’Fil et Lobis en plus petit

Sélection de courts métrages en partenariat avec Ciclic, l’association Ciné’fil et le cinéma Les Lobis. Durée du programme : 103 minutes, VF et VOSTF.
Qui sont les barbares, qui sont les civilisés ? Où est l’humanité ? Huit courts métrages contemporains présentent autant de portraits de rebelles luttant pour leur dignité, par la violence voire l’acte terroriste, mais subissant aussi la violence des régimes. Par leur montage, par leur humour grinçant, par leurs choix esthétiques, ces courts invitent le spectateur à réfléchir et saisir toute la complexité de l’acte de rébellion.

. Matti Ke Lal, Fils de la Terre

Elisabeth Leuvrey (1998, documentaire, 18 minutes)
En Inde, rencontre avec Guru Hanuman Ji, 98 ans, né avec le siècle et nourri du sentiment de libération pour l’indépendance : une légende vivante de la lutte dans son pays.

. Ya Basta !

Gustave Kerven et Sébastien Rost (2010, Fiction, 11 minutes)
Deux handicapés mentaux, aidés par leurs éducateurs, réalisent le hold-up du siècle.

. Sous la lame de l’épée

Hélier Cisterne (2011, fiction, 12 minutes 30)
Tom a seize ans. Effacé et secret, il a fait de son invisibilité un refuge, une ligne de fuite.

. Tussilago

Jonas Odell (2010, animation, 15 minutes)
L’histoire du terroriste ouest-berlinois Norbert Kröcher, arrêté à Stockholm le 31 mars 1977…

. Les Barbares

Jean-Gabriel Périot (2010, documentaire, 5 minutes)
Nous, plèbe, nous, barbares.

. Killing the chickens to scare the monkeys

Jens Assur (2011, fiction, 23 minutes)
En Chine, les conséquences imprévues de la politique nationale sur la vie d’une jeune femme.

The Devil

Jean-Gabriel Périot (2012, documentaire, 8 minutes)
Vous ne savez pas qui nous sommes…

. The Revolution Hunter

Margarida Rêgo (2014, documentaire, 11 minutes, VOSTA)
Tout commence avec une photo prise en 1974 juste après la révolution portugaise à Lisbonne…

Samedi 11 à 14h* / Dimanche 12 à 11h30* – Cinéma Les Lobis

Présenté par Marie-Laure BOUKREDINE (Ciclic) et la réalisatrice portugaise Margarida REGO.



PATRIMOINE FILMIQUE

Le Ciné-club des établissements Cadoux (1950-1990)

Une mémoire filmée de l’émancipation ouvrière et de la lutte militante en Touraine. Les ateliers de réparation ferroviaire de Saint-Pierre-des-Corps existent depuis 1910. Dans les années 1950, les salariés créent un ciné-club au sein de l’établissement. Ils y projettent des films et se confrontent eux-mêmes à la réalisation en 16 mm, puis en super 8. Ciclic propose de découvrir ces films, d’abord conçus comme des reportages sur les activités socio-culturelles du comité d’entreprise, puis devenus de véritables outils pour soutenir les luttes sociales.

Dimanche 12 octobre à 14h* - Cinéma Les Lobis - proposé par CICLIC G

Présenté et commenté par Dominique MAUGARS (ancien cheminot des établissements Cadoux, membre du ciné-club, et réalisateur), Maxime GREMBER (Ciné-Archives, fonds audiovisuel du Parti communiste français - Mouvement ouvrier & démocratique) et Jean-Benoît PECHBERTY (Ciclic).


LYCEENS ET APPRENTIS AU CINEMA

. Bonnie and Clyde

Arthur PENN (Etats-Unis, 1967, 112 min, VOSTF) avec Mabel Cavitt, Warren Beatty…
Un film présenté dans le cadre de l’opération Lycéens au cinéma 2014/15
Tout le monde connaît leur nom. Bonnie et Clyde : deux amants révoltés et hors-la-loi ayant sévi durant la Grande Dépression des années 30 aux Etats-Unis… De braquages en embuscades, de meurtres en cavales, ils deviendront célèbres, inspirant admiration et dégoût. Thriller prenant et violent, le film d’Arthur Penn retrace leur histoire. Ce film de gangsters devenu culte a été réalisé un an avant les événements de 1968.

Dimanche 12 à 16h* – Cinéma Les Lobis

Présenté par un chargé de mission pédagogique à Ciclic


CARTE BLANCHE A L’INSTITUT JEAN VIGO DE PERPIGNAN

If...

Lindsay ANDERSON (Angleterre, 1968, 111 min, N&B et couleur, VOSTF, Solaris Distribution) avec Malcolm McDowell, David Wood… Palme d’Or Festival de Cannes 1969. Précédé de Zéro de conduite Jean VIGO (France, 1933, 41 min, N&B) avec Louis De Gonzague, Raphaël Diligent…

Dans un collège anglais, discipline rigide et brimades sont le lot des élèves. Suite à une punition brutale, trois d’entre eux organisent la révolte…Un film resté culte pour beaucoup, réalisé dans le sillage de mai 1968 par un des maîtres du cinéma engagé anglais. En quelques scènes d’anthologie et grâce à la force subversive d’un Malcolm Mac Dowell au charisme inquiétant, le film réussit à passer du pamphlet satirique à la fable onirique. En première partie revoir le Zéro de conduite de Jean Vigo permettra de constater l’hommage que Lindsay Anderson souhaitait rendre à ce film emblématique de toutes les rébellions…


Jeudi 9 à 9h15 / Dimanche 12 à 14h* / Mardi 14 à 16h– Cinéma Les Lobis

Présenté par Michel CADE, directeur de l’Institut Jean Vigo de Perpignan.


CARTE BLANCHE A L’ASSOCIATION CINE’FIL DE BLOIS

Maïdan

Sergueï LOZNITSA (Ukraine-Pays-Bays, 2014, 127 min, VOSTF, Hors compétition au Festival de Cannes 2014, ARP Sélection)

Maïdan, c’est la place centrale de Kiev, capitale de l’Ukraine. Dès novembre 2013, c’est là que des citoyens de tous âges se sont rassemblés pour protester contre le régime du président Ianoukovitch. De novembre à mars, jusqu’à sa démission, Sergeï Loznitsa, cinéaste révélé par ses fictions (My joy, Dans la brume) a filmé Maïdan, sa foule, sa ferveur, son courage, laissant parler les images et les sons. « En longs plans fixes, sans commentaire, il capte au plus près la pagaille d’une émotion populaire. On n’a jamais été aussi près de l’Histoire, le soulèvement de Maïdan évoquant toutes les révoltes passées. » Source Télérama

Mercredi 8 à 14h, samedi 11 à 16h15, mardi 14 à 21h, vendredi 17 à 18h – Cinéma Les Lobis


On a grèvé

Denis GHEERBRANDT (France, 2013, 70 min, Zeugma Films)

Elles s’appellent Oulimata, Mariam, Géraldine, Fatoumata… elles sont une quinzaine de femmes de chambres et pendant un mois elles vont affronter le deuxième groupe hôtelier d’Europe. Elles n’acceptent plus le salaire à la chambre, les heures données au patron, le mal de dos qui les casse et le mépris dans lequel elles sont tenues.

Jeudi 9 à 18h, Samedi 11 à 18h30*, lundi 13 à 18h – Cinéma Les Lobis
*

Présenté par le réalisateur Denis GHEERBRANDT


Quadrophenia


Franc RODDAM (Fiction, Royaume-Uni, 1979, 1h57, VOSTF Solaris Distribution)
Avec Phil Daniels, Mark Wingett


Londres, 1964. Pour Jimmy, être membre des Mods ne se limite pas à sa façon de s’habiller, de se gaver d’amphétamines ou encore de rouler en scooter. C’est avant tout un mode de vie. Libre transposition de l’opéra rock des Who, ce film est une œuvre puissante sur l’aliénation d’une génération et son impasse existentielle. Un naturalisme mélancolique se dégage de l’âpreté de la photographie, porté par l’étrange beauté de la musique.


Mercredi 8 à 14h, Dimanche 12 à 17h, lundi 13 à 14h, mardi 14 à 18h15 – Cinéma Les Lobis


Sacco et Vanzetti



Giuliano MONTALDO (fiction, Etats-Unis, Italie, 1971, 2h, VOSTF, Carlotta films) Avec Gian Maria Volonte, Riccardo Cucciola, Cyril Cusack...


New York, 1920. Deux Italiens anarchistes, Nicolas Sacco, cordonnier, et Bartolomeo Vanzetti, marchand de poissons, sont arrêtés et accusés du meurtre de deux hommes. Fred Moore, leur avocat, démontre leur innocence mais le procureur et le juge développent une argumentation imprégnée de xénophobie et de paranoïa antibolchevique. Le jury condamne à mort les deux Italiens. Un film qui marqua toute une génération et dont on fredonne toujours la ballade écrite par Ennio Morricone et chantée par Joan Baez « Here’s to you Nicolas and Bart… 

Mercredi 8 à 21h, vendredi 10 à 9h30, dimanche 12 à 9h30, lundi 13 à 16h – Cinéma Les Lobis



Le Rebelle


KING VIDOR (Fiction, Etats-Unis, 1949, 1h54, VOSTF, Swashbuckler Films ) Avec Gary Cooper, Raymond Massey, Patricia Neal...


Howard Roark, jeune architecte visionnaire et individualiste, est renvoyé de son université pour cause de divergences avec la norme architecturale environnante. Sa carrière est sauvée in extremis quand il est embauché par Henry Cameron, architecte aux mêmes vues que lui… Mais quelques années plus tard Cameron a sombré dans l’alcoolisme. Roark acceptera-t-il de renoncer à ses idéaux et à son intégrité pour complaire aux commanditaires ? Une œuvre fulgurante inspirée de la biographie de Frank Lloyd Wright.


Vendredi 10 à 14h*, dimanche 12 à 17h30, Mardi 14 à 9h45 – Cinéma Les Lobis

*Présenté par Annie FOURCAUT, professeur à l’Université de Paris I


CARTE BLANCHE A CINE DIMANCHE AUX LOBIS

Les Trois Brigands

Hayo FREITAG (Animation, Allemagne, 2007, d’après l’album de Tomi UNGERER)
Trois méchants brigands détroussent les voyageurs et amassent leurs fortune dans une caverne…Mais le jour où ils dévalisent une diligence dans laquelle se trouve une petite orpheline, Tiffany, leur destin va changer. Un film qui restitue la magie des contes et permet de travailler sur les « petites peurs… « On se régale d’un bout à l’autre dans ce long-métrage drôle et tendre, riche en rebondissements et en personnages hauts en couleur. Mention spéciale pour le graphisme en 2D, dont les couleurs volontairement saturées soulignent le caractère fantastico-comique du récit… » Ciné Obs 2007.

Proposé dans le cadre de la programmation de Ciné Dimanche des Lobis.

Mercredi 8 à 9h45 / Dimanche 12 à 16h – Cinéma Les Lobis



D’AUTRES FILMS DE FICTIONS…

Spartacus 

Stanley KUBRICK (Etats-Unis, 1960, 198 min, couleur, VOSTF, Swashbuckler Films) avec Kirk Douglas, Jean Simmons…

73 av. J-C, Italie. Venu de Libye, Spartacus est esclave. Entraîné à se battre, sa fierté et sa ténacité l’amènent à briser ses chaînes, entraînant dans sa rébellion des milliers d’esclaves. Initiée par Anthony Mann, cette grande production fut achevée par Stanley Kubrick, et marqua l’histoire du cinéma épique. 

Mercredi 8 à 17h30 / Jeudi 9 à 16h / Lundi 13 à 19h30 – Cinéma Les Lobis


Michael Kohlhaas

Arnaud Des PALLIERES (France-Allemagne, 2013, 122 min, VOSTF, adapté librement du roman de Kleist, Les Films du Losange) avec Mads Mikkelsen, Mélusine Mayance…

Au XVIème siècle, Michaël Kohlhaas, prospère marchand de chevaux, mari aimant et père attentif est victime d’un seigneur inique. Demandant en vain réparation, il opte pour une rébellion violente, animé par une soif de justice et une volonté de vengeance…Transposée dans les Cévennes protestantes, cette sobre adaptation de Kleist est d’une âpre beauté, portée par un acteur puissant, Mads Mikkelsen.

Jeudi 9 à 9h30 / Lundi 13 à 18h / Mardi 14 à 14h– Cinéma Les Lobis





Les Chants de Mandrin

Rabah AMEUR-ZAIMECHE (France, 2011, 97 min, MK2 Diffusion) avec Jacques Nolot, Christian Milia-Darmezin…

Après l’exécution du célèbre Louis Mandrin, hors la loi et héros populaire du milieu du XVIIIème siècle, ses compagnons risquent l’aventure d’une nouvelle campagne de contrebande dans les provinces de France. Ils écrivent aussi des chants en l’honneur de Mandrin, les impriment et les distribuent aux paysans…Un cinéma historique d’une grande beauté qui s’inscrit dans le sillage esthétique et politique des Camisards de René Allio.

Mercredi 8 18h / Dimanche à 12h / Mardi 14 à 9h30– Cinéma Les Lobis


Jeremiah Johnson

Sydney POLLACK (Etats-Unis, 1972, 110 min, VOSTF) avec Robert Redford, Will Geer.

Jeremiah Johnson s’enfonce dans les Rocheuses, fuyant la civilisation. Il rencontre des Indiens, avec qui il noue un lien de confiance et de partage. L’entente est de courte durée, et il doit faire face à la révolte et à la violence… Redford marque ce western renouvelé de la force de son interprétation. Inspiré d’un personnage réel qui défraya la chronique de l’Ouest, et qui nourrirent de nombreux récits, repris et publiés en 1958 par Raymond W. THORP et Robert BUNKER dans un livre Jeremiah Johnson, le mangeur de foie, un petit chef d’œuvre de la littérature folklorique américaine. Sydney Pollack a porté à l’écran cette ode au monde sauvage, certes en édulcorant un peu la violence mais en portant à leur incandescence les mythes d’êtres hauts en couleur, rebelles sans pitié, qui ont forgé une part de l’esprit américain.

Mercredi 8 à 18h / Jeudi 9 à 9h30 / Samedi 11 à 9h15* - Cinéma Les Lobis

Présenté par Xavier DAVERAT, spécialiste du western et de la littérature populaire américaine


Le Tambour

Volker SCHLÖNDORFF (Pologne-RFA-France, 1979, 162 min, VOSTF, Tamasa Distribution) d’après le roman éponyme de Günter Grass avec David Bennent, Mario Adorf. Palme d’Or festival de Cannes en 1979. Oscar du meilleur film étranger 1980

Avec quel fracas Günter Grass n’a-t-il pas fait irruption dans la littérature mondiale, avec son Tambour, en 1959 ! Vingt ans plus tard, Volker Schlöndorff transpose à l’écran la violence de ce choc littéraire : deux chefs-d’œuvre sous un même titre… L’action ? Grass lui-même en a proposé le résumé le plus concis : « Un garçon de trois ans interrompt sa croissance. » Nain volontaire, ultralucide, vandale, parricide, monstrueux dans tous les sens du terme, Oskar Matzerath raconte l’histoire allemande vue par un fou, au son de son tambour, l’instrument de sa révolte…Cela se passe à Dantzig, sous le Troisième Reich, à la veille de la Seconde Guerre mondiale…Thomas SERRIER

Mercredi 8 à 9h / Dimanche 12 à 9h15* /Lundi 13 à 14h – Cinéma Les Lobis

Présenté par Thomas SERRIER, maître de conférences invité à la Viadrina de Francfort sur Oder, spécialiste de l’œuvre de Günter Grass


Les Quatre cents coups

François TRUFFAUT (France, 1959, 93 min, N&B, MK2 Diffusion, Prix de la mise en scène au festival de Cannes 1959) avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier…

Paris, années 50. La vie d’Antoine, 12 ans, se partage entre l’appartement dans lequel il vit avec une mère peu aimante, et l’école qui l’ennuie : un carcan trop rigide pour cet enfant épris de liberté, dont l’esprit rebelle va s’affirmer... Premier film de Truffaut, il marqua les débuts de la Nouvelle Vague et aussi son compagnonnage avec l’acteur Jean-Pierre Léaud, un peu son double, dont le naturel est stupéfiant. On y trouve déjà les caractéristiques de l’oeuvre future du cinéaste, l’enfance, l’éducation, la psychologie et un ton très attachant.

Mercredi 8 à 9h30 / Samedi 11 à 20h15* / Mardi 14 à 10h30 – Cinéma Les Lobis

Film présenté par Antoine de BAECQUE, critique et professeur de cinéma à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm


Zabana !

Saïd OULD-KHELIFA (Algérie, 2012, 107 min, VOSTF, sélectionné au Festival international de Toronto 2012, Prix du public au Festival du Buenos-Aires 2012) Avec Imad Bencheni, Nicolas Pignon, Anne Richard, Khaled Benaïssa

Alors que François Mitterrand est ministre de la Justice, Ahmed Zabana, nationaliste algérien de 30 ans est exécuté le 19 juin 1956 : il est le 1er guillotiné de la Guerre d’Algérie… Semblable à La Bataille d’Alger de Pontecorvo par son sujet et son style, Zabana ! est une puissante critique du système de justice français ainsi qu’un aperçu de la vie d’une icône algérienne oubliée.

Jeudi 9 à 16h* / Vendredi 10 à 13h30*– Cinéma Les Lobis

Présenté par le réalisateur Saïd OULD-KHELIFA, et par Raphaëlle BRANCHE, professeur à l’université de Rouen, spécialiste de la Guerre d’Algérie


Le Rebelle

Gérard BLAIN (France, 1980, 105 min, scénario André de Baecque, musique Catherine Lara, droits : Paul Blain) avec Patrick Norbert, Michel Subor, Isabelle Rosais

Pierre, jeune révolté désoeuvré qui refuse toute idéologie, se voit contraint pour protéger sa jeune sœur après la mort de leur mère de rechercher un travail. Un jeune promoteur lui propose son aide en échange de faveurs homosexuelles qu’il refuse… « Révolte contre la misère et contre le pouvoir, un film douloureux d’une grande tendresse » (Guide des films Tulard)

Samedi 11 à 11h*– Cinéma Les Lobis

Présenté par Antoine de BAECQUE, historien et critique, professeur à l’Ecole Normale supérieure de la Rue d’Ulm


Les Sœurs Quispe

Sebastian SEPULVEDA (Chili-France-Argentine, 2013, 80 min, VOSTF, Nour Films) avec Dina Quispe, Catalina Saavedra…

1974, Chili, trois sœurs vivent retirées sur leur altiplano andin occupées à leur élevage ovin. Quand la dictature de Pinochet bannit le métier de berger, les voilà qui deviennent des exclues et des rebelles malgré elles…Filmé avec sobriété dans d’immenses paysages sauvages, la menace hors champ et la solidarité ancestrale de la fratrie donnent à ce drame silencieux une dimension poétique et authentique.

Mercredi 8 à 16h / Vendredi 10 à 18h30 / Mardi 14 à 18h30 – Cinéma Les Lobis


AVANT-PREMIERE EN CLÔTURE DU CYCLE

L’homme du peuple

Andzrej WAJDA (fiction, 2013, 127 min, VOSTF, sélectionné au festival international du Film d’Histoire de Pessac en 2013 et à la Mostra de Venise 2013, Hugo d’argent pour le meilleur acteur à Robert Wieckiewicz au Festival international du Film de Chicago 2013. Avec Robert Wieckiewicz, Agnieszka Grochowska, Iwona Bielska
De la révolte ouvrière des années 70 aux grandes grèves de Gdansk et à la naissance de Solidarnosc, jusqu’à la fin des années 80, et l’accession à la présidence de la Pologne et le couronnement du Prix Nobel de la paix, une évocation de la vie de Lech Walesa, petit électricien devenu leader syndical, figure de la résistance au communisme ! Un « biopic » de cette légende vivante du mouvement qui a contribué à l’effondrement du bloc soviétique par une autre légende vivante du cinéma polonais, Andzrej Wajda, qui achève là sa trilogie politique commencée avec L’Homme de marbre et L’Homme de fer


Dimanche 12 à 19h – Cinéma Les Lobis


... ET D’AUTRES FILMS DOCUMENTAIRES

AVANT-PREMIERE

Protest !

Jérôme FRANCE (France, 2014, 109 min, VOSTF)

Depuis 2008 et la crise, de nouvelles formes de contestations se sont développées en Europe, sa baptisant souvent « Les Indignés ». Dénonciation du nucléaire et du gaz de schiste, de la dictature des marchés sur l’Europe libérale, etc., ils réinventent la protestation directe et un certain sens du collectif. Jérôme France s’est immergé dans ces mouvements, en France, en Espagne, en Belgique et en Grèce et leur donne la parole.

Vendredi 10 à 18h* - Amphi Ecole du Paysage / Samedi 11 à 21h30*, Auditorium de la BAG G

Présenté par le réalisateur Jérôme FRANCE


AVANT-PREMIERE

Elles étaient en guerre

Fabien BEZIAT et Hugues NANCY (documentaire, 2014, 90 min, Program 33, avec le soutien de France 3, version colorisée et version noir et blanc
La Grande Guerre vue du côté des femmes : quelques destins d’exception comme Marie Curie, la scientifique, Edith Warton, l’humanitaire, ou Rosa Luxemburg, la révolutionnaire, mais aussi ces mères et épouses qui durent remplacer les hommes au travail et soutenir moralement les combattants. Un récit tout en archives, dit par la voix vibrante de Nathalie Baye, qui révèle avec précision et sensibilité le rôle décisif qu’elles ont joué et leur contribution à l’éveil féministe.

Samedi 11 à 11h15* (en version colorisée) – Cinéma Les Lobis / Dimanche 12 à 18h30 (en version noir et blanc) – Auditorium de la BAG G

Présenté par le réalisateur Fabien BEZIAT et la productrice Christine DOUBLET


Résistance naturelle

Jonathan NOSSITER (France-Italie, 2014, 83 min, VOSTF, Rezo Films)
Elena, Giovanna, Stefano, Corrado sont des vignerons rebelles qui, en Italie, luttent contre la vinification standardisée et les lois du marché, par souci patrimonial et écologique, en refusant tout emploi chimique. Caméra au poing, Jonathan Nossiter suit ses amis frondeurs dans les vignes, s’attable avec eux, sous le soleil de Toscane ou des Marches…

Vendredi 10 à 16h* / Lundi 13 à 9h45 / Mardi 14 à 16h30 – Cinéma Les Lobis

Présenté par Thibaut BOULAY*, maître de conférences à l’université de Tours


Les Ponts de Sarajevo

(2013, 114 min, VOSTF, Rezo Films / Cinétévé, avec le soutien de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale)Courts métrages réalisés par Kamen KALEV, Vladimir PERISIC, Leonardo Di COSTANZO, Angela SCHANELEC, Cristi PUIU, Jean-Luc GODARD, Sergei LOZNITSA Marc RECHA, Aida BEGIC, Teresa VILLAVERDE, Vincenzo MARRA, Isild Le BESCO, Ursula MEIER. Animations réalisées par François SCHUITEN et Luis de MATTA ALMEIDA. Direction artistique : Jean-Michel FRODON.

De l’attentat du 28 juin 1914 contre l’archiduc François Ferdinand au siège des années 1992-1995, c’est l’histoire tragique de l’Europe qui s’est incarnée dans le destin de la ville de Sarajevo. Dans une grande diversité d’écriture, treize réalisateurs européens livrent leurs visions singulières de cette histoire, dans des registres aussi divers que la reconstitution historique, la balade photographique, la comédie humoristique ou dramatique, ou le poème visuel…


Jeudi 9 à 14h / Vendredi 10 à 16h15 / Lundi 13 à 9h30 – Cinéma Les Lobis


Ghosts of Amistad : In the Footsteps of the Rebels (Les Fantômes d’Amistad : dans les pas des rebelles)

Marcus REDIKER and Tony BUBA, Etats-Unis, 2014, 58 min, VO en anglais non sous-titrée

Chroniques d’un voyage effectué par l’historien américain Markus REDIKER au Sierra Leone en 2013, à la recherche de la mémoire locale de la rébellion de l’Amistad (1839) et des ruines enfouies du comptoir esclavagiste Lomboko : une tentative pour faire resurgir une histoire oubliée de la lutte contre l’esclavage.
Vendredi 10 à 16h* – Cinéma Les Lobis G

Présenté par Markus REDICKER


1725-1755, les années Mandrin

Jean-Max PETEAU et Michèle LAURENCE (France, 2014, 52 min, proposé par les Archives de France et les Archives départementales de Savoie en écho à l’exposition « Mandrin et la contrebande » à l’Ecole du Paysage)

Contrebandier et rebelle, tel est resté dans l’imaginaire collectif Mandrin, qui marqua la vie de la Savoie et du Dauphiné, au temps du règne de Louis XV, alors que montaient en puissance les fermiers généraux. Ce documentaire restitue à l’aide d’archives la vérité du personnage. Un contrepoint éclairant au film de Ameur Zaïmèche, Les Chants de Mandrin.

Samedi 11 à 10 h45* – Grand amphi, Ecole du Paysage / Mardi 14 à 17h – Auditorium de la BAG G
Présenté par le réalisateur Jean-Max PETEAU et Jean LUQUET, conservateur des Archives départementales de la Savoie

Dans le prolongement de la projection : Le Contrebandier Mandrin : une communication par Jean LUQUET
-  Samedi 11 de 13h30 à 14h30 – Grand amphi, Ecole du Paysage


Jossot de Gustave à Abdul Karim

Marc FAYE (France, 2014, 52 min, Girelle production/France TV/BipTV/TV Tours, avec les soutiens des régions Bourgogne, Aquitaine et Centre)
1905. Gustave Jossot, caricaturiste et affichiste dijonnais, anticlérical, anticonformiste et anti-autorités de toutes sortes réalise l’une des premières affiches politiques en France : « A bas les calottes ! ». 1913, il s’installe définitivement en Tunisie et se convertit à l’Islam… Portrait d’un artiste entre Occident et Orient, qui agit à rebours des idées de son temps.


Jeudi 9 à 15h45 / Samedi 11 à 14h45*– Grand amphi, Ecole du Paysage / Mardi 14 à 14h –Auditorium de la BAG G

Présenté par le réalisateur, Marc FAYE.


Tout seul avec mon cheval dans la neige, Axel Bougousslavsly

Alexandre BARRY (France, 2014, 72 min, Les Films du Tamarin)

Axel Bougosslavski jouait le rôle d’Ernesto dans Les Enfants de Marguerite Duras, le rebelle génial par son refus « d’apprendre ce que l’on ne sait pas » …. Cet acteur poète qui a travaillé aussi avec Claude Régy et Manuel de Oliveira est un homme enfant de 76 ans qui mène une vie solitaire et vit dans un monde original, dans une expérience de vie à la lisière de l’extrême en marge d’une société dont il fuit les conventions qui lui sont étrangères. Le regard qu’il porte sur les choses et les êtres est d’une absolue singularité.

Samedi 11 à 19h45* - Fondation du Doute / Mardi 14 à 20h15 – Auditorium de la BAG G

Présenté par Agnès De GRAAFF de l’association Ciné’Fil


Solovki, la bibliothèque disparue

Olivier ROLIN et Elisabeth KAPNIST(France, 2013, 54 min, Ex Nihilo)

Dans les années 30, les îles Solovki au nord de l’URSS ont accueilli des milliers de condamnés du Goulag. Dans cet enfer concentrationnaire stalinien, l’existence d’une bibliothèque a pu représenter une forme de résistance. Olivier Rolin part à la recherche de ces livres disparus…Une approche sensible de l’histoire tragique de l’URSS, une façon aussi de mieux comprendre la Russie d’aujourd’hui, avec comme guide, un écrivain amoureux de la langue et de la culture russes, Olivier Rolli, et une cinéaste d’ascendance russe, Elisabeth Kapnist.

Jeudi 9 à 14h / Samedi 11 à 20 h* / Grand amphi Ecole du Paysage - Lundi 13 à 20h– Auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire G

Présenté par la réalisatrice Elisabeth KAPNIST


Pierre Rabhi, au nom de la terre

Marie-Dominique DHELSING (France, 2013, 98 min, Nour Films) dans le cadre du Projet Quinière

Paysan engagé, écrivain et penseur, Pierre Rabhi milite depuis des années en faveur de l’agro-écologie, et d’un mode de vie qui ne soit plus basé sur la surconsommation, qui engendre mal-être et désillusions. Ce documentaire suit son chemin, du désert algérien à son expertise internationale en sécurité alimentaire et nous invite à découvrir sa pensée et son projet de société fondé sur une « sobriété heureuse.

Vendredi 10 à 11h30* – Grand Amphi, Ecole du Paysage /Vendredi 10 à 14h30* – Espace Quinière G

Présenté par Marie-Dominique DHELSING


Les Trois vies du chevalier

Dominique DATTOLA (France, 2013, 1h50, Azoth Studio / Cinéode Distribution, Prix de l’Initiative laïque passée et présente aux RVH 2013)

L’Affaire du Chevalier de la Barre, qui fut jugé et condamné à mort pour blasphème car n’ayant pas salué une procession, et que Voltaire défendit avec ardeur comme emblème de son combat contre l’obscurantisme et l’intolérance et pour la liberté de pensée. Retour sur les lieux de cette histoire en compagnie de nombreux spécialistes.

Jeudi 9 à 18h* / Lundi 13 à 9h30 à Cinéma Les Lobis G

Présenté par le réalisateur Dominique DATTOLA


Quand Sisyphe se révolte* / Camus de l’absurde à la révolte**

Abraham SEGAL (France, 2013, *90 min et **56 min, Zeugma Films/Films en Quête) avec Marion Richez, Catherine Camus, Edgar Morin, Robert Badinter, etc.

Une investigation documentaire tournée entre France, Algérie et Grèce, avec les écrits de Camus comme viatique, et les réflexions et les témoignages d’exégètes et de familiers de Camus comme guides… Plonger dans les sources de sa pensée, comme les mythes grecs, et saisir les résonances actuelles que celle-ci entretient dans notre monde traversé par les migrations, les contestations, les terrorismes, c’est découvrir combien l’auteur de L’Homme révolté est un guide d’une profonde sagesse. Un film à découvrir dans une version courte (Camus de l’absurde à la révolte**) ou une version longue (Quand Sysiphe se révolte*)

Vendredi 10 à 11h30** / Samedi 11 à 9h30* / Mardi 14 à 9h30** – Cinéma Les Lobis G

Présenté par le réalisateur, Abraham SEGAL


Qui a tué Poulain Corbion ?

Jean KERGRIST (France, 2013, 50 min…)

En 1799, un détachement de plus 1000 chouans déferlait sur Saint Brieuc (alors Port Brieuc) et libérait la prison. Le commissaire exécutif du Directoire Poulain Corbion était tué lors de cet épisode. Victime d’une balle perdue en fuyant ? Ou bien les armes à la main pour défendre la République ? Jean Kergrist enquête et fait revivre ce face entre chouans et républicains, entre deux conceptions de la rébellion.

Samedi 11 à 16h* – Grand amphi, Ecole du Paysage / Mardi 14 à 16h – Auditorium de la BAG G

Présenté par le réalisateur Jean KERGRIST.


Jean-Richard Bloch, la vie à vif

Marie CRISTIANI (France, 2013, 52 min, Anekdota Productions/France Télévision)

Intellectuel, juif, communiste, écrivain engagé, Jean-Richard Bloch reste une personnalité marquante mais méconnue de l’entre-deux-guerres. A travers sa correspondance et son œuvre, Marie Cristiani revient sur son parcours de rebelle, à la fois tragique et lumineux.

Samedi 11 à 13h* – Cinéma Les Lobis / Dimanche 12 à 17h30* (SR), Café Fluxus, Fondation du Doute / Lundi 13 à 16h – Auditorium de la BAG G

Présenté par la réalisatrice Marie CRISTIANI, le producteur Didier ROTEN, le directeur de l’antenne de France 3 Poitou-Charentes Alain CHOLLON et L’historien Alain QUELLA-VILLEGER



Résistance dans les Alpes

Bernard FAVRE (France, 2013, série de 13 épisodes, production de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain).

Dans une démarche d’histoire orale, Bernard Favre a recueilli la parole de ceux qui s’engagèrent dans la Résistance : enfants de paysans, d’ouvriers, de commerçants, d’instituteurs, devenus des Robins des bois…Plongeant dans leur mémoire, chacun de ces résistants expriment le sens qu’ils donnèrent alors à leur vie qui et nous transmettent une utile et belle leçon de courage. Conçu selon le principe de la série, ce sont trois épisodes qui sont proposés dans le cycle ci
néma : 1-Rebelles (38 min) /2-Les Réfractaires (37 min) / 3- Libération (45 min)


(1) Samedi 11 à 13h* -Cinéma Les Lobis/ (2) Dimanche 12 à 13h15*–Auditorium de la BAG / (3) Dimanche 12 à 16h30* – Café Fluxus Fondation du doute G

Présenté par le réalisateur Bernard FAVRE et Marion GRANGE, directrice de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain


Les Enfants perdus ; une histoire de la jeunesse délinquante

Valérie MANNS (France, 2013, 68 minutes, Ex Nihilo, INA, France Télévisions) Précédé de Le Square des Batignolles (reportage de Cinq colonnes à la une du 4 novembre 1960, 17 min, ORTF/INA)

Des « Voleurs de poules » aux « Blousons noirs » des années 50, des « Loubards » des années 70 aux « Zoulous »des années 90 jusqu’à la « Racaille » des années 2000, chaque époque a construit un regard sur la jeunesse délinquante. De très belles archives émaillent ce documentaire qui donne la parole au juge, au sociologue mais surtout s’ouvre à des témoignages poignants de ces « enfants perdus ».

Jeudi 9 à 17h30 – Grand amphi, Ecole du Paysage / Mardi 14 à 19h – Auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire G

Présenté avec le concours de l’ARAPEJ


Lebo, l’ombre et la lumière

Thierry BOURCY (France, 2007, 60 min, Striana)

Un portrait en forme d’enquête du fameux producteur du cinéma français des années 70 et 80, et éditeur et ami de Guy Debord … Un homme partagé entre les feux du 7ème Art et l’ombre des situationnistes, mystérieusement assassiné en 1984.

Vendredi 10 à 18h30 - Café Fluxus, Fondation du Doute / Lundi 13 à 17h – Auditorium de la BAG G


Révolutions mode d’emploi

Tania RAKHMANOVA et Vincent JAUVERT (France, 2006, 53 min, Arte France et Quark Productions)

Les "faiseurs de révolution" en Serbie, en Géorgie (la « révolution des roses »), en Ukraine (la « révolution orange » de 2004), en Azerbaïdjan, racontent comment la démocratie gagne l’Europe de l’Est ou parfois échoue…Qui sont ces « rebelles » démocrates ? Comment agissent-ils ? Une enquête sur l’ingénierie d’une révolution moderne, aux résonances toujours actuelles.

Samedi 11 à 17h45* – Grand amphi, Ecole du Paysage / Lundi 13 à 19h – Auditorium de la BAG G

Présenté par la réalisatrice, Tania RAKHMANOVA et le journaliste Vincent JAUVERT (Le Nouvel Observateur)


LE PRIX RENDEZ-VOUS DE l’HISTOIRE DU DOCUMENTAIRE HISTORIQUE

LE GRAND PRIX

La Découverte ou l’ignorance. Histoire de mes fantômes bretons

De Vincent JAGLIN (France, 2014, 90 min, Chaz Productions)
Enfant, passionné d’Histoire, j’aimais à me déguiser en résistant. Mais on m’apprit un jour qu’en 1944, mes grands oncles Job et Pierre, fervents nationalistes bretons, s’étaient au nom de Dieu et de la Bretagne battus contre la Résistance au sein de la Formation Perrot, milice sous uniforme SS. Après plusieurs années de recherche, je pars sur les traces de mes aïeux collaborateurs, de Bretagne jusqu’en Allemagne et en Irlande. A travers ce road-movie d’investigation circulant de la petite à la grande Histoire, et l’improbable périple de Job et Pierre à travers l’Europe des années 40/50, ce film veut, au-delà de cette histoire familiale, comprendre les raisons de l’engagement de ces hommes, alors âgés d’à peine 20 ans, et éclairer un pan méconnu de l’histoire du mouvement nationaliste breton. Vincent JAGLIN

Vendredi 10 octobre à 19h* –Auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire / Samedi 11 octobre à 18h – Amphi 2 – IUT site de la Chocolaterie

*Présenté par le réalisateur Vincent JAGLIN et la présidente du jury, Raphaëlle BRANCHE


LES TROIS MENTIONS

Sarajevo, des enfants dans la guerre

De Virginie LINHART (France, 2014, 52 min, Cinétévé, France 3)
En avril 1992, dans Sarajevo assiégée, une centaine d’enfants, victimes civiles grièvement blessées, sont évacués en France par Médecins sans frontières. Leur exfiltration a été filmée par le cinéaste Romain Goupil. A partir de ces rushs inédits, ce document s’interroge sur le destin des enfants. Que sont-ils devenus ? Soignés, ils ont passé plusieurs années au cours desquelles ils ont enregistré des messages à l’attention de leurs familles prisonnières du siège de Sarajevo. Vingt ans plus tard, ils regardent ces images oubliées et se souviennent de leur histoire.
Vendredi 10 octobre à 21h15* –Auditorium de la Bibliothèque Abbé Grégoire / Samedi 11 octobre à 17h30 – Amphi 1 IUT site de la Chocolaterie

Présenté par la réalisatrice Virginie LINHART (sous réserve)


Les Garçons de Rollin

De Claude VENTURA (France, 2014, 85 min, Flach film production, France 3)
« Ils sont là sur les photos de classe, ils me regardent… les garçons de Rollin… Rollin, le lycée à 200 mètres de chez moi… ». Claude Ventura part sur les traces des fantômes qui hantent encore le lycée Rollin, un lycée parisien au pied du Sacré-Cœur, un lycée sous l’Occupation… 
Les garçons de Rollin… de très jeunes gens, presque des enfants, certains déjà résistants et héroïques devant les tribunaux et les pelotons d’exécution. Et d’autres qui ont pris d’autres chemins, ceux de la collaboration, de la milice ou même de la Waffen-SS. Et puis les élèves et les professeurs juifs, victimes de la répression orchestrée par Vichy, des rafles et des déportations. C’est le portrait d’une génération qui se dessine entre les lignes laissées vides des carnets adolescents, le regard de ces jeunes gens sur les photos de classe… ou sur les photos anthropométriques en noir et blanc retrouvées à la Préfecture de Police…

Samedi 11 octobre à 18h30 – Amphi 1, IUT site de la Chocolaterie


LE PRIX DU PROJET DOCUMENTAIRE

Le Nom des fleurs - avant première

Sylvain BRUNIER et Chloé PONS (France, 2014, 49 min, Prix du Projet documentaire des RVH 2012)

Militante de la Jeunesse Agricole Catholique, formatrice dans une Maison Familiale Rurale, puis salariée de la Chambre d’agriculture de la Savoie à partir de 1960, Christiane a mis toute son énergie dans la modernisation du monde paysan dans lequel elle avait grandi. Et plus précisément, elle s’est attachée à ce que les femmes trouvent leur place dans les exploitations agricoles en voie de modernisation, par des actions de vulgarisation féminine, qu’elle conduisait avec de petits groupes de femmes aux quatre coins du département…

Samedi 11 à 19h30 – Grand amphi Ecole du Paysage / Mardi 14 à 18h – Auditorium de la BAG G


DES COMMUNICATIONS / DEBATS

Tomorrow Tripoli -The revolution of the rats

Par Florent MARCIE, photographe et cinéaste

Florent Marcie a couvert, notamment pour l’AFP, les événements de Libye en 2011 et 2012, au plus près de rebelles qui s’étaient soulevé contre Khadafi. La relation de confiance qu’il a tissée avec eux lui a permis de filmer leur vie quotidienne, leurs combats, leurs espoirs et leurs désillusions…Il en a fait un film long de près de 4 heures, qui a été montré à Sarajevo en juin dernier en présence de ces combattants. Il présentera à Blois un extrait de ce film d’une trentaine de minutes et reviendra sur ces phénomènes de rébellions qui caractérisent actuellement le chaos libyen et plus largement moyen oriental.

Vendredi 10 de 15h à 16h30 – Café Fluxus, Fondation du Doute G


Lin Zhao et Hu Jie, l’intellectuelle et le cinéaste : deux rebelles chinois

Par Anne KERLAN, chercheuse à l’IHTP-CNRS, spécialiste d’histoire visuelle chinoise

Lin Zhao fut jeune intellectuelle communiste qui s’est rebellée contre le pouvoir maoïste durant le Grand Bond en avant. Emprisonnée avant son exécution en 1966, elle a laissé des poèmes et des lettres pour dénoncer la dérive totalitaire du régime chinois. Hu Jié a raconté son histoire dans un documentaire des années 2000, In the search of Lin Zhao’soul. Très vite ce film, qui a circulé sur le net et a créé une onde de choc en Chine. A partir de la projection de certains extraits de ce film, une analyse du statut d’icône de la contestation acquis par cette jeune femme

Vendredi 10 à 18h45– Cinéma Les Lobis G



Guy Hennebelle, un critique engagé avec les cinémas du Tiers-monde 

Par Sébastien LAYERLE, maître de conférences en histoire du cinéma (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, IRCAV), et Monique MARTINEAU-HENNEBELLE, directrice de publication de CinémAction,

Tiers-mondiste engagé, le journaliste de cinéma Guy Hennebelle (1941-2003) collabore dès 1963 à plusieurs journaux algériens, notamment à El Moudjahid, sous le nom de Halim Chergui. Ses articles accompagnent la découverte des jeunes cinématographies du tiers-monde et témoignent de la construction d’une réflexion critique en phase avec les soubresauts de son temps.

Vendredi 10 de 15h à 16h- Grand amphi de l’Ecole du Paysage G

Débat suivi du film Le Festival panafricain d’Alger de William KLEIN de 16h à 17h45


Les fusillés de 14-18 dans la mémoire cinématographique et audiovisuelle

Par Clément PUGET, maître de conférences en études cinématographiques Université de Bordeaux Montaigne

Effective depuis les années 1950, la représentation sur petit et grand écran des soldats fusillés est relativement fréquente mais diverse. Dans quelle mesure ces récits filmiques ont construit des personnages de victimes, héros, de martyrs, de lâches ou de« rebelles », et en quoi ces œuvres participent-elles de l’évolution historiographique du sujet ?

Samedi 11 de 9h15 à 10h30 – Grand amphi, Ecole du Paysage G


Michèle Firk (1937-1968), portrait d’une rebelle

Par Olivier HADOUCHI, historien du cinéma, Sébastien LAYERLE, maître de conférences (Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, IRCAV), Caroline MOINE, maîtresse de conférences (Université de Versailles St Quentin-en-Yvelines, CHCSC) et Rosa OLMOS, responsable du service audiovisuel de la BDIC.

Critique de cinéma, journaliste, Michèle Firk milite contre la guerre d’Algérie, séjourne à Cuba et s’engage dans la guérilla au Guatemala où elle trouve la mort. Historiens et archivistes interrogent, à travers son parcours et ses écrits, les luttes révolutionnaires des années 1950 et 1960.

Samedi 11 de 10h à 11h30, café Fluxus, Fondation du Doute G


Les Journées révolutionnaires à l’écran

Par Antoine de BAECQUE, historien et critique, professeur d’histoire du cinéma à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm

Texte court : Bien des films ont su capter, mettre en scène, transcrire en une forme cinématographique de l’histoire ces temps de rupture que furent les journées révolutionnaires de 1789 ou 1792. Sans doute affaire de rythme, de tempo, de mouvement, de foule. Griffith, Gance, Capellani, Renoir, Mann, ou plus récemment, Wajda et Jacquot, serviront de guides dans cette traversée de l’épique révolutionnaire.

Dimanche de 9h30 à 10h45 – salle capitulaire, Conseil général G

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